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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
11.05.2008
Avec : Rufus Sewell, Jennifer Connelly, William Hurt
RESUME
Se réveillant sans aucun souvenir dans une chambre d'hôtel impersonnelle, John Murdoch découvre bientôt qu'il est recherché pour une série de meurtres sadiques. Traqué par l'inspecteur Bumstead, il cherche à retrouver la mémoire et ainsi comprendre qui il est. Il s'enfonce dans un labyrinthe mystérieux où il croise des créatures douées de pouvoirs effrayants. Grâce au docteur Schreber, Murdoch réussit à se remémorer certains détails de son passé trouble.
AVIS
Après le célèbre The Crow et avant le non moins connu I, Robot, le méconnu Alex Proyas, pro de la science-fiction, réalise l'excellent Dark City. Lorgnant un peu du côté de l'univers de Blade Runner de Ridley Scott, Dark City reste une perle, pas trop connue malheureusement, à découvrir. Dans un univers noir, le film mélange science-fiction et fantastique. Il insert un élement fantastique (intrusion d'un élement surnaturel dans un monde réaliste), dans un contexte de science-fiction (hypothèse de futur). Mais le film est d'autant plus difficile à classer qu'il donne part à une réflexion très intéressante, qui peut rendre paranoïaque, et à un côté dramatique, le tout accompagné de scènes de suspense ou d'action.
Sur le fond, ce film est donc très bon : action et suspense servent une intrigue bien ficelée qui mène à une réflexion intéressante. Au final, on resort du film bouche bée. Mais Dark City est également excellent sur la forme : réalisé en 1998, les effets spéciaux sont très bons, avec une ville rappelant, comme dit précedemment, Blade Runner ou encore Sin City, et tout ce qui est "pouvoirs", "télékinesie", passe très bien, contrairement à certains films. Mais comme rien n'est toujours parfait, on peut le trouver un peu inégal : le milieu du film est le plus prenant, alors que le début ou la fin (à partir du moment où tout s'éclaire) sont peut-être moins passionnants.
Enfin, côté casting, Rufus Sewell, acteur anglais pas très connu mais pourtant plutôt bon, la magnifique Jennifer Connely (Deborah jeune dans Il était une fois en Amérique), ou encore William Hurt (A history of violence). Des têtes pas forcément très connues, mais cela ne fait qu'améliorer le film.
EN BREF, un film assez récent où les effets spéciaux sont nombreux, les scènes d'action aussi, mais qui arrive quand même à nous passionner et nous émouvoir, grâce à des personnages très recherchés et une intrigue en béton. Certains réalisateurs qui pondent des suites de scènes bourrées d'images de synthèse sans queue ni tête devraient en prendre de la graine.
Avec : Colin Farrell, Forest Whitaker, Katie Holmes
RESUME
Stu Shepard, un attaché de presse, passe devant une cabine publique. Le téléphone sonne, Stu répond à l'appel. Une voix qu'il ne connaît pas l'informe qu'il est mort s'il raccroche le combiné. Le point lumineux d'un rayon infrarouge sur son torse prouve que le mystérieux interlocuteur ne bluffe pas...
Un terrible incident ayant éclaté à quelques mètres de la cabine, la police arrive sur les lieux, flanquée de tireurs d'élite. Tous pensent que Stu, et non son invisible interlocuteur téléphonique, en est l'auteur. L'officier responsable, le capitaine Ramey, tente de convaincre Stu de sortir de la cabine...
AVIS
Il y a bien longtemps, le "maître es suspense" Alfred Hitchcock déclara qu'il 'ferai bien un film entièrement dans une cabine téléphonique'. Des années plus tard, Joel Schumacher 'hérite' du concept et réalise Phone Game. Pour Cary Grant ou James Stewart, il faudra se contenter de Colin Farrell, dont le jeu reste plutôt bon et assez conventionnel. Mais c'est normal, puisque cet adjectif (conventionnel) peut aussi qualifier le film. En effet, Joel Schumacher est un étrange réalisateur : à 60 ans et quelque, il a réalisé le pire (Batman et Robin) comme le meilleur (Chute libre), ainsi que pas mal de films moyens (Bad Company, Numéro 23). Autant dire que Phone Game n'atteint pas la transcendance, à cause d'un schéma classique dans le genre et de clichés, comme le psychopathe intelligent qui calcule tout et qui donne des leçons (très à la mode (Saw...)) et un twist final prévisible et gros comme un building. Dommage, même s'il reste un thriller qui se regarde, un bon moment aux péripéties prenantes et au suspense en crescendo.
EN BREF, s'il n'est pas un chef d'oeuvre et qu'il a un air de déjà-vu, il reste très sympa à regarder.
Avec : Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier
RESUME
Lorsque Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s'intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison... Et le pétrole.
