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La dernière tentation du Christ

Posté le 23.04.2008 par myplanity
La dernière tentation du Christ

Titre original : The last tempation of Christ

Année : 1988

Durée : 2h40

Genre : Drame, Historique

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Willem Dafoe, Harvey Keitel

RESUME

L'évocation de la vie de Jésus Christ, écartelé entre son humanité et sa divinité.

AVIS

Après La couleur de l'argent s'attaque à un sujet plus polémique en adaptant un livre des années 50, La dernière tentation, écrit par un écrivain grec, Nikos Kazantzakis. Le roman est une réflexion sur la vie de Jésus Christ, une extrapolation sur les textes sacrés. L'auteur invente des pensées au Christ, des hésitations et un désir de devenir un humain comme un autre. Pourtant, le film de Scorsese fit bien plus de bruit et fut plus controversé à sa sortie que le roman. Malgré le message au début du film, qui précise que tout n'est que fiction, des groupes catholiques brûlèrent des cinémas (en France, les incendies des cinémas firent une quinzaine de blessés et un mort). La dernière tentation du Christ n'est pourtant pas une oeuvre très provocatrice. Elle ne fait que transformer le Christ en humain, qui doute de lui-même, de sa superiorité et qui désire abandonner son destin pour redevenir un humain comme un autre. Toute l'énigme tient dans paroles prononcées par Jésus sur la croix : "Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" suivie de "Tout est accompli". Une demi-heure se déroule entre ces deux phrases. Cette dernière partie du film, surprenante, qui mène le spectateur en bateau, amène à un final excellentissime qui nous laisse scotché.



Nul besoin pour apprécier le film d'être croyant, catholique ou autre - parole d'athé ! Le film arrive à nous passionner, il souffre de très peu de longueurs. La mise en scène est, comme d'habitude chez Scorsese, maîtrisée, élaborée, fascinante, bref parfaite. Les images et surtout la musique étrange de Peter Gabriel nous envoûtent. On retrouve les obsessions du réalisateur (jeune, il était d'abord déstiné à des études religieuses) comme l'auto punition et la souffrance du corps (à l'image du rasoir de The Big Shave et Gangs of New York). On retrouve aussi le schéma des Affranchis, de Casino, de Raging Bull, voir des Nerfs à Vif, c'est-à-dire le retour à la case départ : dans le premier, Henry entre dans le milieu de la mafia, encore adolescent, et finit, devenu adulte, par devenir un "quelconque minable". Dans le second, Ace est contacté par la mafia pour gérer le casino Tangiers et doit se retirer, tandis que "Las Vegas se transforme en Disneyland". Dans Raging Bull, Jake monte au sommet avant la déchéance. Dernier exemple, Max Cady commence en prison et finit noyé. Dans La dernière tentation du Christ, Jésus doit lui aussi affronter un destin hors du commun.



Le film étant raconté 'à la première personne', l'interprète de Jésus se devait d'être exceptionnel. Le rôle revient à Willem Dafoe (le sergent Elias de Platoon, le bouffon vert de Spiderman). L'acteur, complètement dans la peau du personnage, est impressionnant. Il "est" Jésus ! A défaut d'avoir De Niro au casting, Martin Scorsese fait appel à son vieil ami Harvey Keitel dans le rôle de Judas. Un Judas réhabilité, bien moins traitre qu'on ne le croit. On notera les appartions de David Bowie, acteur quand il ne chante pas, en Ponce Pilate et d'Irvin Kershner (réalisateur de L'empire contre-attaque) en Zébédée.



EN BREF, un film à voir, peu importe ses croyances, tant pour Willem Dafoe et pour la profondeur du personnage, que pour la mise en scène excellente et envoûtante.

