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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.
AVIS
Réalisé un an après Obsession, en 1976, Carrie au bal du diable adapte le livre de Stephen King, un jeune auteur encore inconnu. L'écrivain n'a écrit jusque là que sous le pseudonyme de Richard Bachman. Carrie est donc sa première oeuvre à obtenir un petit succès. Brian De Palma découvre ce livre et décide de le faire en film. Le roman étant une succession de témoignages, difficile d'y être complètement fidèle. Le réalisateur bénéficie d'un excellent casting de jeunes débutants, mise à part Piper Laurie, déjà dans L'arnaqueur et d'autres films. Elle interprète la mère de Carrie, l'inquiétante Mrs White, fanatique, folle à lier, qui terrifie sa fille en l'enfermant dans un placard pour expier ses pêchés (rappelons que la mère du réalisateur était profondement catholique).
Carrie est jouée avec un grand talent par Sissy Spacek. La jeune actrice n'a joué que dans deux films (Carnage, La balade sauvage), elle est pourtant impressionnante dans le rôle-titre. Son personnage de fille rejetée est forcement extrêmement attachante. En effet, le film n'est pas simplement qu'horrifique, il fait également part belle aux sentiments de l'héroïne. Les autres seconds rôles sont également très bons, notamment Amy Irving qu'on reverra dans Furie, Nancy Allen, qui se mariera deux ans plus tard avec De Palma et qu'on reverra dans Pulsions et Blow Out, et enfin John Travolta dans son premier rôle au cinéma, un an avant La fièvre du samedi soir et cinq ans avant Blow Out. Un casting de jeunes, donc, mais le film est bien supérieur aux teen-movies de série B qui suivront.
En 1975, Bernard Herrmann est pris par la composition de la musique de Taxi Driver (il mourra au dernier jour de son enregistrement). De Palma engage donc Pino Donaggio, qui deviendra son compositeur attitré (Pulsions, Blow Out, Body Double, L'esprit de Caïn). Il compose pour Carrie une bande originale exceptionnelle, un sommet de la musique de films d'épouvante. Il reprend également une note de Bernard Herrmann, le fameux violon strident de la douche Psychose, qu'il utilise quand les pouvoirs de Carrie se manifestent. Carrie au bal du diable signe également la rencontre de deux univers : celui de De Palma, da,s lequel la mise en scène prime sur le scénario et celui de Stephen King, l'importance de l'intrigue et des personnages, la terreur et le surnaturel. Carrie est d'ailleurs le film de De Palma où le personnage principal est le plus développé, le plus attachant. Le film est le seul de sa filmographie, avec Furie, à s'attaquer au fantastique, préférant habituellement les thrillers.
De Palma garde son style, comme d'habitude. Certaines scènes restent cultes : le long travelling au ralentit dans le vestiaire des filles, l'époustouflante scène de crucifixion... et le suspense est à son paroxysme avant le fameux "bain de sang", suivit d'un magnifique split-screen.
EN BREF, mélange entre fantastique et horreur, souvent dramatique et quelque fois drôle, Carrie est un chef d'oeuvre de l'horreur et du fantastique.
Avec : Cliff Robertson, Geneviève Bujold, John Lithgow
RESUME
Ayant vu sa femme mourir faute d'avoir payé la rançon exigée par leurs kidnappeurs, Michael Courtland, homme d'affaire américain, rencontre un jour en Italie une femme lui ressemblant comme deux gouttes d'eau. Malgré les avertissements de son entourage, il y voit une seconde chance qu'il ne veut pas laisser passer. Au risque de réveiller un passé douloureux...
AVIS
Réalisé en 1975, sortit la même année que Carrie en 1976, Obsession est de nouveau un brillant hommage à Alfred Hitchcock. Difficile encore une fois de parler de Brian De Palma sans aborder Hitchcock. Comme dans Sisters, Brian De Palma collabore avec le musicien attitré d'Hitchcock, Bernard Herrmann (il mourra peu de temps après, en 1975). Quand il écrit le scénario avec Paul Schrader, De Palma se demande : "Quelle variation faire autour de Sueurs Froides ?"Obsession suit donc la trame du film de 1958, tout en trompant les amateurs d'Hitchcock grâce au dénouement final, totalement différent de l'original et qui transforme complétement le sens de l'intrigue.
