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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Ne pas réveiller le chat qui dort... C'est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le "clonage" de dinosaures. C'est à partir d'une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d'espèces de dinosaures. Il s'apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thême du monde. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île...
AVIS
Ayant vu ce film une centaine de fois sans jamais m’en lasser, je décide de l’élire meilleur film ‘à grand spectacle’. Reprenant le schéma 'animaux méchants' sur une île à la King Kong ou comme les Dents de la Mer, Steven Spielberg remplace la mer par un parc d’attraction et le requin par des dinosaures. Doté d’effets spéciaux fabuleux, encore parfaits 15 ans après (et préférables aux abus d’image de synthèse qui peuvent gâcher un film), Jurassic Park est d’abord un fort concentré de suspense. Comme le dit Spielberg « la star du film, c’est le T-Rex ». En effet, le T-Rex fait toujours aussi ‘vrai’ et a de quoi en inquiéter plus d’un devant leur écran. Mais les Vélociraptors ne sont pas mal non-plus dans le genre ! On se rappellera toujours la fameuse scène des cuisines.
Basé d’un livre non moins excellent de Michael Crichton, Spielberg retrouve le thème des enfants, avec Tim et Lex, et comme toujours dans ses films qui sont aussi des fables, une morale. Ici, l’homme et sa science ont-ils tous les droits ? C’est peut-être ces messages qui font des films de Spielberg plus que de simples films d’action. Jurassic Park nous présente donc une belle brochette de personnages, le rustique Dr Grant, sa collègue la courageuse Ellie, le cupide Nedry, un John Hammond ambitieux et inconscient… et un mathématicien rock-star, le fameux Ian Malcolm. Tous sont joués brillamment, notamment par les géniaux Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum. Ce dernier a son bon nombre de répliques cultes, il sera d’ailleur le héro du deuxième opus.
Jurassic Park est donc un film au suspense tendu, qui émerveille par sa réussite et sa mise en scène, avec un grand nombre de scènes cultes : l’attaque dans les toilettes par le T-Rex, le verre d’eau, la scènes des cuisines, le bras coupé, le branchiosaure dans les arbres… Le tout accompagné de la musique de John Williams, une de ses meilleures, avec un thème génial qui reste en mémoire, au même titre qu’Indiana Jones, Les dents de la mer, Star Wars ou même Harry Potter.
EN BREF, un film culte, du grand et du bon divertissement. Angoissant avec ça.
Avec : Robin Williams, Dustin Hoffman, Julia Roberts
Film pour enfants
RESUME
Peter Banning alias Peter Pan est devenu un brillant avocat d'affaires qui a tout oublie de ses merveilleuses aventures. Mais le terrible capitaine Crochet, lui, n'a pas oublie. Pour enfin, regler leur compte, il enleve une nuit Jack et Maggie, les enfants de Peter. C'est en compagnie de Tinkerbell que Peter s'envole a nouveau pour le pays de Nulle Part.
AVIS
Hook ou la revanche du Capitaine Crochet, suite de Peter Pan, est l’une des implications les plus importantes de Spielberg dans le genre ‘pour enfants’. En effet, le film est vraiment pour eux, même s’il se laisse très bien regarder par des adultes. L’aventure est vraiment palpitante, pleine d’humour (parfois un peu lourd, quelques scènes trop potaches, mais c’est pour les enfants ne l’oublions pas) ; la mise en scène est excellente, avec un décor improbable, très exagéré, le tout rappelant assez l’univers de Tim Burton.
On a le droit en plus de ça à un casting hors pair, Robin Williams en Peter Pan, toujours aussi génial dans son genre ; Dustin Hoffman, littéralement méconnaissable en Capitaine Crochet. Sa métamorphose et son jeu hilarant valent déjà le film. Il y a également Julia Roberts, tout autant méconnaissable, en fée Clochette et l’excellente Maggie Smith dans un rôle sur-mesure. Les enfants ne sont pas mauvais, à l’exception du personnage de Rufio, le roi des enfants perdus, avec sa crête, assez insupportable. Mais ce détail ne nous fait pas oublier le reste, notamment la très bonne musique de John Williams qui participe à la féerie.
