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Par rosearcana, le 29.09.2009

ce qui est génial avec tarantino, c'est qu'il est amoureux du cinéma et sait mettre en valeur tous ses acteurs...
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Par elisa, le 04.09.2009

c'est tout? capra,et ce film méritent une analyse plus poussée......
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Par hawkeye, le 17.07.2009

votre blog devrait être élu encyclopédie officielle du 7 ème art ! merci pour tous les renseignements, bonn...
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Par Emilie, le 10.06.2009

ce cinéaste est un génie fou !!!...
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Par youpi, le 27.05.2009

sympa toute ses captures de gran torino ca me redonne envie de voir le film tiens et pourtant je trouve que c'...
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Par Cinéphile Amateur, le 09.03.2009

bravo pour cet article très pertinent et intéressant....
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Par blondin70, le 06.03.2009

hell nicomyers... mo i je ne dirai pas "à force de te lire" puisque tu viens seulement de t'inscrire sur le f...
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Par Franckie, le 06.03.2009

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- François Truffaut

Baisers volés

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par myplanity


Baisers volés
François Truffaut
1968

La suite des aventures d'Antoine Doinel après son service militaire, ses rencontres et aventures amoureuses.

***


Baisers volés est la 'suite' des 400 coups, mais on n’y retrouve que son héros, Antoine Doinel. Aucune autre référence n’est faite au premier opus, si bien que Baisers volés reste un film à part entière et indépendant des 400 coups. Le ton mélancolique du film de 1959 disparaît totalement, comme si la couleur égayait la vie de Doinel, et nous avons maintenant affaire à un film plus léger, une romance qui tire plutôt vers la comédie (l’imbroglio de détectives). Cet optimisme est flagrant : dans Les 400 coups, Doinel, bien qu’épris de liberté, termine enfermé loin de son Paris natal ; dans Baisers volés, le film s’ouvre sur Doinel qui termine enfin son service militaire et gambade dans les rues de la capitale.

Le film retranscrit, sur l’air de Que reste-t-il de nos amours ? de Trenet, l’insouciance d’un jeune homme qui se laisse vivre, qui refuse de prendre sa vie en main. Comme il est dit explicitement dans le film, Doinel se réfugie dans l’amour pour oublier la mort (tout le contraire de Davenne dans La chambre verte). Néanmoins, la séquence finale avec le fou laisse peut-être présager plus de sérieux pour les épisodes suivants de la chronique d’Antoine Doinel : le héros semble prendre conscience qu’il sera difficile pour lui de vivre au « Domicile conjugal » et de rester fidèle à jamais.

Bien qu'il faille s'habituer au style de jeu de Jean-Pierre Léaud, le casting est très bon (premier rôle pour Claude Jade, Michael Lonsdale génial en vendeur détestable) ; la mise en scène de Truffaut, quant à elle, s'avère encore une fois impeccablement maîtrisée, savoureuse et ryhtmée.


L'enfant sauvage

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par myplanity
L'enfant sauvage
François Truffaut
1970

Après avoir été capturé par des paysans, un enfant sauvage est amené au Docteur Itard, à Paris. La plupart du monde scientifique le considère comme un enfant attardé, mais le Docteur Itard va réussir à éveiller ses capacités intellectuelles.

***


Quand Truffaut fait l’acteur, il choisit toujours un rôle effacé, monomaniaque et uniquement caractérisé par son travail ou son but : il ne vit que pour rendre hommage aux morts dans La chambre verte, il est un réalisateur toujours en action dans La nuit américaine, un savant qui se consacre imperturbablement à sa recherche dans L’enfant sauvage. A ses côtés, l’enfant (Jean-Pierre Cargol) qui joue le jeune Victor est impressionnant de vérité et de naturel.

L’enfance et le langage, deux thèmes chers à Truffaut. L'enfant sauvage rend un bel hommage à l’Homme, animal social et doté de parole. A la différence de l’animal sauvage, l’être humain manie les lettres, exprime des sentiments (les premières larmes), ne vit pas seulement pour manger et boire et possède une conscience morale de la justice. Pour exprimer ce passage de la vie purement instinctive à celle d’un être raisonné, Truffaut retranscrit avec tendresse les premières expériences de la vie.

Comme pour souligner cette simplicité, cette découverte du monde, le style visuel retourne aux origines du cinéma : noir et blanc, fermetures d’iris, économie de moyens. On est bien loin de la recherche compulsive d’originalité et de nouveauté de La mariée était en noir ou du style coloré de Fahrenheit 451. L'enfant sauvage est une oeuvre poétique et littéraire, simple et belle. Sur des airs de Vivaldi, le film, d'une courte durée, a le temps de nous charmer et de nous convaincre.

Fahrenheit 451

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par myplanity

Fahrenheit 451
François Truffaut
1966

Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée, la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les
gens d'être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission de traquer les gens qui possèdent des livres et
de réduire ces objets en cendres. Guy Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, fait la connaissance de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction.

