- Howard Hawks
Publié le 11/01/2009 à 12:00 par myplanity
Rio Lobo
Howard Hawks
1970
Le Colonel Cord McNally est chargé de réceptionner un transport de fonds important, destiné à financer les troupes nordistes dans leur guerre contre les confédérés. Il n'arrivera jamais. Le train qui contient le magot est malheureusement intercepté par une bande de sudistes bien organisés et, surtout, bien renseignés ... La guerre finie, Cord McNally part à la recherche des traîtres qui ont vendu les informations.
**
Avant-dernier film de Hawks,
El Dorado offrait une variation de
Rio Bravo certes inférieure à son modèle mais néanmoins de haute qualité.
Rio Lobo, la dernière oeuvre, n'y parvient pas. Malgré un bon début (et un beau générique prometteur), le film devient de plus en plus fade et morne. Ne nous méprenons pas, il se regarde... mais parce qu'on est en attente de quelque chose de grand. Et ce quelque chose n'arrive pas, on reste sur notre faim, et on retient donc surtout le mauvais : zoom
seventies, personnages sans âme (le comble pour Hawks), image neutre. Seul John Wayne, encore géant à 63 ans, donne une illusion de grand cinéma auquel Hawks nous a habitué.
Publié le 11/01/2009 à 12:00 par myplanity
La rivière rouge
Howard Hawks
1948
Tom Dunson a construit un empire du bétail avec son fils adoptif, Matthew Garth. Ensemble, ils partent avec un troupeau de dix mille bêtes à convoyer du Texas au Missouri.
***
Premier grand western de Hawks (deuxième en comptant le méconnu
Ville sans loi), on retrouve dans
La rivière rouge l'humanisme cher à son metteur en scène. Tout comme bon nombre de ses chefs d'oeuvre, on retrouve le traitement de l'amitié, l'amour, et le rôle salvateur de la femme. Western atypique en avance sur son temps, il est doté d'un fort suspense, d'un casting exceptionnel (Wayne - Montgomery Clift) et surtout d'une mise en scène à couper le souffle.
Publié le 11/01/2009 à 12:00 par myplanity
El Dorado
Howard Hawks
1966
Cole Thorton, célèbre mercenaire, est à peine arrivé que le shérif Jimmy Harah vient s'enquérir auprès de lui de l'objet de sa présence dans la ville. Ce dernier le dissuade aussitôt d'entrer au service de Bart Jason, propriétaire terrien, prêt à tout pour s'emparer des sources d'eau de la famille Mc Donald.
***
El Dorado est très célèbre pour être un cas d'auto-remake, Howard Hawks reprenant la trame de son
Rio Bravo. Dans les deux oeuvres, un groupe de 'bons' pas forcément exempts de faiblesses doivent parvenir à garder un 'mauvais' dans sa cellule jusqu'à l'arrivée de l'homme de loi. Ce groupe est à nouveau composé du costaud courageux, de l'alcoolique mal rasé et en peine d'amour, du vieillard bavard et du débutant quasi adolescent. Malgré tout, le réalisateur y apporte ses modifications en rendant le tout plus complexe, et donc moins pur aussi, et en décalant le noeud de l'intrigue vers la fin, avec une première partie qui nous présente plus longuement les personnages (épisode où Wayne se fait tirer dessus, etc). On notera que le jeune n'est plus naïf et audacieux mais qu'il a vu la mort et qu'il n'est pas expert et que Wayne n'a plus de problème en amour mais qu'il en a face au viellissement de son corps. Sinon, il est vrai qu'
El Dorado souffre de la comparaison avec son prédecesseur, car il suffit d'avoir vu
Rio Bravo pour prévoir les grandes lignes (là où
L'homme qui en savait trop deuxième version par Hitchcock était à mille lieues du premier brouillon). Néanmoins, le film en lui-même reste plaisant à voir, grâce aux légendes qu'on y croise et à la mise en scène rythmée de Hawks.
Publié le 10/01/2009 à 12:00 par myplanity
Hatari !
Howard Hawks
1962
Une jeune femme dirige une réserve d'animaux sauvages en Afrique et vend une partie des animaux pour des zoos. Le petit groupe, formé d'hommes de tempérament différent mais unis, est perturbé par l'arrivée d'une ravissante photographe, Dallas, caricature de la citadine peu débrouillarde dont s'éprend malgré lui Sean Mercer, personnage bourru. La situation devient burlesque quand Dallas recueille trois éléphanteaux.