De Palma délaisse la photographie "flamboyante" et les couleurs chaudes qui lui sont habituelles. L'image est lumineuse et peu contrastée, avec un voile de brouillard qui transforme ce film en un long rêve. Bref, une photographie identique à celle de Sueurs Froides. Dans ce film, Hitchcock avait filmé un San Francisco spectrale et magnifique. De Palma filme quant à lui Florence avec génie. Les scènes sur le pont, dans lesquelles Michael admire Sandra sont magnifiques. Ce même Michael est interprété par Cliff Robertson, acteur peu connu mais assez bon. Il participe par son physique au côté classique et sérieux de l'oeuvre. Geneviève Bujold, actrice canadienne, est très talentueuse dans son double rôle. Enfin, l'associé est joué par l'excellent John Lithgow, futur méchant de Blow Out et Caïn de L'esprit de Caïn du même De Palma.
D'autres comparaisons avec Hitchcock sont possibles : la scène du meurtre aux ciseaux fait réference au Crime était presque parfait et l'arrivée de Sandra dans une grande demeure où s'affichent les tableaux de l'ancienne maîtresse de maison peut renvoyer à Rebecca. Mais nulle n'est question de plagiat ici, tant ces réferences sont assumées et faites avec talent. Le film fait part belle, comme d'habitude chez De Palma, aux effets de mise en scène : travellings, caméra qui tournoie autour du couple, plongée et longs plans-séquences.
EN BREF, le film est à comparer volontairement avec Sueurs Froides et propose une retouche au film d'Hitchcock, dont il garde également le classicisme, tout en restant un film unique.
Avec : Paul Williams, William Finley, Jessica Harper, Gerrit Graham
RESUME
Winslow Leach, jeune compositeur de talent, se fait voler sa cantate intitulée "Faust" par un certain Swan, star planétaire. Décidé à demander des comptes, Leach s'introduit dans la maison de production "Death Records". Poursuivi par les gardiens, il est jeté en prison. S'évadant, il se coince accidentellement la tête dans une presse à disques. Défiguré, celui-ci hante le nouveau temple du rock n'roll : le Paradise.
AVIS
Ah ! Que dire de ce film ? Culte ? Incroyable, étonnant ? Exceptionnel ? Parfait ? Délirant ? Unique ? WOOOOAW !! comme dirait Beef.
Après sa première excursion dans le thriller, Brian De Palma réalise, en 1974, un film devenu culte, unique en son genre et dans la filmographie de son auteur. Ce film offre un cocktail de genres explosif : fantastique, horreur, comédie, drame... le tout sur fond de comédie musicale. Phantom of the Paradise fait bien sûr référence au Fantôme de l'Opéra. Mais le film est truffé d'autres références : Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde et le mythe de Faust, Du côté de chez Swan de Marcel Proust, mais également Psychose d'Hitchcock, parodié dans une scène sous la douche hilarante. Le personnage de Swan s'inspire quant à lui du producteur de disques Phil Spector, créateur, à l'origine des plus grands albums, addict à la drogue et accusé de meurtre en 2003 (http://en.wikipedia.org/wiki/Phil_Spector)
La mise en scène, virtuose, colorée, participe parfois elle-même à l'humour du film (le résumé des péripéties de Winslow au début du film est extraordinaire). Les musiques et les chorégraphies sont géniales et autant délirantes que le film en lui-même. Elles ont été composées avec génie par Paul Williams, l'acteur de Swan.
Le film vaut aussi son pesant d'or pour ses personnages, tous hauts en couleurs. Il est même difficile d'en préférer un ! Mais je pencherais pour Beef. Beef ? Vous ne connaissez pas Beef ?! C'est un rocker aux intonations de Johnny Halliday vêtu de combinaisons rouges moulantes et maquillé comme une drag-queen. Un personnage innimitable, joué par Gerrit Graham. Le héros, le Phantom, Winslow Leach, est quant à lui interprété par William Finley, acteur de seconds rôles récurrent chez De Palma. Paul Williams, en plus de composer la musique, joue avec brio le rôle du maléfique Swan. Enfin, la belle Phoenix est très bien jouée par Jessica Harper, qu'on a pu voir en héroïne de Suspiria. Les seconds rôles sont également très bons.
