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bonjour!! bravo pour ton blog, extra plein de renseignements, très complet, super vraiment, je te mets dans me...
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Par rosearcana, le 29.09.2009

ce qui est génial avec tarantino, c'est qu'il est amoureux du cinéma et sait mettre en valeur tous ses acteurs...
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Par elisa, le 04.09.2009

c'est tout? capra,et ce film méritent une analyse plus poussée......
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Par hawkeye, le 17.07.2009

votre blog devrait être élu encyclopédie officielle du 7 ème art ! merci pour tous les renseignements, bonn...
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Par Emilie, le 10.06.2009

ce cinéaste est un génie fou !!!...
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Par youpi, le 27.05.2009

sympa toute ses captures de gran torino ca me redonne envie de voir le film tiens et pourtant je trouve que c'...
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Par Cinéphile Amateur, le 09.03.2009

bravo pour cet article très pertinent et intéressant....
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Par blondin70, le 06.03.2009

hell nicomyers... mo i je ne dirai pas "à force de te lire" puisque tu viens seulement de t'inscrire sur le f...
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Par Franckie, le 06.03.2009

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Dernière mise à jour : 07.11.2009
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- André Téchiné

Ma saison préférée

Publié le 20/03/2009 à 12:00 par myplanity


Ma saison préférée
André Téchiné
1993

Emilie, notaire de province qui mène une vie conjugale monotone auprès de son mari Bruno, et son frère Antoine, neurologue solitaire, se retrouvent, après plusieurs années, autour de leur mère Berthe, souffrant de problèmes cardiaques. C'est l'occasion pour Emilie et Bruno, qui, enfants, vivaient une relation fusionnelle, de faire le point sur leurs existences.

***


Magnifique film d’André Téchiné sur la famille, sur la mort et la vie. Ma saison préférée se fait également fable sur le temps : Antoine expose la théorie scientifique selon laquelle « le temps n’existe pas », et la mère désorientée parle au passé d’événements qui n’ont pas encore eut lieux. Errance des êtres humains, qui se cherchent et se posent des questions indéfiniment, qui sont toujours des enfants, perdus et effrayés par l’existence. Le bonheur semble être dans ces moments de sérénité, de repos en contraste avec l’angoissant questionnement de la vie, comme dans la dernière scène magnifique. Avec Les roseaux sauvages et Hôtel des Amériques, l’un des plus beaux films de Téchiné, et des plus humanistes. Catherine Deneuve y est à son plus haut niveau, donnant la réplique à un Daniel Auteuil réellement parfait.


La fille du RER

Publié le 19/03/2009 à 12:00 par myplanity


La fille du RER
André Téchiné
2009

Le vendredi 9 juillet 2004, une jeune femme déclare à la police avoir été victime d’une agression à caractère antisémite. Dès le lendemain soir, son témoignage provoque une vague d’indignation dans le milieu politique et associatif, et bénéficie d’une couverture médiatique conséquente. Trois jours plus tard, elle reconnaîtra avoir tout inventé.

***


Dans La fille du RER, André Téchiné transforme un fait divers réel en un portrait profond et humain d’une adolescente perdue, à la recherche d’un sens à donner à sa vie. Allant d’échec en échec, tout en essayant de garder la tête haute, elle fini par craquer et agi irrationnellement en inventant de toute pièce une histoire d'agression antisémite. Pour retranscrire l’inquiétude et la détresse de son adolescente, le réalisateur utilise le motif du train et des rails tout au long du film : sans cesse, quelqu’un avance vers nous à toute allure, en patins à roulettes le plus souvent. Le train avance impartialement, comme on avance dans le temps inexorablement. L’héroïne sort de l’adolescence, elle est âgée de vingt ans environ, âge où il devient oppressant de faire quelque chose de sa vie. Sa tentative de couple échoue, à cause d’une affaire de drogue et de l’emprisonnement de son fiancé, et la voilà de nouveau errant en rollers.

Comme toujours chez Téchiné, l'aspect sentimental, sensuel et humain se mêle à un questionnement social, politique ou parfois historique. C’était le Sida dans Les témoins, la guerre d’Algérie dans Les roseaux sauvages… Ici, c’est notamment l’utilisation à des fins politiques de faits divers qui est pointée du doigt ; le nom de Sarkozy n’est jamais prononcé, mais il est question d’un « président » qui saute sur l’occasion pour inquiéter ses citoyens et dénoncer les jeunes issus de l’immigration, sans plus de preuves de la véracité de l’événement. Il est aussi question, bien évidemment, du manque de professionnalisme des médias.