AVIS
Sorti en février 2008 en France (mais encore diffusé dans quelques patelins ;) There will be blood gagne l'Oscar du meilleur Acteur. En effet, Daniel Day-Lewis se transforme à nouveau et semble une fois de plus "être" son personnage totalement, et ce malgré quelques cabotinages. Réalisé par Paul Thomas Anderson, le film est une oeuvre sur une vie, un personnage, Daniel Plainview qui oublie de profiter de la vie pour ne s'intéresser qu'à l'or noir. Un homme très riche mais qui n'a rien, ni femme, ni enfant (puisqu'il a adopté celui d'un ami mort), ni amis. Le film me rappelle un peu les thèmes de Scorsese : succès puis déchéance, folie, religion et violence (la scène du bowling ou celles des puits de pétrole). Mais le film a son ton bien à lui, mélange de grandeur et de finesse, et ne rentre dans aucun schéma classique. Si bien qu'on peut également rester un peu sur sa faim au dénouement. La musique est inhabituelle et prenante, à l'image du film : les ellipses et changements d'époque sont imprévisibles, tout comme l'arrivée du générique de fin.
EN BREF, un film prenant et fort à sa vision, mais dont on peut ressortir sur sa faim et indécis.
Avec : Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam
Interdit aux - 12 ans
RESUME
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !
AVIS
Réalisateur de La secte sans nom, Fragile et Darkness (qui m'avait plutôt déçu), Jaume Balaguero s'associe au jeune Paco Plaza pour réaliser [Rec], leur nouveau film d'horreur. Jouant sur la mode du "film-réalité" ou faux documentaire, inventée avec Cannibal Holocaust et relancée par Le projet Blair Witch, le film est sortit le 23 avril dernier sur nos écrans. Parlons très vite des acteurs - puisque ce n'est pas non-plus le principal attrait des films d'horreur ! Celui-ci nous offre une galerie de personnages assez amusants et attachants (le couple de petits vieux, le dandy...), mais qui ne bénéficient pas d'un très bon doublage français.
Bref, on se retrouve enfermé avec eux, puisque c'est un quasi huis-clot, pendant 1h30. Le premier quart d'heure nous présente l'héroïne, une reporter, et son caméraman, qui font un reportage sur les pompiers. Ils sont appelés dans la nuit pour aller dans un immeuble où une grand-mère hystérique est sur mode enragée. Et c'est le début d'un bon moment d'angoisse. En tout cas, vu au cinéma, c'est très très réussit. En prenant un thème assez classique, mais en le présentant dans un nouveau schéma, les réalisateurs tantôt nous font sursauter, tantôt nous clouent au siège. Un régal.
EN BREF, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant flipper. Attention, ça peut même donner des crampes! Le but du film est atteint, et les amateurs d'angoisses en auront pour leur argent. Ne vous renseignez pas trop, l'élement de surprise y est pour beaucoup.
MA NOTE (en tant que film tout court) : 8/10 MA NOTE (au flippomètre) : 10/10
Avec : Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck
RESUME
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
AVIS
Voilà un film que je voulais voir depuis longtemps, bien avant les pubs dans les médias (qui rebutent plus qu'autre chose). En effet, Deux jours à tuer marque la confrontation de deux univers qui me plaisent : celui d'Albert Dupontel, marrant, fou, ironique, parfois flippant et sale ("Le Sale Dvd") et celui de Jean Becker, qui nous rappellent les sentiments les plus simples, les plus beaux. Des films profonds et nostalgiques. Les enfants du Marais est sûrement son plus grand film, suivi par L'été meurtrier. Mixte des deux (on retrouve à la fois le secret et la nature, les plaisirs oubliés), Deux jours à tuer peut se hisser à la troisième place.
Le film à tout de même un ou deux défauts. Tout d'abord la mise en scène. Jean Becker n'est pas fan d'effets et adopte toujours un style réaliste. Mais là, et surtout dans la première partie, les cadrages restent parfois trop basiques. Deuxièmement, l'intrigue est peut-être prévisible ou devinable. Mais ce n'était pas le cas pour mes voisins, alors... Dans tout les cas, l'émotion est grande, au-delà de l'image et la fin nous laisse sans voix.
EN BREF, encore un film de Jean Becker riche en profondeur et émotions. Si vous avez 1h25 à tuer, allez le voir.
Avec : Leonardo Di Caprio, Matt Damon, Jack Nicholson
RESUME
À Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise. Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec « un bleu » issu des bas quartiers, Billy Costigan. Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des enquêtes spéciales, chargée d'éliminer Costello. Agent double, Colin informe Costello des opérations qui se trament contre lui. Risquant à tout moment d'être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité. Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp réalise qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau.
