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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Titre original :Da uomo a uomo (Death rides a horse)
Année : 1967
Genre : Western spaghetti
Réalisation : Giulio Petroni
Avec : Lee Van Cleef, John Phillip Law
RESUME
Un petit enfant, Bill Meceita, voit sa famille se faire tuer par quatres bandits. Devenu adulte, il a soif de vengeance. Il croise sur sa route Ryan, un ancien bagnard, qui poursuit le même but.
AVIS
Après le succès de Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone, Lee Van Cleef (la "brute") sort de l'anonymat et est demandé par de nombreux réalisateurs. Il jouera dans une dizaine de westerns italiens dans les années 70. La mort était au rendez-vous, réalisé en 1967 (un an avant Le bon, la brute et le truand), est un très honnête métrage de Giulo Petroni. Dommage qu'il manque d'un peu d'originalité pour en faire un chef d'oeuvre. Il reste juste un film très sympa à regarder.
Le film se regarde bien, donc, d'abord pour sa mise en scène, pas mauvaise du tout, notamment pour la violence très réaliste ; et on ne s'ennuie pas. Le film semble même avoir grandement inspiré Quentin Tarantino pour ses Kill Bill, puisqu'il reprend le thème de la vengeance mais surtout les flash-back rouges avec gros plan sur les yeux.
Le film brille également par la présence de Lee Van Cleef, évidemment, et d'acteurs familiers du western (comme Mario Brega). Un gros point négatif tout de même pour le personnage principal joué par John Phillip Law, quasiment mono-expressif !
Côté musique, on a le droit aux belles partitions d'Ennio Morricone ! Malheureusement, il arrive qu'elles ne collent pas toujours aux scènes ou qu'il y en ait trop : au début du film, chaque scène est accompagné de musique...
EN BREF, même si le film manque d'originalité, il se laisse regarder avec plaisir. Le film n'est pas très facile à trouver, à part sur ebay peut-être ou chez un oncle collectionneur de westerns (comme moi).
Né le 3 janvier 1929 à Rome
Mort le 30 avril 1989 à Rome
Filmographie
Le colosse de Rhodes (1960)
Pour une poignée (1964) Pour quelques dollars de plus (1965) Le bon, la brute et le truand (1966)
Il était une fois dans l'ouest (1968) Il était une fois la Révolution (1971) Il était une fois en Amérique (1984)
Faire une critique des films de Sergio Leone serait bien trop dur à mon goût. Il y en a tellement à dire et en même temps, pas grand chose. Juste "génial" ou "parfait". De toute façon tout le monde les connaît déjà ! Son oeuvre est à étudier pour tout cinéaste amateur. Difficile aussi d'en élire un "meilleur Sergio Leone". Personnellement, Il était une fois en Amérique est peut-être celui que je préfère. Quoique, Il était une fois dans l'ouest est tout autant formidable. Il était une fois la révolution est moins personnel à l'auteur (il a hérité la réalisation du film au dernier moment). Les trois dollars sont de "simples" western spaghettis, mais du plus haut niveau.
Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable...
AVIS
Bon, les comédies françaises, c'est souvent du déjà-vu. En plus, Dany Boon, il fait Le dîner de cons avec Arthur... Bref, ça m'emballait pas. Mais, rappelle-toi, quand il faisait "L'assistante social" ou "Jean-Pierre". C'était drôle ! Bon ok.
C'est donc pessimiste, malgré les critiques favorables des spectateurs, de la presse, des tontons et des tatas, que je suis allé voir le film... Mais ! Surprise. J'ai plutôt rigolé. Le comédien avait déjà signé un premier assez bon film, La maison du bonheur. Dans Bienvenue chez les ch'tis, on rit souvent de bon coeur. Les situations ne sont pas prévisibles, les blagues ne sont pas trop rabachées. Bon, ça reste une comédie sympa, mais peut-être pas du niveau du Dîner de con. L'ennui, c'est qu'en voulant tuer le cliché du Nord froid, ils en créent un autre, celui de "tous les habitants sont joviaux, joyeux, simples et bons français" (on se croirait au 13 h de Pernault).