EN BREF, comment résumer ce qu'on ressent face à Phantom of the Paradise ? Un film que j'adore un peu plus à chaque nouvelle vision !
Danièle Breton rencontre Phillip à un jeu télévisé. Elle le séduit, le ramène chez elle puis couche avec lui. Le lendemain, l'amant entend une dispute entre Danièle et sa soeur jumelle. De sa fenêtre, la journaliste Grace Collier voit Danièle l'assassiner sauvagement. Elle ... ou sa soeur jumelle ? Grace appelle la police, qui ne la croit pas, et décide donc de mener sa propre enquête. Seulement, derrière ce meurtre se cache une incroyable et monstrueuse histoire d'amour qui va vite se transformer en cauchemar pour la journaliste ...
AVIS
Après avoir réalisé quelques documentaires ou comédies, dans lesquelles il fait connaître De Niro, Brian De Palma réalise en 1973 son premier thriller, Soeurs de sang. Il reprend avec plaisir les thèmes préférés d'Hitchcock, avec l'histoire de cette dangereuse soeur cachée. Il commence son film par un "film dans le film", ou plutôt une "émission dans le film". Une émission dans laquelle les spectateurs espionnent le candidat - le voyeurisme, grand thème "De Palmian", est déjà présent dès la première image.
Le réalisateur fait également part belle aux effets de mise en scène et aux cadrages qui le suivront un peu partout dans sa carrière. Il inaugure son premier split-screen (écran divisé en deux, ci-dessus) après la scène de meurtre et sait déjà parfaitement gérer le suspense. Le film a tout de même un peu vieilli et manque un peu de génie, mais l'intrigue et l'envie de connaître le dénouement nous le fait oublier - en tout cas à la première vision.
Le tout accompagné d'un casting acceptable, avec nottament Margot Kidder (Amityville, Superman) et William Finley (le fantôme du Paradise...). Pour son premier hommage à Hitchcock, Brian De Palma arrive à engager Bernard Herrmann (compositeur d'Hitchcock, faut-il le préciser ?). Il nous signe comme à son habitude une musique classique et imposante.
EN BREF, un peu vieilli, même s'il parvient à nous emmener dans cette histoire de fous (de folles, plutôt).
Brian De Palma, né dans le New Jersey en 1940, est aujourd'hui un réalisateur de films, principalement des thrillers, et souvent considéré comme "l'héritier", le successeur d'Hitchcock. En effet, il parsème dans ses oeuvres de nombreux clins d'oeil, voire des scènes entières, à Alfred Hitchcock, maître du suspense des années 30 à 70. Ce ne sont parfois que des lieux ou des plans mythiques qui sont repris : scène sous la douche à la Psychose dansBlow Out, Phantom of the Paradise, Carrie, Pulsion ou caméra qui tourne à 180° autour de deux protagonistes lors d'un baiser à la Sueurs Froides dans Body Double, Blow Out, Carrie ou Obsession. De Palma va parfois plus loin, en reprenant dans certains films les trames d'Hitchcock : dans Sisters, la soeur cachée psychopathe renvoie directement à Norma Bates, la mère de Norman dans Psychose. Cette soeur jumelle existe-t-elle ? Dans Obsession, en 1976, il reprend entièrement l'intrigue de Sueurs Froides, en ne changeant qu'un unique détail, qui boulverse le sens de l'histoire. Pulsions reprend à l'image prêt le dénouement final de Psychose, suivit d'une explication du docteur et d'une dernière scène montrant la folie de 'Bobby', comme Hitchcock le fait avec Norma(n). Body Double reprend à la fois Fenêtre sur cour par le voyeurisme et Sueurs Froides par le retour de la femme-aimée depuis les morts. Et Mission Impossible n'est-il pas son La mort aux trousses ? Enfin, beaucoup de ses films reprennent le schéma basique du héros entraîné malgré lui dans des aventures qui le dépassent. Ces inspirations directes sont assumées par le réalisateur, qui avoue avoir fait Obsession en partant de l'idée de reprendre Sueurs Froides (il engage d'ailleurs Bernard Herrmann, le compositeur fétiche d'Hitchcock, ainsi que pour Sisters).
Mais ses films ne sont pas de simples remakes, ils ont leur style bien particuliers : exagération, mise en scène imposante, split-screen (écran séparé en deux), mouvements de caméras, longs plans-séquences, etc. Un style qui peut plaire ou déplaire : Brian De Palma ne fait pas l'unanimité. Certains reprochent ces excés ou de se répéter.