AVIS
Après son film historique et son biopic, Martin Scorsese réitère en 2006 une expérience déjà réalisée en 1991 avec Les Nerfs à Vif : réaliser un film à genre précis, un film à intrigue (à l'opposé de Taxi Driver, Raging Bull, Casino... difficiles à classer). Et comme pour Les Nerfs à Vif, il s'agit d'un remake. Dans le cas de ce dernier, le film original était un film à suspense classique des années 60 ; ici, dans le cas des Infiltrés, il s'agit du remake d'un film très récent, Infernal Affairs, un film hongkongais. Il s'agit de la plus grosse erreur du film. En effet, reprendre un film déjà bon et l'américaniser a forcement déplu à beaucoup, et ceux qui l'avaient déjà vu ont moins apprécié le spectacle. Mais cela ne fait que remettre en question le concept du remake, plus que le film en lui même. N'ayant pas vu la saga originale, j'avais trouvé ce film, à sa sortie en salles, jubilatoire. Avec du recul et de nouvelles visions, il pêche d'un manque de profondeur - un peu comme si Scorsese ne s'était pas assez imprégné. A part les deux protagonistes principaux, les autres personnages manquent de profondeur et leur personalité sont trop vite effleurées. Le cas le plus notoire étant celui de Costello, joué par Nicholson. Avec un acteur de cette envergure qui a un rôle si secondaire, le film devient bancal.
On peut donc constater que les défauts des Infiltrés sont des questions de fond (remake d'un film récent déjà très bon si ce n'est mieux ; personnage secondaire pour un Jack Nicholson au mieux de sa forme). Alors le film se rattrape sur la forme : la mise en scène et les acteurs. Premier point, le film est un grand moment de plaisir à voir la première fois : le suspense est très bien mené, l'intrigue nous prend complètement et on a le droit à des moments chocs, notamment la fin, exagérée mais jubilatoire. Pour l'un de ses films les moins "personnels", ou disons l'un des plus grand publique, Scorsese offre une fois de plus et comme toujours une mise en scène parfaite, rythmée, superbe et recherchée. D'ailleurs, à ce point de notre étude "Scorsesienne", on peut dire que chacun des films de sa filmographie est forcément une réussite sur ce point.
L'autre bon point, le casting. Di Caprio est de plus en plus sobre et subtile dans son jeu. Matt Damon est également très bon, un jeu plus que correct. L'alchimie de ce duo/duel fonctionne très bien dans le film. Vient ensuite Jack Nicholson, qui pose problème. Pour ce rôle de parrain, De Niro étant pris, Scorsese engage celui avec qui il voulait tourner de puis longtemps, Jack Nicholson donc. Malheureusement, son personnage est autant secondaire que ceux de Dignam ou Queenan, alors qu'il joue le grand jeu. Il est toujours aussi géant, mais l'erreur est dans le choix du casting. Ils auraient sûrement mieux fait de prendre une moins grande pointure. Restons dans les seconds rôles pour finir : Mark Wahlberg joue assez bien son rôle de grande-gueule qui cache bien son jeu ; à ses côtés, l'excellent Martin Sheen, dans le personnage assez attachant (l'un des seuls avec Di Caprio) du patron ; petit rôle également pour Alec Baldwin, de nouveau chez Scorsese après Aviator. Enfin, l'unique rôle féminin est tenu par Vera Farmiga, une actrice encore peu connue mais plutôt bien.
EN BREF, si Scorsese quitte le genre historique et retrouve les gangsters, Les Infiltrés est tout de même moins personnel et plus un thriller normal. Mais quel thriller ! Lors de la première vision, à l'abris de tout spoiler, le suspense et les rebondissements marchent à fond. Malheureusement, les secondes visions seront bien moins passionnantes, effet qu'on ne retrouve pas dans ses chefs d'oeuvres.
Avec : Leonardo Di Caprio, Cate Blanchett, John C.Reilly
RESUME
Evocation de près de vingt ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. Cet excentrique et flamboyant aventurier devint un leader de l'industrie aéronautique en même temps qu'une figure mythique, auréolée de glamour et de mystère.
AVIS
Avec Gangs of New York, Aviator et Les Infiltrés, c'est un nouveau Scorsese qui renaît récemment, un nouveau duo également, avec Di Caprio, que certains comparent par conséquent avec De Niro. D'autres trouvent ses derniers films moins personnels. Etonnant, puisque Scorsese ne s'est jamais donné dans un genre particulier et s'est souvent renouvelé. Aviator ressemble un peu, sur le fond, mais moins sur la forme, à Raging Bull, deux biographies de personnages à qui le succès échappe à cause de leur personnalité. Les Infiltrés à ses similitudes avec Les Affranchis, et pas que par le titre. Et enfin Gangs of New York n'est pas le seul film historique du réalisateur. Bref, tout ça pour dire que le talent de Martin Scorsese n'a pas disparu avec le XXI° siècle (la question se pose plus sérieusement avec Brian De Palma malheureusement).