EN BREF, film pour enfants ou pour quiconque prêt à retomber en enfance. Très sympa, les 2h00 passent vite et ceux qui auront encore l’histoire de Peter Pan en tête comprendront mieux quelques subtilités.
Titre original : Indiana Jones and the Last Crusade
Année : 1989
Durée : 2h00
Genre : Aventures
Réalisation : Steven Spielberg
Avec : Harrison Ford, Sean Connery, Denholm Elliott
RESUME
L'archéologue aventurier Indiana Jones se retrouve aux prises avec un maléfique milliardaire. Aux côtés de la cupide Elsa et de son père, il part à la recherche du Graal.
AVIS
Après un premier épisode très sympa, un second un peu moyen et avant un quatrième hypothétiquement génial, Indiana Jones et la Dernière Croisade s’avère être le meilleur. Difficile de concurrencer le premier, me direz-vous. Mais celui-ci souffrait tout de même de quelques lenteurs. Ici, les deux heures passent très bien et l’action est encore plus prenante. De plus, le premier hésitait entre sérieux et second degré. Dans La dernière Croisade, l’humour est plus présent, et le personnage hyper attachant du père d’Indy donne un côté vraiment plus sympa. La relation père fils apporte un vrai quelque chose au film, et on peut espérer que ça fonctionnera autant pour Le royaume du Crâne de Cristal.
Intéressant de voir également un bout de la jeunesse d’Indiana en introduction (avec le regretté River Phoenix, frère de Joaquin).
Donc, le film vaut le coup pour être mieux construit au niveau de l’intrigue, du scénario, que les deux premiers. L’histoire du Saint Graal, passionnante, donne lieu à d’excellentes péripéties (courses poursuites, etc), notamment l’excellente scène finale avec les trois « épreuves » jusqu’à la salle du Saint Graal. Celle de la poursuite en motos ou celle avec Hitler restent également en mémoire. Peut-être la présence de Sean Connery y est-elle pour quelque chose aussi. En effet, il est absolument génial dans son rôle, et les scènes en compagnie d’Harrison Ford fonctionnent à merveille. Ironie du sort, puisque Spielberg s'est lancé dans l'aventure d'Indiana Jones après avoir essuyé un refus pour réaliser un James Bond...
EN BREF, une bonne dose d’humour et de fraicheur pour mieux faire fonctionner les scènes d’action et de suspense. Très sympa à regarder, et au-dessus des deux autres - peut-être a-t-il tout simplement moins vieilli ?
Avec : Whoopi Goldberg, Danny Glover, Rae Dawn Chong
RESUME
L'histoire de deux soeurs, Celie et Nettie, et de leur famille qui a la particularité d'être de couleur noire au cours de la premiere moitie du XXeme siècle dans le sud des Etats-Unis.
AVIS
Premier film plus ‘sérieux’ de Spielberg dans sa carrière, La couleur pourpre est un film plutôt méconnu mais pourtant très beau. Une intrigue prenante et tragique, dont il ressort une ambiance particulière très bien dépeinte. Le film fait découvrir Whoopi Goldberg, absolument formidable dans son rôle, et offre à Danny Glover un rôle bien différent de celui de L’arme fatale.
La réalisation de Spielberg est encore une fois très belle, une image soignée (plans magnifiques de couchés de soleil par exemple, comme souvent chez le réalisateur) et mise en scène recherchée (par exemple le passage d’une scène en Amérique à une autre en Afrique, avec pour transition un son similaire). On notera que la musique du film n’est pas de John Williams, chose rare chez Spielberg. Mais celle de Quincy Jones est toute de même très bonne.
EN BREF, un beau film qui suscite de nombreuses réflexions, en plus d’un casting hors pair (Whoopi Goldberg remarquable) et d’une très belle mise en scène.
Titre original : Indiana Jones and the Temple of Doom
Année : 1984
Durée : 1h58
Genre : Aventures
Réalisation : Steven Spielberg
Avec : Harrison Ford, Kate Capshaw, Jonathan Ke Quan
RESUME
L'achéologue aventurier Indiana Jones est de retour. Il poursuit une terrible secte qui a dérobé un joyau sacré dôté de pouvoirs fabuleux. Une chanteuse de cabaret et un gamin l'aideront a affronter les dangers les plus insensés.