Il est également parfois comparé à Dario Argento, réalisateur 'horrifique' italien contemporain, par ses décors luxurieux, sa mise en scène baroque, ses scènes cultes et son goût pour le rouge, qu'ils ont en commun. On peut même pousser la comparaison plus loin, en disant que les derniers films réalisés par De Palma ces 10 dernières années sont assez décevants, tout comme ceux d'Argento.
N'oublions pas enfin qu'il débute sa carrière par des documentaires, des films indépendants, des courts-métrages et des comédies (Greetings, Hi ! Mom), dans lesquelles il fait débuter Robert De Niro (qui n'a donc pas commencé avec Scorsese!) - qu'il retrouvera bien plus tard dans Les incorruptibles. Il a également quelques acteurs fétiches, surtout pour les seconds rôles et les méchants : William Finley (le fantôme de Phantom of the Paradise mais aussi dans quatre de ses premiers films, et dansSisters, Furie, Pulsions et Le Dahlia noir), Dennis Franz (Furie, Body Double, Blow Out) ou Nancy Allen (Carrie, Blow Out, Pulsions) avec qui il se marie en 1979 et divorce en 1983. Il fait tourner deux fois John Travolta, dans Carrie et Blow Out, et deux fois Al Pacino, dans Scarface et L'Impasse.
Filmographie
Premiers pas :
1962 : Wotan's wake
1964 : Jennifer
1966 : The Responsive Eye
1968 : Murder à la mode
1968 : Greetings
1968 : The Wedding Party
1970 : Dionysus in '69
1970 : Hi, Mom!
1972 : Attention au lapin
Hommage à Hitchcock et thrillers:
1973 : Sœurs de sang
1974 : Phantom of the Paradise
1976 : Obsession
1976 : Carrie au bal du diable
1978 : Furie
1980 : Home movies (comédie)
1980 : Pulsions
1981 : Blow out
Changements de genres :
1983 : Scarface
1984 : Body Double
1986 : Mafia salad (comédie)
1987 : Les Incorruptibles
1989 : Outrages
1990 : Le Bûcher des vanités
1992 : L'Esprit de Caïn
1993 : L'Impasse
1996 : Mission : Impossible
1998 : Snake Eyes
1999 : Mission to Mars
2002 : Femme fatale
2006 : Le Dahlia noir
2007 : Redacted
Projets :
Les incorruptibles : Capone Rising (2008?)
Un préquel aux Incorruptibles.
Toyer (?) :
Un face à face psychopathe / psychiatre.
En 1973, à New York, dans la petite Italie, Johnny Boy et Charlie, des malfrats à l'affût de combines louches, côtoient les mafiosi qu'ils envient. Pour accéder au haut du pavé, une règle impérative : respecter la loi du milieu. Charlie, lui, a ses chances, car il a un oncle mafieux. Mais le problème se pose pour Johnny, un bagarreur inconscient, criblé de dettes.
AVIS
Réalisé par Martin Scorsese, trois ans avant Taxi driver son premier chef d'oeuvre, Mean Streets ne dépeint pas la vie de vrais mafieux comme dans Casino, Les affranchis, mais de jeunes gangsters adeptes de petites arnaques. Le film se rapproche plus de Taxi Driver par son ambiance et surtout par son décor urbain et gris. Le film a parfois vieilli, surtout au niveau des dialogues, la plupart du temps improvisés par les acteurs. Le film manque également d'une réelle intrigue, mais l'importance est mise sur les personnages et sur la manière de vivre de ces quartiers. On retrouve quelques points de la mise en scène des films à venir de Scorsese : la caméra qui balaye furtivement les lieux, l'importance de la musique, l'originalité de certains cadrages.
On regrette donc un manque dans le scénario et une baisse de rythme vers la fin. Mais il reste tout de même extrêmement personnel à l'auteur. Mean Streets est donc a voir pour tous ceux qui découvrent le monde scorsesien.