Mais loin de nous pondre un film documentaire, Téchiné use encore une fois avec brio du langage cinématographique et de son style particulier, rythmé, flamboyant, lyrique et sensuel. Son histoire est prenante et touchante, servie par d’excellents comédiens, les plus âgés s’effaçant dans de petits rôles pour laisser place aux plus jeunes, Emilie Dequenne très convaincante, charismatique, et Nicolas Duvauchelle plutôt bon, bien que toujours enfermé dans son rôle de playboy tatoué. La fin, plutôt abrupte, laisse de nombreuses questions en suspens ; mais en 1h45, La fille du RER est parvenu à nous montrer l’humanité qui se cache derrière les gros titres des journaux.

Les témoins

Publié le 19/03/2009 à 12:00 par myplanity


Les témoins
André Téchiné
2007

Paris, été 1984. Manu débarque à Paris, où il partage la chambre de sa soeur Julie dans un hôtel modeste. Il fera la connaissance d'Adrien et nouera une amitié chaste et joyeuse avec ce médecin quinquagénaire. Au cours d'une balade en bateau, Adrien présentera à Manu Sarah et Mehdi, un couple de jeunes mariés. Une passion amoureuse imprévue et l'irruption de l'épidémie du sida, encore perçue dans les médias et l'imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse vont bouleverser le tranquille agencement de ces destins particuliers.

***

Il y a le Téchiné sentimental, et le Téchiné social, entre réflexion politique ou historique (l’Algérie dans Les roseaux sauvages, le Sida dans Les témoins) et exploration des contradictions de l’être humain dans ses désirs (Hôtel des Amériques en est peut-être la quintessence). Bien souvent dans ses films, même si Hôtel des Amériques est l’exception qui confirme la règle, Téchiné traite les deux thèmes à la fois.

Dans Les témoins, une première partie se consacre aux paradoxes des désirs, aux passages soudains et irrationnels de l’amour à la haine et vice versa ; puis, le film petit à petit se concentre à l’apparition du virus du sida dans les années 80. Le passage de l’un à l’autre se fait avec le passage de la vie à la mort de Manu, signe de l’extinction des sentiments amoureux. Quand Adrien trouve un nouvel ami, tout est plus calme, répété, les passions ont disparues, Sarah parvient à finir son livre, et la paix s’annonce entre Mehdi et Adrien. Le film se veut donc plutôt optimiste, en témoignent les dernières images chaleureuses et solaires, comme si la mort aidait, poussait, même, à vivre.

Le réalisateur, comme à son habitude, met son histoire en scène dans un style vif et flamboyant, dans un rythme effréné et avec une totale maîtrise. Des scènes magnifiques jalonnent le film : celle de la péniche, celle de l’opéra, celle symbolique de la mort de Manu, etc. Le tout porté par un excellent casting – Julie Depardieu, Johan Libérau et Michel Blanc largement en tête, tout de même.

Les roseaux sauvages

Publié le 17/03/2009 à 12:00 par myplanity
Les roseaux sauvages
Les roseaux sauvages
André Téchine
1994

1962, dans le Sud-Ouest de la France. Deux adolescents, François et Maïté, vont à un mariage. Un militaire y épouse une fille du pays pour éviter de repartir en Algérie y faire la guerre. François rencontre le frère de l'appelé, Serge, qui lui demande de l'aider pour ses cours de français. François accepte et, en devenant plus intime avec Serge, se rend compte qu'il préfère les garçons. Il se confie à Maïté qui, elle, ne se sent attirée par personne et rejette pour le moment la sexualité.

***

Avec Les Roseaux sauvages, André Téchiné livre un magnifique film sur les contradictions des sentiments humains, en ce focalisant sur les maux de l’adolescence. Comme souvent chez Téchiné, ces sentiments prennent l’allure d’une valse, mais sans être insipide pour autant. En effet les personnages sont d’une finesse sans égale dans les films qui traitent de la jeunesse. On nous parle, dans Les roseaux sauvages, de la découverte de soi et des autres, de l’acceptation de l’homosexualité, de l’engagement politique, de la première perte d’un proche, de la peur de la mort, de la maladie… Les couples se font et se défont, et tout pourrait se résumer par la phrase du remplaçant pied-noir : « Vous pouvez dire oui ou non, c’est bien ou c’est mal ; je vous admire, moi je n’y arrive pas. » Le film s’ouvrait sur un bal lors d’un mariage, et se termine par la caméra tourbillonnant sans fin dans les champs. Cette complexité et cette profondeur sont aidés par un jeu excellent des jeunes comédiens ; Téchiné réalise un travail d'orfèvre, une mise en scène harmonieuse et belle.

Hôtel des Amériques

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par myplanity
Hôtel des Amériques
André Téchiné
1981

A Biarritz, Gilles est accidentellement renversé par la voiture que conduit Hélène. Gilles va tenter d'aimer cette femme prisonnière d'un amour passé qui le fascine.