AVIS
Tout comme le premier, Indiana Jones et le Temple Maudit est un bon divertissement, mais imparfait. Mais cette fois, c’est un cran en dessous. La première partie annonce que du bon ; de plus, la seconde partie, sombre, dans un temple ‘maudit’, aurait pu donner lieu à d’excellents moments de suspense. Mais au contraire, elle plombe le film. En effet, le trop-plein de musique, de cris, de scènes d’actions qui se répètent, nous asphyxient littéralement. Le clou est la scène du train de la mine, à n’en plus finir.
Tout comme le premier, cette aventure est tout de même prenante et regardable, les personnages, dont Indy, apportent une bonne touche de légèreté et d’humour, mais ce n’est toujours pas parfait. Trop d’action tue l’action, surtout avec une surdose de musique (désolé pour John Williams, dont les compositions sont toujours parfaites, mais ici surexploitées) et de cris de la part de Kate Capshaw, future Mrs Spielberg.
EN BREF, encore une fois, très honnête divertissement (malgré le côté sombre et même un peu gore), bien mise en scène, mais redondant vers la fin.
Avec : Dee Wallace-Stone, Drew Barrymore, Henry Thomas
RESUME
Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d'exploration botanique, sortent de l'engin, mais un des leurs s'aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C'est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue.
Elliot, un garçon de dix ans, le découvre et lui construit un abri dans son armoire. Rapprochés par un échange télépathique, les deux êtres ne tardent pas à devenir amis. Aidé par sa soeur Gertie et son frère aîné Michael, Elliot va alors tenter de garder la présence d'E.T. secrète.
AVIS
En 1982, Steven Spielberg, qui vient de finir L’arche Perdue, nous offre E.T. l’exraterrestre, magnifique film sur l’amitié, la tolérance, la mort… Bref, un film pour enfants avec un très beau message, mais également pour les adultes. Je l’avais personnellement complètement oublié et revu récemment. Comment retenir ses larmes ? Spielberg nous attache complètement à cette créature pourtant rebutante au premier abord.
Aidé par un casting d’enfants géniaux, très bien dirigés (Elliott joué parfaitement par Henry Thomas, ou encore Drew Barrymore incroyablement juste dans son premier rôle), le réalisateur nous fait passer par toutes les émotions possibles et nous livre des scènes cultes, magnifiées par la musique mémorable de John Williams. Comment décrire cette merveille, cette poésie et toutes ces émotions ? A revoir, en oubliant que c’est un film ‘pour enfant’.
EN BREF, on retombe très vite en enfance devant cette fable merveilleuse, qui nous fait traverser par toutes les émotions, rire, compassion, tendresse, suspense et on finit par pleurer sérieusement.
1936. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq.
Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d'archéologie, il est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood, désormais tenancière d'un bar au Tibet.
Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l'Arche d'Alliance, celle-là même où Moïse conserva les Dix Commandements. Une pièce historique aux pouvoir inimaginables dont Hitler cherche à s'emparer...
AVIS
Il y a du très bon et un peu de mauvais dans Les Aventuriers de l’Arche Perdue. D’abord, son statut de film culte, auquel je n’ai pas réussi à l’élever. En effet, j’ai beaucoup de mal à m’attacher au film, même après plusieurs visionnages. Même si une bonne moitié des scènes du films sont passionnantes ou prenantes durant le film, celui-ci s’avère un peu décevant.
Malgré tout, le film reste très regardable. Une mise en scène impeccable, ainsi qu’une première scène excellente. Le reste passionne plus ou moins, avec quelques moments forts. La musique de John Williams est superbe et culte une fois de plus. Enfin, les acteurs sont plutôt bons, dans des rôles parfois caricaturaux (mais c’est le but), Harrison Ford en tête.
EN BREF, un très bon divertissement, prenant lors de la première vision. Mais le tout souffre de quelques longueurs. Toutefois, la réalisation maîtrisée et la musique géniale de John Williams valent leur pesant d'or.