Le film marque également la rencontre entre Scorsese et Robert De Niro, qui, comme chacun le sait, deviendra l'acteur fétiche de Marty'. Les deux New-Yorkais ont vécu dans le même quartier, la Little Italy, mais ne se connaissait que de vue. En 1973, Scorsese a réalisé Who's That Knocking at My Door et Boxcar Bertha, en plus de courts-métrages à petits budgets ; De Niro, lui, a fait quelques figurations (nottament dans un film de Marcel Carné) et a joué pour Brian De Palma dans Greetings, The wedding party et Hi! Mom.
Cette première collaboration, décisive, marque le début du succès, pour l'un comme pour l'autre.
Le rôle de Johnny Boy est une des exceptions, dans la carrière de De Niro, au 'personnage' qu'il s'est crée. Il joue ici un jeune inconscient, amusant et flemmard, qui l'ouvre beaucoup et n'a pas grand but dans la vie. Mais déjà, la brutalité soudaine et la folie passagère percent dans son rôle. A ses côtés, un casting de jeunes encore débutants (parmis lesquels David Carradine). Le premier rôle est tenu, avec brio, par Harvey Keitel - qu'on reverra dans Taxi Driver. Il sert le film par sa très bonne interprétation. Pensez également à trouver Martin Scorsese, qui fait une apparition vers la fin.
EN BREF, Martin Scorsese commence à trouver son style, et rencontre De Niro. Majeur dans sa filmographie, Mean Streets est à voir pour les fans du metteur en scène.
MA NOTE : 7,5/10
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Le DVD dans le commerce édite malheureusement le film en 1.33 à la place du format 1.85 voulu par le réalisateur (en gros, les bandes noires disparaissent).
Philip Wermeer a été accusé du meurtre du "Patriarche". Wermeer s'échappe, mais les Saxons, les trois fils du Patriarche, ont mis sa tête à pris. Clayton, un ex-shérif retiré de ses fonctions, après avoir refusé de reconnaître la culpabilité de Wermeer. Après de nombreux coups de feux, il sauve Wermeer d'une bande de chasseurs de prime. Ils se dirigent tout les deux à Jefferson, pour faire face aux puissants frères Saxon et réveler la véritable identité de l'assassin du Patriarche.
AVIS
La porte ouverte par Sergio Leone et son Pour une poignée de dollars a engendré de nombreux westerns spaghettis et permis un second souffle à la carrière de Lee Van Cleef. Après Le bon, la brute et le truand, l'acteur enchaîne quatre films en trois ans (dont La chevauchée des sept mercenaires) avant de tourner en 1972 dans Le grand duel. Le film, réalisé par un inconnu, Giancarlo Santi, est un honnête western. En effet, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça reste tout de même très bon pour les fans du genre. Le film se regarde bien, on ne s'ennuie pas. Le réalisateur s'éloigne de Leone en donnant un rythme plus rapide à son film, avec pas mal de cascades et un ton plus léger. Le film se transforme même un peu en polar - un étonnant mélange de genres. Dommage que le réalisateur n'arrive pas à nous passionner et à nous faire rentrer complètement dans le film. Peut-être à cause d'une mise en scène pas assez affirmée par moment, en plus d'un peu trop de répetitions.
Mais Giancarlo Santi parvient tout de même à donner une vraie "classe" à certaines scènes. La première apparition de Lee Van Cleef est excellente et très amusante. On a le droit aux petites phrases et aux réponses dignes de la trilogie du Dollar (Van Cleef reprend d'ailleurs son costume sombre de Pour quelques dollars de plus) ; le duel final est également très bon, avec une 'danse' des personnages assez belles, le tout sur la superbe musique de Luis Bacalov (reprise par Tarantino dans Kill Bill) - même si elle ne colle pas toujours parfaitement aux actions ou au déroulement de quelques scènes. La mise en scène du flash-back est également extraordinaire, avec une image de toute beauté, en noire et blanc, de silhouettes dans la brume.
On pourra également regretter que les personnages et le scénario manquent de profondeur, de finesse. L'histoire n'est pas très fouillée et la conclusion n'est pas parfaitement amenée. Pourquoi Clayton risque-t-il sa peau pour défendre un parfait inconnu tout au long de l'histoire ?? On reste donc sur sa faim. Heureusement, la présence du célèbre Lee Van Cleef porte le film. Son interprétation vaut à elle seule le détour, toujours aussi majestueuse et imposante ; son regard transperce toujours autant l'écran. Peter O'Brian, qui interpréte son compère (Wermeer) est beaucoup moins convaincant, mais ça reste correct. Du côté des personnages secondaires, c'est pas mal du tout, avec par exemple le conducteur de la charette joué par Jess Hahn (un américain naturalisé français). On a aussi un méchant assez excentrique, voir même homosexuel ? Son frère, le nouveau chef, est joué par Horst Frank, acteur allemand qu'on peut voir dans les Tontons Flingueurs.