***


C’est avec Hôtel des Amériques que le réalisateur André Téchiné rencontre pour la première fois celle qui sera sa future actrice fétiche, Catherine Deneuve. Tout y est d’une rare simplicité : le jeu époustouflant de Deweare, tout comme celui de Deneuve, l’histoire contée, la musique de Philippe Sarde... Et paradoxalement, la mise en scène de Téchiné est flamboyante, hyper esthétisée notamment au niveau de la photographie, très belle et contrastée. Pas étonnant d’ailleurs que Deneuve dise de lui « C'est un des metteurs que je préfère et avec qui j'aime le plus travailler. (...) il fait des films intimistes qui ont une ampleur, comme les films de Jacques Demy. Ce sont des films à la fois très lyriques et simples ».

A travers l’histoire de deux êtres qui ne se trouvent jamais, en permanence décalés par rapport à l’autre, Téchiné retranscrit la valse des sentiments qui habite chacun de nous. L’avant-dernière scène, celle de la valse justement, est très symbolique : au milieu des invités tourbillonnants, chaque personnage surprend l’autre, que ce soit Colette qui avoue aimer Bernard plus qu’elle ne le dit, ou la jeune Elise qui déclare son amour à un cinquantenaire. L’apogée de ces contradictions se situe dans la scène où Hélène déchire la photo de Gilles sans néanmoins parvenir à la jeter par la fenêtre, et dans la bouleversante scène finale de la gare, où Gilles s’aperçoit qu’il a plus d’un train de retard.

André Téchiné

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par myplanity
André Téchiné
André Téchiné
Réalisateur
Né en 1943

"D'abord critique aux Cahiers du cinéma, il débute dans la réalisation avec Paulina s'en va, qui est surtout un portrait émouvant de l'actrice Bulle Ogier. Mais lui-même considère que ses véritables débuts sont avec Souvenirs d'en France, un long-métrage influencé par Bertolt Brecht qui lui vaut les éloges de Roland Barthes (lequel apparaîtra dans Les Sœurs Brontë en 1979). Avec le soutien de grandes vedettes tels que Jeanne Moreau, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert ou plus tard Juliette Binoche, Emmanuelle Béart et Daniel Auteuil qui ont tous reconnu en lui un directeur d'acteurs exceptionnel, il invente un cinéma très personnel d'un romantisme flamboyant, farouchement anti-naturaliste. À partir d'Hôtel des Amériques en 1981, il commence à tourner avec Catherine Deneuve, qui reste une de ses actrices fétiches.

Téchiné alterne les grands récits romanesques et les histoires plus intimistes, souvent à tonalité autobiographique. Il aborde plusieurs sujets liés aux mœurs et à l'évolution de la société contemporaine tels que l'homosexualité, le divorce, l'adultère, le délitement familial, la prostitution, la délinquance, la toxicomanie ou encore le sida. Il tente toujours de rendre compte du pont reliant le rêve et la mort puis cherche à aiguiser un nouveau regard chez le spectateur, bien au delà des considérations morales traditionnelles. Ses mises en scène, pointilleuses et sophistiquées, sont d'une belle maîtrise technique et d'une grande inventivité formelle (il aura ainsi longtemps fait un usage très personnel de deux caméras tournant simultanément). Elles illustrent génralement les grands sentiments humains et la naissance de passions, souvent transgressives.

En 1985, il reçut le prix du meilleur réalisateur avec son film Rendez-vous au Festival de Cannes. En 1995, il gagne les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour les Roseaux sauvages, qui obtient aussi le Prix Louis-Delluc. Il a été membre du jury au festival de Cannes de 1999.

En 2003, l'ensemble de son œuvre cinématographique est distinguée par le Prix René Clair. On peut juger de son influence à travers les premiers films de plusieurs auteurs français tels que Olivier Assayas, Michel Béna, Xavier Beauvois, Gaël Morel, Céline Sciamma ou encore Antony Cordier." - wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_T%C3%A9chin%C3%A9

Filmographie

1970 : Paulina s'en va
1972 : Michel, l'enfant roi
1975 : Souvenirs d'en France
1976 : Barocco
1979 : Les Sœurs Brontë
1981 : Hôtel des Amériques
1983 : La Matiouette, ou l'arrière-pays
1985 : Rendez-vous
1986 : Le Lieu du crime
1987 : Les Innocents
1991 : J'embrasse pas
1993 : Ma saison préférée
1994 : Les Roseaux sauvages
1996 : Les Voleurs
1998 : Alice et Martin
2001 : Loin
2003 : Les Égarés
2004 : Les Temps qui changent
2007 : Les Témoins
2008 : La fille du RER


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