Niveau casting, l'excellent Kad Merad est... excellent, je l'ai déjà dit. Dany Boon remonte dans mon estime (cf.plus haut) ; et on a des apparitions très drôles de Galabru, Line Renaud et Patrick Bosso. Le reste du casting n'est pas mauvais.
EN BREF, un très bonne comédie qui se démarquent des autres grâce à un bon humour et à Kad. A voir en famille, c'est sympa. Méritait-il un tel buzz ??
Avec : Clint Eastwood, Morgan Freeman, Gene Hackman
RESUME
Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l'élevage va, à la demande d'un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.
AVIS
Réalisé des années après l'âge d'or du "western-spaghetti" et du western classique américain, Impitoyable est pourtant un chef d'oeuvre du genre du western. Sergio Leone, le premier "employeur" d'Eastwood, voulait créer dans ses westerns des personnages ni tout blanc ni tout noir. Clint Eastwood, devenu réalisateur, va plus loin dans cette idée en créant des personnages touchants et complexes. Le personnage principal est attachant, il a cessé de boire et de tuer, mais la vengeance peut le rendre 'impitoyable'. Le 'méchant', Little Bill joué par Gene Hackman, ne souhaite en réalité qu'empêcher les criminels d'entrer dans sa ville. La fin du film montre bien cette ambiguité. Ici, le bien ne triomphe pas du mal, les deux se cotoient en chacun des personnages. William Munny est-il impitoyable ? Est-il bon ? Eastwood nous dit par le biais de ce film qu'il est en réalité difficile de dire dans la vie qui est "le bon", "la brute" ou "le truand".
Pour Clint, Impitoyable est "un film qui résume au fond ce que le genre représente pour moi". Un bel hommage se cache donc dans ce film. On y retrouvera les décors familiers du western et les fameuses scènes de duels. Mais elles sont parfaitement justifiées entre les différents protagonistes, et bien moins baroques, grandiloquentes, que celles de Sergio Leone. Oui, Clint Eastwood a bien sa patte personnelle. Le film est noir, fort et émouvant, un vrai chef d'oeuvre.
En plus d'un excellent scénario, d'idées fortes et d'une magnifique mise en scène, le film est porté par un casting parfait. Bon, déjà, Clint lui-même... Génial, dans son rôle de tueur retraité, aujourd'hui père sage et veuf. Morgan Freeman est toujours aussi attachant et Gene Hackman est toujours un vrai pourri. Le reste du casting, pour les plus petits rôles, est tout autant excellent (notamment l'acteur brittanique Richard Harris en English Bob).
EN BREF, l'une des plus belles réussites de Clint Eastwood réalisateur.
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin
Titre original :Big Trouble in Little China
Année : 1986
Genre : Fantastique, aventure
Réalisation : John Carpenter
Avec : Kurt Russell, Kim Catrall
RESUME
Les aventures du baroudeur Jack Burton à Chinatown, où règne le terrible sorcier Lo Pan. Celui-ci pense pouvoir retrouver son enveloppe charnelle grâce aux beaux yeux verts de Miao Yin, délicieuse Chinoise fiancée a un ami de Jack...
AVIS
Réalisé par John Carpenter en 1986, entre Starman et Prince des Ténèbres, Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin joue sur la carte de l'autodérision et de l'audace. Le film est à voir comme une parodie de films d'aventures, avec son héros costaux mais complètement inutile et quelques répliques ringardes. Mais ne vous attendez pas à tirer quelque essence de cette oeuvre : c'est bien n'importe quoi. Et oui, saviez-vous que des seigneurs ninjas apparaissait de temps à autre à Little China à Los Angeles, dans des nuages verts ? Que vous pouviez les traverser ? Que Lopan se matérialisait en se mariant à une chinoise aux yeux verts ?! A voir absolument dans l'esprit 'délire', et si possible tard, avec une ou deux pizzas. Mais malgré cela, on peut en tirer la même conclusion qu'Il était une fois en Amérique (oui, je sais, étonnante comparaison) : en effet, on voit pendant quelques instants à la fin du film, notre ami magicien chinois fumer de l'opium dans son coin. Alors tout ceci a-t-il été halluciné ? Ou le message est-il : moi, 'John Carpenter, je fume de l'opium pour écrire des scénarios trop cools' ?