**
Comme pour
Rio Bravo son précedent film, Howard Hawks saisit un genre pré-établit et bien codifié pour le rendre plus humain. Avec
Hatari ! c'est le film d'aventure. Il enlève à ses personnages principaux un quelconque but, une quelconque tâche à accomplir, habituellement semée d'obstacle - bref, le schéma classique - et ne fait que nous raconter leur vie en groupe dans un lieu restreint et une période délimitée (la saison de chasse). Il est donc vrai que les personnages deviennent très vite attachants et son plus humains que nature. Néanmoins, un humour parfois trop enfantin gâche le tout, et le film commence sérieusement à se répeter sur la fin.
Publié le 10/01/2009 à 12:00 par myplanity
Rio Bravo
Howard Hawks
1959
Le shérif John T. Chance aidé de son adjoint Dude, alcoolique notoire, arrête le meurtrier Joe Burdett. Or, celui-ci n’est autre que le frère de Nathan Burdett, riche propriétaire terrien, fermement résolu à le délivrer avec l’appui de ses sbires.
****
Réalisé en 1959 par Howard Hawks,
Rio Bravo modernise le western en y apportant la Hawks touch', à savoir traiter les drames avec humour et en divertissant, et donner aux personnages la plus grande humanité possible. En cela,
Rio Bravo s'avère être l'un de ses meilleurs films, un chef d'oeuvre qui est resté dans les annales. Ce western qui "sent le renfermé" (on ne sort jamais du village, donc quasi-huis clot) est prenant jusqu'à la dernière minute, malgré l'absence de poursuites dans la Monument Valley avec les Indiens. En cela c'est l'un des westerns les plus humains qui soit, avec John Wayne qui perd son statut de brute insensible face à la beauté féminine, Dean Martin en prise avec l'alcool et Stumpy un vieillard boiteux. Des personnages auxquels le temps à fait du mal (Grant s'est renfermé sur lui-même, l'alcoolisme de Dude s'explique par un échec en amour). En un simple western, Hawks aborde un tas de motifs, avec donc le rapport au passé, et la rédemption qui va avec, mais aussi les rapports de camaraderie et ceux hommes-femmes (majeur chez le metteur en scène). Il crée un fabuleux personnage en la personne de Feathers, jouée par Angie Dickinson sublime. En même temps, l'action est très prenante et le suspense monte ; c'est même cet attachement aux personnages, qui nous sont rendus attachants en montrant leurs faiblesses, qui fait monter notre inquiétude pour eux dans les multiples situations qui traversent le film (final excellent).
Publié le 09/01/2009 à 12:00 par myplanity
Les hommes préfèrent les blondes
Howard Hawks
1953
D'une part, Lorelei Lee et de l'autre, Dorothy Show. La première, blonde naïve, n'est intéressée que par les hommes riches et le mot « diamant », la deuxième, brune à la répartie bien aiguisée, tombe toujours amoureuse d'hommes honnêtes mais peu fortunés, et ce au grand désespoir de son amie.
***
Superbe comédie musicale signée Howard Hawks,
Les hommes préfèrent les blondes traite avec ironie de l'amour purement pécunier. Le film est littéralement porté par la prestation sensationnelle de Marilyn Monroe, certes très belle, mais aussi excellente actrice de comédie et chanteuse. On alterne entre scènes chantées et scènes de comédie, pour un rendu hyper glamour mais aussi très osé. Hawks prouve qu'il est l'un des premier à avoir intelligemment mis en scène les femmes, puisqu'il en fait les personnages principaux qui roulent les hommes dans la farine. Un pur moment de bonheur, dont on retiendra surtout
Bye Bye Baby, la parodie de Marilyn par Jane Russell et Marilyn au sommet de son art dans
Diamonds are a girl best friend.
Publié le 08/01/2009 à 12:00 par myplanity
Chérie je me sens rajeunir
Howard Hawks
1952
Barnaby Fulton, chimiste de talent, tente de mettre au point une eau de jouvence. La guenon qui lui sert de cobaye s'échappe et l'imitant, concocte sa propre mixture. Barnaby en boit et se conduit comme un gamin. Puis c'est sa femme qui en ingurgite...