***


Truffaut part d’une bonne base en réalisant Fahrenheit 451, puisqu’il adapte le très célèbre roman éponyme de Ray Bradbury. Qui mieux que Truffaut, amoureux de la culture et de la littérature (Balzac dans Les 400 coups ; le roman qui donne son titre au film L’homme qui aimait les femmes) pour adapter cette ode à la culture ? Le roman est le témoin de son temps : écrit au sortir de la seconde guerre mondiale et en plein cœur du maccarthysme (1953). Mais comme souvent dans les bonnes œuvres de science-fiction (1984 d’Orwell, They live de Carpenter), le message est précurseur et ne perd rien de sa puissance évocatrice au fil des années : aujourd’hui encore, on rie jaune en voyant ces êtres humains devenus léthargiques par le biais de la télévision.

Sur la forme et d’un point de vue technique, le film a peu vieilli également. Excepté les quatre hommes volants assez ridicules, les effets spéciaux passent très biens, ils s’avèrent même assez impressionnants (le train retourné). La mise en scène est inspirée, virevoltante, d’un style coloré et rythmé, telle qu’on la retrouvera dans La mariée était en noir le film suivant de Truffaut. L’autre point commun entre les deux œuvres, c’est la musique de Bernard Herrmann, toujours aussi imposante et wagnérienne, en contrepoint avec la liberté de forme de ces deux films ‘nouvelle vague’. Le tout est très réussi, porté par d’excellents acteurs – Oskar Werner en Montag est parfait, emprunt d'une forte influence hitchcockienne et très poétique dans le décalage, par son côté parfois too much ou symbolique, par l'usage de téléphones ou de rasoirs à l'ancienne dans ce qui est censé être de la SF.

Tirez sur le pianiste

Publié le 13/03/2009 à 12:00 par myplanity
Tirez sur le pianiste
Tirez sur le pianiste
François Truffaut
1960

Un pianiste de bar commence a avoir des ennuis lorsque deux gangsters s'en prennent a son frère.

***

Bien qu'inégalement réussi à cause de quelques temps morts, Tirez sur le pianiste est un très beau film de Truffaut. Le réalisateur nous parle encore et toujours des femmes, sous les traits d'un film noir. Aznavour est excellent, et la mise en scène de toute beauté. La structure de l'intrigue, avec les deux mortes (au milieu et à la fin), n'est pas sans rappeler Vertigo du maître Sir Alfred Hitchcock. Le souvenir d'évenements passés qui ressurgissent dans la seconde moitié du film, l'aspect onirique du final, le dernier plan montrant un héros désabusé et seul, sont des élements qui évoquent également le chef d'oeuvre de 1958. Mais la patte de Truffaut est là, et elle fait de Tirez sur le pianiste un film unique et purement truffaldien.

La nuit américaine

Publié le 13/03/2009 à 12:00 par myplanity


La nuit américaine
François Truffaut
1973

Splendeurs et misères d'une équipe de tournage aux studios de la Victorine à Nice le temps de la conception d'un film.

***


Très bon film de Truffaut, qui met en abîme le septième art en permanence : on passe fréquemment du film tourné au tournage du film, et à la vie privée de l’équipe de ce tournage – on assiste alors à une sorte de ‘making of’ avant l’heure, la réalité semblant « plus vraie que nature » en contraste avec les scènes de tournages. Il nous arrive souvent d’oublier que nous sommes devant un film de fiction, écrit et prémédité, et non devant un documentaire.

Truffaut, qui y joue son propre rôle de réalisateur, signe évidemment une déclaration d’amour au cinéma, mais plus à l’acte de faire du cinéma qu’au cinéma en lui-même (sur écran) ou à la création artistique et intellectuelle. Il s’efforce de retranscrire la magie qu’il y a à voir le projet prendre forme et la mise en scène artificielle (bougies truquées, fenêtre sans maison) transformer les mots du scénario en une œuvre finie. Une bonne phrase pour résumer cette magie du cinéma (et particulièrement du montage), sort de la bouche d’une actrice qui parle d’un de ses précédents films : « Quand la projection du film s’est terminée, je me suis demandée : mais quand ai-je fait tout ça ? Sur le plateau j’avais l’impression de ne rien faire qu’attendre ! » Le film est rythmé, la mise en scène inventive, le concept éminemment original ; les acteurs sont impressionnants, là encore la frontière entre réalité et fiction disparaît comme par illusion, et la musique superbe de Delerue finalise le tout. Un petit bijou truffaldien.

L'Histoire d'Adèle H.

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par myplanity
L'Histoire d'Adèle H.
L'Histoire d'Adèle H.
François Truffaut
1975

La tragique histoire d'Adèle H., fille de Victor Hugo, aimant à la folie un officier qui n'éprouve aucun sentiment pour elle.