MA NOTE : 9,5/10



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La couleur de l'argent

Posté le 22.04.2008 par myplanity
La couleur de l'argent

Titre original : The color of money

Année : 1986

Durée : 2h00

Genre : Comédie dramatique

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Tom Cruise, Paul Newman

RESUME

Un champion de billard, ex-arnaqueur invétéré, est devenu représentant en alcools. Quand il fait la connaissance d'un jeune joueur de billard prometteur, les vieux démons remontent à la surface...



AVIS

Entre Raging Bull (1980) et Les Affranchis (1990), Martin Scorsese réalise des films moins connus dans sa filmographie, La Valse des pantins (1983), After Hours (1985), La Couleur de l'argent (1986), La Dernière Tentation du Christ (1988) et le film à sketchs, New York Stories (1989), en collaboration avec Woody Allen et Francis Ford Coppola. Plus mineur dans sa filmographie, La couleur de l'argent est pourtant très bon. Certes, le sujet du film, à savoir l'admiration puis la rivalité entre un maître du billard et son élève, n'est pas apte à un grand film dramatique, mais la seule présence de Paul Newman vaut le coup. Il reprend en fait son rôle de L'arnaqueur (1961, de Robert Rossen). Son excellente interprétation et sa classe légendaire lui vaudront un Oscar pour le film. Tom Cruise n'est pas mauvais mais est doté d'un brushing et d'un look des années 80 assez marrant. Son personnage est parfois énervant, mais je pense que c'est voulu.



Le film vaut aussi pour son excellente mise en scène ; les parties de billard sont de vrais tours de force et multiplient les effets de style. La caméra à hauteur de table suit les boules de billard, les visages se reflètent dedans, les coups de cannes font échos... De plus, à partir d'une histoire simple, le suspense monte et le grand duel final, qui se fait attendre, offre un très grand moment.



EN BREF, presque un chef d'oeuvre, en tout cas un très bon film qui se regarde avec grand plaisir.

MA NOTE : 9,5/10


Wall Street

Posté le 22.04.2008 par myplanity
Wall Street

Année : 1987

Durée : 2h05

Genre : Drame

Réalisation : Oliver Stone

Avec : Michael Douglas, Charlie Sheen, Martin Sheen

RESUME

Bud Fox, qui est courtier en bourse à Wall Street dans les années 1980, a un fort désir d’arriver rapidement au sommet. A force de persévérance, il arrive à convaincre un investisseur, Gordon Gekko, de le prendre sous son aile. Ce qui va à la fois le propulser dans le monde de "yuppies" et lui attirer un certain nombre de problèmes.



AVIS

Oliver Stone, connu pour ses films polémiques (son prochain film, W., sera un biopic assez subjectif sur George Bush), réalise en 1987 Wall Street, alors qu'il vient de finir Platoon. Fils d'un financier de Wall Street, Stone réalise là une critique du monde de la bourse et de ses excès. Le contenu virulent en fait un film intelligent et profond. Dommage qu'il manque parfois de rythme et de force pour en faire un chef d'oeuvre.



Malgré ses défauts, le film parvient à nous passionner, surtout le dernier quart d'heure qui refait grimper toute notre attention, jusqu'au coup de théâtre final. On sent venir le coup de couteau dans le dos, mais on se demande jusqu'au dernier "round" qui sortira vainqueur de ce duel. Grekko, le businessman sans pitié, est joué par Michael Douglas impressionant dans son rôle. Il s'agit là d'une des meilleures prestations de sa carrière. On assiste également à la rencontre père-fils de deux excellents acteurs, Martin Sheen et Charlie Sheen, qui jouent dans le film également une relation père-fils ! Ils sont tous deux d'excellents interprètes, mais la version française dote Charlie Sheen du doubleur de Bruce Willis et de Tom Cruise...



EN BREF, un bon film, très intéressant et plutôt prenant, avec de très bons acteurs.