***
Septième comédie d'Howard Hawks,
Chérie je me sens rajeunir se fait une fois de plus avec Cary Grant, qui trouve dans cette comédie farcesque toutes les lignes nécessaires pour faire briller ses talents d'immense comédien. A ses côtés Ginger Rogers, et dans un plus petit rôle Marilyn Monroe. Autant dire que le film repose beaucoup sur le casting ! La plupart des gags font mouche, mais quelques uns tombe à plat. Il en reste une comédie légère et sucrée, un moment de bonne humeur qui finit dans le chaos et dont on retient que jeunesse ne rime pas forcément avec bonheur, ni malheur avec vieillesse. Un dialogue culte au milieu de cette sympathique comédie, par Marilyn : "mon patron m'a dit de faire attention à la ponctuation, alors maintenant je viens plus tôt"
Publié le 08/01/2009 à 12:00 par myplanity
La captive aux yeux clairs
Howard Hawks
1952
Deux jeunes cow-boys, embauchés par des trappeurs français, s'engagent dans une expédition marchande. Ils doivent remonter le Mississippi et tenteront de déjouer les plans malfaisants d'une compagnie de fourrure concurrente. Ils ne résisteront pas aux charmes d'une ravissante Indienne, enlevée par une autre tribu à son chef, et qu'ils essayeront d'aider.
***
Troisième western de Hawks après
Ville sans loi,
La rivière rouge, et avant
Rio Bravo,
El Dorado et
Rio Lobo,
La captive aux yeux clairs se détache certainement des autres films du genre. Atypique pour un western, il semble nous transporter sur le fleuve du Mississipi. Bien que le film soit divertissant, bien rythmé et prenant jusqu'au bout, il est également très calme et agréable, une vrai bouffée d'air frais. Il est néanmoins dommage que l'animosité censée apparaître entre les deux amis vers la fin ne soit pas très bien rendue, ce qui gâche la dernière péripétie et le dénouement. Sinon, Kirk Douglas est absolument génial, à ses débuts son jeu est déjà fin et sa personnalité attachante, et la mise en scène de Hawks est celle d'un expert, dans une esthétique rappelant rappelant parfois Ford à la même époque (
Rio Grande et
Le convoi des braves pour être précis). Un western entraînant et rafraichissant, aux multiples péripéties et sous le signe de la légereté, mais néanmoins inégal, surtout pour les dernières scènes qui laissent sur sa faim.
Publié le 07/01/2009 à 12:00 par myplanity
Le grand sommeil
Howard Hawks
1946
Résumé
Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fille cadette, Carmen. Mais Marlowe découvre que le maître chanteur a été assassiné. Rapidement, les cadavres s'accumulent et l'intrigue se complique.
****
L'anecdote célèbre sur
Le grand sommeil est que ni Hawks, ni le scénariste, ni l'écrivain du roman n'avaient complètement compris l'intégralité de l'intrigue. En effet, on passe de rebondissement en rebondissement, qui chaque fois font remonter le mystère, l'interrogation du spectateur. Au final, on n'a pas tout compris, on ne sait plus vraiment qui est le cadavre et qui est l'assassin, mais on est pourtant envoûté par ce summum du film noir. C'est même cette instabilité de l'intrigue qui nous tient en halène. Un film jubilatoire, briament mis en scène par Hawks, et interprété par le couple Bogart/Bacall.
Publié le 07/01/2009 à 12:00 par myplanity
1926 : The Road to Glory
1926 : Sa Majesté la Femme
1927 : Si nos maris s'amusent
1927 : Princesse sans Amour
1928 : Une fille dans chaque port
1928 : L'Insoumise
1928 : Les Rois de l'air
1929 : L'Affaire Manderson
1930 : La Patrouille de l'aube
1931 : Code Criminel
1932 : La Foule hurle
1932 : Scarface
1932 : Le Harpon rouge
1933 : Après nous le déluge
1934 : Train de luxe
1935 : Ville sans loi
1936 : Brumes
1936 : Sutter's Gold
1936 : Les Chemins de la gloire
1936 : Le Vandale
1938 : L'Impossible Monsieur Bébé
1939 : Seuls les anges ont des ailes
1940 : La Dame du vendredi
1941 : Sergent York
1941 : Boule de feu
1943 : Air Force
1944 : Le Port de l'angoisse
1946 : Le Grand Sommeil
1948 : La Rivière rouge
1949 : Si bémol et fa dièse
1949 : Allez coucher ailleurs
1952 : La Captive aux yeux clairs
1952 : Chérie, je me sens rajeunir
1953 : Les hommes préfèrent les blondes
1955 : La Terre des pharaons
1959 : Rio Bravo
1962 : Hatari
1964 : Le Sport favori de l'homme
1965 : Ligne rouge 7000
1966 : El Dorado
1970 : Rio Lobo