EN BREF, pour les fans de western, mais se regarde très bien.
Harry Potter 7, Les reliques de la mort, basé du dernier tome de la saga de J.K. Rowling, sera bien tourné en 2 parties ! A chaque nouvel opus la rumeur avait tourné, mais cette fois c'est officiel. La première partie devrait sortir en novembre 2010 et la seconde en mai 2011. Daniel Radcliffe s'estime heureux de ce choix :
Daniel Radcliffe : "Je pense que c'est la seule manière de faire sans avoir à couper une grande partie de l'ouvrage. Dans les autres livres, des passages mineurs ont pu être facilement coupés -même si ces coupures étaient horribles pour certains fans- mais le septième livre n'a pas vraiment d'intrigues secondaires. Dès le début, c'est une histoire sans fin."
///////////Daniel Radcliffe sur le tournage du dernier Harry Potter, Le prince de sang-mêlé
Steve Kloves sera également de retour au scénario (il a toujours été le scénariste des films, excepté L'ordre du phénix (on voit le résultat...) :
Steve Kloves : "En approchant J.K. Rowling, j'avais une appréhension (...), mais rapidement JK s'est montrée très compréhensive. Contrairement aux autres livres, on ne peut pas supprimer les éléments de ce livre. (...) La question sera, où allons-nous faire la coupure ? Et, comment on va en faire pas une mais deux histoires distinctes ? Est-ce-qu'on le coupe à un moment de suspense ou une intrigue qui est résolue ? Ce sont des défis intéressants. Mais chaque livre a présenté ses défis."
/////////////////David Yates sur le tournage de Harry Potter et L'ordre du phénix
Au rayon mauvaise nouvelle, on apprend également (toujours officiel) que le réalisateur sera David Yates. Précisons qu'il a réalisé le dernier Harry Potter, qu'il réalisera le sixième, Le prince de sang-mêlé, et, donc, le septième. Espérons qu'il fera mieux que L'ordre du phénix, et qu'il arrivera à relever la série au niveau d'un Prisonnier d'Azkaban.
///////Premières images du 6, qui devrait sortir en novembre.
Avec : Clint Eastwood, Michael Moriarty, Carrie Snodgress
RESUME
Les derniers chercheurs d'or independants de LaHood, bourgade miniere de Californie, sont harceles par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment ou les mineurs pacifiques sont prets a abandonner la lutte, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vetu. Nul ne connait son nom, son passe, ses origines. Hull Barret, oppose depuis longtemps a Coy LaHood, l'accueille sous son toit. L'homme ne va pas tarder a prouver ses qualites de tireur.
AVIS
Pale Rider est réalisé par Clint Eastwood en 1985, donc 7 ans avant Impitoyable, film qui fera de lui un vrai réalisateur à part entière. Après L'homme des hautes plaines et Josey Whales Hors la loi, réalisés dans les années 70, Clint rend de nouveau hommage au genre qui l'a rendu célèbre dans ce film froid, sombre. Un film pas totalement parfait, mais qui contient les prémices des futurs chefs d'oeuvres de l'acteur-réalisateur. Le film est à la fois typique du genre (Clint y interprète de nouveau ce cow-boy solitaire au passé inconnu) et s'en éloigne pourtant, par son décor nordique, hivernal, et par les relations complexes entre les personnages.
Clint s'offre le premier rôle, celui d'un pasteur à la fois tueur professionel, qui vient sans raison sauver un petit village et obtenir une vengeance personnelle auprès d'un impitoyable tueur (clin d'oeil à Frank, dans Il était une fois dans l'ouest et sa bande avec les caches-poussière ?). Ce "cavalier solitaire" et silencieux qui ne livrera jamais son passé. Le reste du casting n'est pas extrêmement connu, mais tous livrent de bonnes prestations.
EN BREF, le film n'a pas tous les ingrédients des chefs d'oeuvres, mais reste un bon film.