Aviator est donc une réussite, surtout après Gangs of New York qui a pu décevoir un peu par ses longueurs notamment. Scorsese réengage Leonard Di Caprio qui s'est amélioré depuis le précedent. Il joue ici, avec plus de talent et de subtilité, un personnage torturé et maniaque. Le reste du casting est également satisfaisant, surtout Cate Blanchett géniale en Katharine Hepburn superbe et attachante. Petites apparitions de John C.Reilly et Alec Baldwin qu'on reverra dans Les Infiltrés, de Jude Law et de Willem Dafoe (Jésus dans La dernière tentation du Christ !)
La réalisation est toujours superbe, rythmée, vive et colorée. Un grand nombre de "trouvailles" de mise en scène, nottament dans les scènes de délires maniaques. Et, par le sujet - biographie d'un cinéaste - une intéressante mise en abîme du 7° art. Les scènes d'aviation sont du grand spectacle très réussi, à couper le souffle, mais heureusement utilisées avec parcimonie, pour mieux s'intéresser au personnage.
EN BREF, à 62 ans, Scorsese réalise encore un très bon film, réussi, puissant et qui sera peut-être, avec du recul, un de ses incontournables.
Avec : Leonardo Di Caprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz
Interdit aux - 12 ans
RESUME
En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d'une guerre des gangs entre émigrants irlandais d'un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l'autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la "grosse pomme". Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s'allie avec Boss Tweed, un politicien influent.
Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l'indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses...
AVIS
En réalisant Gangs of New York, Martin Scorsese concrétise enfin l'adaptation d'un roman qu'il desirait mettre en scène depuis 1970. Le film marque sa première collaboration avec Leonardo Di Caprio, avec qui il travaille depuis, à tel point qu'on le compare souvent à De Niro. L'acteur livre ici une très bonne prestation. A ses côtés, la très belle Cameron Diaz, également très bien, et surtout l'excellent Daniel Day-Lewis ! A 1000 lieues de son rôle dans Le temps de l'innocence, il joue Bill 'le Boucher' avec génie, méconnaissable. Sans oublier les seconds rôles de Brendan Gleeson ou Jim Broadbent (et la petite apparition de Scorsese une fois de plus).
Mais Gangs of New York peut décevoir les habitués de Scorsese. En effet, le film est moins profond et intimiste qu'à son habitude, et on peut lui reprocher d'être parfois dans le grand spectacle hollywoodien et dans les clichés. De plus, le film souffre de grosses longueurs. Mais s'il n'est pas le meilleur de la filmographie de Scorsese, il se place bien au-dessus de nombreuses productions actuelles. Rassurez-vous, la mise en scène est toujours aussi parfaite et on a le droit à de grands moments de tension.
EN BREF, avec du recul, c'est l'un des moins personnels de Scorsese. Mais malgré ses longeurs, le film réussit à nous plonger dans l'histoire et la mise en scène est parfaite.
Avec : Nicolas Cage, Patricia Arquette, Ving Rhames
RESUME
Trois nuits de la vie d'un ambulancier. Malgré ses efforts pour garder les gens en vie, Frank voit les fantômes de ceux qu'il n'a pas réussi à sauver. Il a tout essayé pour se faire renvoyer, mais ne parvient pas à quitter le travail de lui-même.
AVIS
Entre deux films historiques, Martin Scorsese opère un retour aux sources en réalisation ce drame dans New York. On pourra trouver des parallèles avec Taxi Driver, son premier grand film. Sauf qu'ici le héros n'est pas chauffeur de taxi mais d'ambulance, et qu'il ne veut pas tuer ses passagers mais les sauver. Et comme Taxi Driver, l'ambiance d'A Tombeau Ouvert est très sombre. La quasi-totalité du film se déroule la nuit et beaucoup de scènes mettent mal à l'aise.
Un film boulversant, donc, et qui ne déroge pas à la superbe réalisation de son metteur en scène. Les lumières de New York, comme dans Taxi Driver, se reflètent sur le visage de Frank. Comme dans ce-dernier, Scorsese dépeint les bas-fonds de la société, mais ceux d'aujourd'hui. Franck, par son métier, y assiste impuissant, et nous avec. On s'attache complètement à lui, et c'est pourquoi le film est dûr. Il faut d'ailleurs saluer la prestation excellente de Nicolas Cage, complètement dans le personnage - comme quoi il n'est pas incapable de faire de bons films.
EN BREF, un très beau film, sombre, triste et prenant, et pourtant méconnu.