MA NOTE : 8/10



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La valse des pantins

Posté le 20.04.2008 par myplanity
La valse des pantins

Titre original : King of comedy

Année : 1983

Durée : 1h49

Genre : Comédie

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Robert De Niro, Jerry Lewis

RESUME

Rupert Pupkin n'a qu'un rêve : devenir un grand comique. Un soir, à la sortie d'un enregistrement de l'émission télévisée The Jerry Langford Show, il parvient à approcher l'animateur vedette, Jerry Langford, et à l'accompagner (contre son gré) dans sa limousine. Persuadé que c'est le signe du début de sa grande carriere, Rupert n'aura de cesse de harceler Jerry pour être invité dans son show ...

AVIS

Réalisé après en 1983 après Raging Bull, l'un des films les plus sérieux et graves de Martin Scorsese, La valse des pantins est une perle rare dans sa filmographie. En effet ici, pas de place pour le tragique ! Bon, ce n'est pas le chef d'oeuvre, mais ça se regarde. Le film souffre surtout du fait qu'il ne soit pas hilarant et parfois un peu longuet. Peut-être plait-il moins aux aficionados de Scorsese, qui ne retrouveront pas sa touche personnelle.



Il en reste un film rigolo et dans l'ensemble très sympa. Il est également très étonnant de voir Robert De Niro dans un rôle de jeune homme naïf et ridicule. Il montre qu'il peut jouer tous les registres. A ses côtés, Jerry Lewis joue presque son propre rôle. Son personnage est un peu décevant, il ne joue pas un rôle assez important. Enfin, Masha, jouée par Sandra Bernhard, est assez stupéfiante et très déjantée.



Le film obtiendra à sa sortie une bonne critique mais sera un échec commercial. Il semble que l'univers scorsesien ne colle pas à celui de la comédie. Certains dialogues sont pourtant bien marrants, comme par exemple après que Rupert Pupkin (Puppin?Puking?) ait rencontré son idole : "tu sais qui je viens de voir, là ?" "euh... ton psy?". Le film est également une critique virulente du show-business et du rêve américain, auquel Rupert est trop crédule.



EN BREF, une comédie unique en son genre, qui se regarde avec plaisir sans être transcendante.

MA NOTE : 7,5/10



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Raging Bull

Posté le 19.04.2008 par myplanity
Raging Bull

Année : 1980

Durée : 2h03

Genre : Drame

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Robert De Niro, Joe Pesci

RESUME

Le film retrace la vie de Jake La Motta, boxeur américain d'origine italienne surnommé « le taureau du Bronx », de son ascension qui le mena au titre de champion du monde des poids moyens jusqu'à l'échec de sa vie privée.



AVIS

En 1980, Martin Scorsese ne s'est pas remis de l'échec de New York, New York, et touche à la cocaïne. C'est son ami De Niro qui vient le trouver et lui demande d'adapter l'autobiographie de Jake La Motta. Résultat, même si le succès dans les salles ne sera pas forcement au rendez-vous, Raging Bull sera nominé 8 fois aux Oscars, et en gagnera deux : meilleur montage et meilleur acteur. En effet, De Niro, élève de la méthode de l'actor's studio, prend 25 kilos pour son rôle ! De plus, son jeu est exceptionnel. Totalement habité physiquement et moralement par le personnage, il est on ne peux plus impressionant. De puis, il garde toujours cette image de type costaud, autoritaire et violent (comme le montre la parodie de José Garcia !), alors qu'il a été calme et calculateur dans Casino ou Les Affranchis, bête et grande-geule dans Mean Streets, triste et fatigué dans Il était une fois en Amérique, etc.