***

L'Histoire d'Adèle H. commence comme un petit chef d'oeuvre : images sublimes d'Isabelle Adjani, mise en scène intelligente, raffinée et bien rythmée de Truffaut. A vrai dire, notre engouement persiste jusqu'à la fin de la première heure, puis il descend lors de la dernière demi-heure. Le film devient alors légèrement fade, trop scolaire (voix-off finale très documentaire), et répétitif. Néanmoins, si L'histoire d'Adèle H. est un film inégal, qu'il n'est pas le meilleur travail de son réalisateur, il s'avère être une oeuvre globalement réussie sur les passions amoureuses, comme souvent chez Truffaut, et sur une femme deséspérée qui sombre dans la folie et dans la solitude.

L'homme qui aimait les femmes

Publié le 03/03/2009 à 12:00 par myplanity
L'homme qui aimait les femmes
L'homme qui aimait les femmes
François Truffaut
1977

L'amour intempestif d'un homme pour les femmes, toutes les femmes.

****

Encore un film très autobiographique pour Truffaut, qui nous présente un personnage attachant qui n’est ni un coureur ni un dragueur, mais simplement "l’homme qui aimait les femmes". Le tout se présente à nous avec assez d’humour, basé principalement sur un comique de répétition. Car il en passe, des femmes, dans cet appartement ! Et, comme il est dit à la fin, toutes possèdent leur beauté. Le film offre un rôle à la mesure de Charles Denner, dont le jeu tient complètement du génie. La mise en scène est parfaite, souvent virtuose, toujours somptueuse ; néanmoins, petite baisse de rythme dans les dernières minutes, qui n’empêche pas L’homme qui était les femmes d’être un superbe film.

La chambre verte

Publié le 03/03/2009 à 12:00 par myplanity
La chambre verte
La chambre verte
François Truffaut
1978

Un homme vit dans le souvenir de sa femme morte et a amenagé, dans sa maison, une chambre vouée au culte de son épouse.

**

Un film sombre et déconcertant. Déjà par le jeu d'acteur de François Truffaut qui se fait comédien pour la dernière fois de sa carrière : on ne sait vraiment s'il joue mal. Ou alors est-ce fait exprès que cet homme hanté par la mort débite ses propos de manière froide et distincte, sans émotion ? Pas facile de le savoir, et le film aurait dû être plus clair et ne pas laisser le doute au spectateur. Deuxièmement, le film est trop rigide, intellectuel, avec des personnages distants. Comment, alors, croire à ce personnage monomaniaque ? Enfin la réflexion sur la mort est un peu poussive, rébarbative. Néanmoins, le film n'est pas dénué de qualités. Il est doté d'une étrange beauté, notamment lors des scènes crépusculaires dans le cimetière, ou celles avec l'enfant muet.

La femme d'à côté

Publié le 01/03/2009 à 12:00 par myplanity
La femme d'à côté
La femme d'à côté
François Truffaut
1981

Ayant autrefois vécu des amours ombrageuses, Bernard et Mathilde, par le plus pur des hasards, se trouvent être voisins. Même s'ils sont mariés tous deux, leurs destins se croisent à nouveau.

****

Chef d'oeuvre de François Truffaut, La femme d'à côté est un cri d'amour aux femmes et au cinéma diaboliquement mis en scène. En effet, Truffaut fait de ce qui pourrait n'être qu'un simple triangle amoureux (ou plutôt quadrilatère) un tableau des passions humaines où l'amour et la mort se mêlent - de là à ranger La femme d'à côté aux côtés de Vertigo il n'y a qu'un pas, que je franchis avec joie ! Pour illustrer ces passions, rien de tel qu'un Depardieu déchaîné ou les yeux de braise de Fanny Ardant. Sublime.

François Truffaut

Publié le 28/02/2009 à 12:00 par myplanity
François Truffaut
François Truffaut
1932 - 1984

Filmographie :
(3 premiers court-métrages)
1954 : Une visite
1957 : Les Mistons
1958 : Une histoire d'eau cosigné avec Jean-Luc Godard

1959 : Les Quatre Cents Coups
1960 : Tirez sur le pianiste
1961 : Tire-au-flanc co-réalisé avec Claude de Givray
1962 : Antoine et Colette (moyen métrage du Film à sketches « L'Amour à 20 ans »)
1962 : Jules et Jim
1964 : La Peau douce
1966 : Fahrenheit 451
1968 : La mariée était en noir
1968 : Baisers volés
1969 : La Sirène du Mississippi
1969 : L'Enfant sauvage
1970 : Domicile conjugal
1971 : Les Deux Anglaises et le continent
1972 : Une belle fille comme moi
1973 : La Nuit américaine
1975 : L'Histoire d'Adèle H.
1976 : L'Argent de poche
1977 : L'Homme qui aimait les femmes
1978 : La Chambre verte
1979 : L'Amour en fuite
1980 : Le Dernier Métro
1981 : La Femme d'à côté
1983 : Vivement dimanche !


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