En 1941, alors que les Américains décident d'entrer en guerre, un sous-marin japonais fait surface au large de Los Angeles. Face à cette menace, les habitants de Hollywood tentent vainement d'organiser la résistance...
AVIS
Réalisé après Rencontres du 3° type, 1941 est l’unique comédie de ce genre dans la filmographie de Steven Spielberg. En effet, ce film est extrêmement délirant, surtout avec un tel casting. Essayez d’imaginer un film de Spielberg dans le genre La cité de la peur, vous vous approcherez de 1941. Mais que dire sur ce film ? Si la première heure est vraiment bonne, avec des supers gags et beaucoup d’absurdité (l’auto parodie des Dents de la Mer par exemple), la deuxième est vraiment de trop ! Le film devient malheureusement très lassant, et les blagues ne sont plus que des cris hystériques et explosions. L’humour complètement délirant de la première partie finit par devenir assez gamin, ennuyant et même gavant. Dommage, et la musique tonitruante de John Williams n’arrange rien malheureusement.
EN BREF, un gros délire, mais peut-être un peu trop gros et donc fatiguant au final.
Avec : Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss
RESUME
A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont mis en émoi par la découverte sur le littoral du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d'un requin. Il décide alors d'interdire l'accès des plages mais se heurte à l'hostilité du maire uniquement intéressé par l'afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs...
AVIS
Après l’échec de Sugarland Express, la réalisation des Dents de la Mer en 1975 est le tremplin de la carrière de Steven Spielberg : le film est un grand succès critique et commercial, il gagne 3 oscars et lance la mode des blockbusters. Une belle récompense pour un tournage difficile ; de plus, l’impact du film est toujours préservé 30 ans plus tard. L’angoisse est toujours présente et ce grâce à une mise en scène savante. Le cadrage est soigné et le film est nettement mis en avant par les trouvailles techniques de Spielberg, autant au niveau des effets spéciaux que du cadrage pur et simple. Les scènes de psychose sur la plage sont des morceaux d’anthologie, en particulier celle du matelas pneumatique, suivit par un transtrav (mouvement inventé par Hitchcock, qu’il utilise pour donner le vertige dans Sueurs Froides, combinant travelling avant et zoom arrière) sur Brody paniqué. Une scène qui fait dresser les cheveux sur la tête. Mais on peut également en citer énormément (la première attaque, la fausse alerte ou l’étang et encore d’autres sur le bateau dans la dernière partie). Tout en réalisant un film à grand spectacle et effets spéciaux, Spielberg use des cordes de la mise en scène pure et offre une réalisation soignée et réussie, alors qu’on a tendance à le voir comme un businessman uniquement.
De plus, il arrive à rendre attachant ses personnages, joués uniquement par des acteurs encore peu connus, ce qui rend le spectateur d’autant plus inquiet de leur sort. Pour commencer, la famille Brody. Roy Scheider est tout bonnement excellent et Lorraine Gary également, dans le rôle de Madame Brody. On nous dépeint une vie de famille idyllique, dont on redoute qu’elle soit brisée par une attaque du requin (scène de l’estuaire). Le trio final, dans la seconde partie très différente, marche du tonnerre. Un scientifique intello face à un vieux marin qui préfère les bonnes vieilles méthodes, le tout donne du charabia pour un chef de police qui déteste la mer. Alors que les premières attaques donnent la mort à des inconnus, la seconde partie expose nos personnages préférés au danger, impossible de savoir qui survivra à ce requin terrifiant. N’oublions pas de préciser que le suspense est nettement augmenté par l’incroyable partition de John Williams. Une musique des plus angoissante, qui colle parfaitement au film. Un chef d’œuvre de bande originale qui remportera l’Oscar de la meilleure musique.
EN BREF, des personnages attachants et une ambiance particulière et prenante, des scènes de panique grandioses et prenantes… A la fois du grand spectacle, comme souvent chez Spielberg, et un grand moment de suspense. Dommage que le film ait véhiculé une fausse image du requin et une phobie de la mer.