A ses côtés, Joe Pesci encore débutant mais très bon et attachant, tout comme Cathy Moriarty, qui joue la pauvre épouse de La Motta. Ces personnages secondaires deviennent souvent plus proches du spectateurs que La Motta, tellement celui-ci peut être énervant. Les scénaristes, Paul Schrader et Mardik Martin, jouent sur ce point : le spectateur s'attache au personnage principal, alors qu'il le voit devenir de plus en plus méprisable. La dureté du film, l'atmosphère pesante, sont montrés grâce à un superbe noir et blanc. La mise en scène est exceptionnelle, tantôt discrète, tantôt recherchée et artistique. Les scènes de boxe multiplient les plans et les effets de styles, alors que les autres scènes sont plus banales et parfois ennuyeuses, comme pour montrer que tout l'interêt pour Jake est dans sa passion, et que la vie de famille est un ennui et un problème. Toujours en manque de boxer, Jake mélange ses deux vies ; il demande à son frère de le frapper, il cherche chez sa femme des problèmes où il n'y en a pas (la fameuse réplique du "you fuck my wife ?"). D'ailleurs, il arrêtera tout en même temps, la boxe et la vie de famille. Commence alors pour lui une reconversion, ridicule, synonyme de déchéance. Cette dernière partie, sorte de deuxième film, est également très touchante : on y voit Jake, méconaissable, l'ombre de lui-même, sans but. Emprisonné, il frappe aux murs et crie "Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?"



EN BREF, même s'il souffre de quelques longueurs, surtout à la première vision, Raging Bull est peut-être le film le plus profond de Scorsese, un film unique, dûr, un chef d'oeuvre du 7° art.

MA NOTE : 10/10


Son associé au billet :

L'été meurtrier

Posté le 16.04.2008 par myplanity
L'été meurtrier

Année : 1983

Durée : 2h10

Genre : Drame

Réalisation : Jean Becker

Avec : Isabelle Adjani, Alain Souchon

RESUME

Eliane, ou "Elle", une ravissante jeune femme, habité avec son père invalide et sa mère allemande dans un village provençal des années 1970. Elle choisit comme petit ami le timide pompier Florimond, dit "Pin Pon". Mais la jeune femme cache un désir de vengeance...

AVIS

Jean Becker, réalisateur des Enfants du Marais, Un crime au Paradis ou plus récemment Dialogue avec mon Jardinier, réalise en 1983 L'été meurtrier. Le film obtiendra 4 Césars et restera comme un des meilleurs films français. Isabelle Adjani, primée du César de la meilleur actrice, est extraordinaire et terrifiante dans son rôle de femme à la fois fatale et perturbée.



Alain Souchon est également très bon, son personnage est attachant. Le reste du casting est tout autant parfait, François Cluzet et Galabru pour les plus connus. Enfin, chapeau bas à Suzanne Flon, immense actrice, qui nous a quitté il y a 3 ans, dans son rôle de Cognata ou "sono cassée". La scène dans laquelle, seule dans le salon, elle se rememore certains faits, est boulversante.



Basé d'un roman et d'une histoire vrai, il gagne le prix du meilleur scénario. Il transmet parfaitement, comme d'habitude chez Becker, l'atmosphère d'un petit village de campagne, avec un peu d'érotisme, quelque scènes dures et beaucoup de suspense. L'attention du spectateur est maintenue jusqu'au dénouement.



EN BREF, un excellent film, au suspense fort et doté d'un casting hors-pair. Et français, avec ça !

MA NOTE : 9/10

Taxi Driver

Posté le 15.04.2008 par myplanity
Taxi Driver

Année : 1976

Durée : 1h40

Genre : Drame

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Robert De Niro, Jodie Foster, Harvey Keitel

RESUME

Vétéran de la Guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs.

AVIS

Taxi Driver, chef d'oeuvre de Martin Scorsese, sort en 1976 et gagne la Palme d'Or à Cannes. Film sur la solitude, l'isolement et la folie, dont le scénario est écrit par Paul Schrader. Le célèbre scénariste (qui collaborera avec Scorsese pour Raging Bull, La dernière tentation du Christ et A tombeau ouvert) dit s'être inspiré de L'étranger d'Albert Camus, pour son personnage sans raison d'être.