"-Ca te fait pas chaud au coeur? -... Non, froid dans le dos."
"Le vieux Jack Burton dit toujours..."
EN BREF un film assez délirant, absurde, au scénario inutile (mais c'est le but) et surtout étonnant. A croire qu'on a affaire à un détournement. Dommage qu'il manque une ou deux scènes cultes. Mais Big John ne fait rien comme tout le monde.
Carter Chambers et Edward Cole sont deux inconnus que tout oppose : l'un mécanicien, l'autre milliardaire. Ils se retrouvent tout les deux dans la même chambre d'hôpital et apprennent qu'ils ne leur reste plus beaucoup à vivre. Carter parle d'une liste, qu'il avait dressée étudiant, qui énumère tout ce qu'on voudrait faire au moins une fois dans sa vie. Les deux hommes décident de remplir cette liste et de profiter des derniers mois qu'ils leur restent pour réaliser leurs rêves.
AVIS
On peut dire que l'année 2008 commence en beauté, avec la sortie de petits chef-d'oeuvres comme Sweeney Todd, No country for old men, There will be blood, Astérix aux jeux olympiques... Sortit mercredi dernier, Sans plus attendre marque le retour et la rencontre de deux immenses acteurs, Morgan Freeman et Jack Nicholson. Les deux acteurs, qui ne s'étaient encore jamais donné la réplique, livrent un jeu parfait, grandiose. La rencontre est réussie et la magie de ce formidable duo fonctionne parfaitement. Nicholson joue Nicholson, Freeman fait du Morgan Freeman, mais on adore. Les deux géants crèvent l'écran, devant la caméra de Rob Reiner (Quand Harry rencontre Sally, Misery, Stand by me...). Le réalisateur met en scène son film avec sobriété et nous parle subtilement de vie et de mort. Les scènes sur la maladie et la vieilleisse sont dures, celles sur l'amitié et la joie de vivre très sincères. Sans plus attendre est un petit bijou de fraicheur et de beauté, intimiste, joyeux et triste à la fois, mais auquel il manque tout de même un "petit quelque chose". Mais cela donne peut-être son charme au film.
EN BREF, un moment de tendresse, aux idées un peu faciles, peut-être.
Anne-Marie vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Elle est enfin libre d'aimer celui qu'elle voit en cachette depuis deux ans. Mais elle n'a pas prévu que sa famille, pétrie de bons sentiments, a décidé de rester à ses côtés pour la soutenir dans son chagrin. Anne-Marie se retrouve alors encore plus prisonnière que lorsqu'elle était mariée...
AVIS
Oui je sais, c'est une honte. Aller voir Enfin veuve !... Il est vrai que c'est dur de se dire que des oeuvres nées de l'imaginaire de passionnés ne sont diffusées que dans un nombre réduit de salles, tandis que des "films" sans aucun effort de mise en scène fait par des vedettes pullulent sur les écrans français. Mais, cherche-t-on vraiment le chef d'oeuvre en allant voir une comédie ? Non, pas vraiment. Dans mon cas, c'était en vacances, avec mes parents. "On va au ciné, aujourd'hui ?" Ouep ! "Ah, bah, y a pas grand chose. Tant pis, le premier de la liste :Enfin veuve!"
Bon, le film d'Isabelle Mergault à le mérite de ne pas péter plus haut que son cul, il arrive à nous faire rire, grâce à des situations cocasses ou des quiproquos déjà vus 100 fois. On rigole parfois franchement, d'autre fois le rire est forcé.
Les acteurs sont corrects, Michèle Laroque ne m'a pas tapée sur les nerfs, elle était très juste ; Jacques Gamblin, lui, m'a deçu, il en fait trop. Les apparitions de Valérie Mairesse sont par contre vraiment marrantes.
En bref, une comédie française typique : une suite agréable de blagues - mieux vaut aller au théâtre. Le film atteint tout de même son but, faire rire toute la famille ; mais c'est vite oublié.