En plus du contenu, le film vaut aussi pour la forme. L'image est tantôt grise, tantôt rouge. Les reflets de la ville éclairent Travis, sur la musique de Bernard Herrmann. Il s'agira de la dernière partition du célèbre musicien d'Hitchcock, ici dans un style completement différent du reste de sa carrière. Il mourra le jour de l'enregistrement et le film lui rend hommage.



Le "Taxi Driver", c'est Travis. Pendant 1h40, le spectateur rentre avec malaise dans la peau et dans la tête de ce personnage. Robert De Niro, qui sort du succès du Parrain II (et qui n'a encore joué avec Scorsese que dans Mean Streets), est plus époustouflant que jamais. Appliquant les méthodes de l'actor's studio, il conduit réellement un taxi pendant quelques mois avant le tournage. De la même école, Harvey Keitel, qui joue le rôle d'un proxénète, passe quelque temps dans ce milieu. Ce dernier en est lui à sa quatrième collaboration avec le réalisateur. Scorsese laisse encore une fois un peu de place à l'improvisation, avec par exemple la fameuse scène du 'you're talking to me' , où il a laissé faire De Niro (l'acteur avait l'habitude d'utiliser cette phrase pour s'entraîner à changer de ton) ou encore la scène de danse entre Harvey Keitel et Jodie Foster. L'actrice, encore une jeune fille, dans le rôle d'Iris, sera nominé aux Oscars pour le meilleur second rôle féminin.



EN BREF, un film puissant, qui laisse des images imperissables, l'un des chefs d'oeuvres de Scorsese et du 7° art.

MA NOTE : 10/10

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Son associé au billet :

New York, New York

Posté le 15.04.2008 par myplanity
New York, New York

Année : 1977

Durée : 2h37

Genre : Drame, romance, comédie musicale

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Lizza Minnelli, Robert De Niro

RESUME

New York est en liesse après la victoire sur le Japon. Jimmy Doyle, saxophoniste et jeune soldat, remplace son uniforme par les habits à la mode et se rend au Starlight Club où la fête est déjà commencée. Il rencontre Francine Evans, une jeune chanteuse, et tente sans succès de la séduire. Mais le hasard les fait à nouveau se rencontrer dans la nuit.

AVIS

Sorti en 1977, après Taxi Driver, New York, New York a été tourné dans des conditions difficiles pour Martin Scorsese. Le budget est dépassé, les producteurs lui mettent des bâtons dans les roues... et le film, au final, n'obtient pas de succès. Scorsese en ressort difficilement et chutera dans la drogue, avant que son ami Robert De Niro lui offre la possibilité de se refaire avec Raging Bull.



Le film, hommage aux comédies musicales des années 40-50, est un vrai régal. Même s'il perd un peu de rythme parfois, certaines scènes sont excellentes. Le film n'est pas qu'un comédie musicale, la majeure partie adopte une narration normale. Parallèlement aux séquences colorées ou au film dans le film intitulé "Happy Ending", New York, New York n'est pas impersonnel à Scorsese, à l'image des scènes de disputes ou de la demande en mariage où la tension entre les protagonistes crispe le spectateur.



Le film repose également beaucoup sur la musique, le jazz, la musique noire, les big band. Liza Minnelli, extraordinaire dans son rôle, chante magnifiquement bien. Fille de producteur et d'actrice, elle a déjà joué 5 ans plus tôt dans Cabaret. La chanson New York, New York, écrite pour ce film, sera reprise plus tard par Frank Sinatra. Enfin, Robert De Niro est toujours excellent. Pro de l'actor's studio, il aurait appris à jouer du saxo pour le film et aurait demandé lui-même de modifier le thème musical principal.



EN BREF, un film dont on resort subjugué, mélange de genres et de sentiments, superbement mis en scène mais souffrant de quelques longueurs.

MA NOTE : 9,5/10
Son associé au billet :

Voici le temps des assassins

Posté le 14.04.2008 par myplanity
Voici le temps des assassins

Année : 1956

Durée : 1h53

Genre : Drame

Réalisation : Julien Duvivier

Avec : Jean Gabin, Danièle Delorme, Gérard Blain

RESUME

À Paris, André Chatelin, restaurateur aux Halles, mène une vie sans histoire jusqu'à l'arrivée de Catherine, fille de Gabrielle, son ancienne épouse. Elle annonce la mort de sa mère et se dit sans ressources. Chatelin l'accueille sous son toit, sans savoir que la jeune femme va bouleverser son quotidien.



AVIS

Le titre du film, Voici le temps des assassins, fait référence à un poème de Rimbaud, Matinée d'ivresse. La mise en scène est de Julien Duvivier, excellent cinéaste français mort en 1967. Le réalisateur baigne sont film dans une atmosphère pesante et des décor sombres. Le noir et blanc est magnifique et le rendu n'a absolument pas vieilli.



Aidé par son casting, Duvivier nous passionne du début à la fin de l'intrigue. Jean Gabin, monstre sacré du cinéma français, est exceptionnel. Comme d'habitude, sa présence est impressionnante et son jeu parfait. Le rôle féminin, la machiavélique Catherine, est joué par Danièle Delorme. Elle parvient à nous faire détester son personnage, ce qui n'est pas rien. Sa mère, jouée par Lucienne Bogaert, est assez terrifiante. Enfin, Gérard Blain n'est pas mauvais, jouant l'archétype du jeune parisien de l'époque.



EN BREF, un superbe film en noir et blanc, magnifiquement mis en scène, avec beaucoup de tension et peu d'humour, ainsi qu'un acteur hors-pair, Jean Gabin.

MA NOTE : 9/10

Alice n'est plus ici

Posté le 13.04.2008 par myplanity
Alice n'est plus d'ici

Titre original : Alice Doesn't Live Here Anymore

Année : 1974

Durée : 1h48

Genre : Drame, comédie, romance

Réalisation : Martin Scorsese

Avec : Ellen Burstyn, Kris Kristofferson, Diane Ladd

RESUME

Quand elle avait huit ans, Alice revait de devenir une star de la chanson. Nous la retrouvons ving-sept ans plus tard, mariee et mere d'un insupportable gamin. Son mari meurt accidentellement et Alice decide de réaliser son reve: devenir chanteuse de cabaret.

AVIS

Martin Scorsese fut appelé à la réalisation d'Alice n'est plus ici après l'écriture du scénario. C'est l'interprète principale, Ellen Burstyn, qui le repère par le biais de Mean Streets. Le film est raconté du point de vue d'une femmes et de ses amies, renvoyant directement à la liberation des femmes, et Mean Streets a un casting plutôt masculin. Quand Ellen Burstyn demande au réalisateur ce qu'il connaît des femmes, il répond : "Rien. Mais je veux bien apprendre".



Même si le film est un peu moins personnel à son réalisateur sur certains points, il montre qu'il peut maîtriser une superbe mise en scène sur toute sorte de films (il le montrera de nouveau en réalisant une comédie, La valse des pantins). Le film est donc, malgré cela, une excellente réussite (il obtient un BAFTA du meilleur film l'année suivante). A tel point qu'on est triste de voir le film s'arrêter.



Le casting est composé de très bons acteurs plus ou moins connus. Alice est jouée par Ellen Burstyn. Une grande partie de l'interêt du film est dans son personnage auquel on s'attache. Sa très bonne intérpretation lui vaudra un Oscar de la meilleur actrice. Kris Kristoffersen et Alfred Lutter sont également très bons dans les rôles de David et de Tommy. Enfin, on note la présence d'Harvey Keitel (pour la troisième fois chez Scorsese), dans un second rôle très réussit, et celle de Jodie Foster, dans un de ses premiers rôles, deux ans avant Taxi Driver.



EN BREF, pas très Scorsesien, certes, mais un excellent film, entre drame et comédie.

MA NOTE : 8,5/10

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