- John Carpenter
Publié le 09/07/2008 à 12:00 par myplanity
Los Angeles 2013
Titre original : Escape from L.A.
Année : 1996
Durée : 1h41
Genre : Science-fiction, thriller
Réalisation : John Carpenter
Avec : Kurt Russell, Peter Fonda, Cliff Robertson
RESUME
Le fameux "Big One" tant redouté a eu lieu en 1998 et a isolé Los Angeles du reste des Etats-Unis. Quinze ans plus tard, les Etats-Unis se sont dotés d'un président particulièrement puritain et politiquement correct qui envoie tous les délinquants à Los Angeles, devenue l'ile la plus dangereuse du monde. Cuervo Jones, anarchiste latino-americain, règne sur ce bout de terre et s'est mis dans la tête, avec l'aide de la fille du président qui s'est ralliée à sa cause, de neutraliser toutes les sources d'énergie artificielles de la planète.
AVIS
Après son remake du
Village des damnés, John Carpenter réalise un auto-remake de
New York 1997, sous les apparences d'une suite. Le contenu critique de
Los Angeles 2013 nous parle plus que son prédecesseur, car le film est plus proche de nous (par exemple l'excellent passage des liftings). Le second épisode est donc plus riche, plus fouillé, mais également moins prenant et nous laisse une petite pointe de déception. En effet, le film est peut-être injustifié. La trame est la même, seuls les personnages sont différents. Les deux se valent donc, mais
Los Angeles 2013 est moins apréciable puisqu'il ne nous surprend pas!
On peut dire que le même problème se posait avec Hitchcock et ses deux
Homme qui en savait trop, mais dans ce cas précis, le second était réellement mieux que le premier. Ici c'est plutôt le contraire. Malgré tout, le scénario est original et digne d'une bande dessinée (beaucoup de péripéties et d'imagination). Les personnages sont plus nombreux, ce qui donne lieu à un casting alléchant : Peter Fonda, Cliff Robertson en président, Bruce Campbell, Steve Buscemi et Pam Grier (
Jackie Brown) ! Kurt Russell toujours excellent, mais malheureusement, cet excès de péripéties et de personnages lui volent un peu la vedette.
EN BREF, le film manque de peu d'être jubilatoire (grâce au retour de Snake). Une trame différente du premier, en reprenant juste l'esprit critique, aurait été préférable.
**
Publié le 09/07/2008 à 12:00 par myplanity
Le village des damnés
Titre original : Village of the Damned
Année : 1995
Durée : 1h38
Genre : Epouvante, Horreur
Réalisation : John Carpenter
Avec : Christopher Reeve, Kirstie Alley, Mark Hamill
RESUME
Un jour d'automne, une force invisible et mystérieuse endort les habitants du modeste village de Midwich. Quelques semaines plus tard, le docteur Alan Chaffee découvre qu'une dizaine de ses patientes attendent un heureux évènement.
AVIS
Avec
Le Village des damnés, John Carpenter confirme que son parcours est en dents de scie : en terme de qualité,
Halloween,
New York 1997,
The Thing,
Jack Burton dans les griffes du Mandarin et
L'antre de la folie se détachent. Ils sont entrecoupés de films plus ou moins réussis (les très respectables
Christine,
Invasion Los Angeles,
Prince des Ténèbres,
Fog et
Los Angeles 2013). Deux sont réellement moins bons :
Ghosts of Mars et
Le Village des damnés. Tout n'est pas à perdre dans ce remake du célèbre film des années 60. Carpenter nous propose comme toujours une mise en scène plus que correcte, et quelques passages sont excellents. Pourtant, on tombe parfois au niveau d'un téléfilm bidon! La mort d'une des mères au début, pourtant assez prenante, se termine par un fondu au noir tout droit sortit des
Feux de l'amour.
Etonnemment, Carpenter réalise un film très peu prenant. On ne le sens pas impliqué, les épisode se succèdent sans grande tension. Niveau casting, bravo quand même à Christopher Reeve, parfait dans son rôle. La présence de Mark Hamill est agréable également. Son personnage lui va comme un gant. Néanmoins, le reste du casting n'est vraiment pas charismatique. L'interprète de Susan Verner, par exemple, est tout bonnement insupportable.
EN BREF, décevant. Un film qui remet en question le talent de son réalisateur.
*
Publié le 08/07/2008 à 12:00 par myplanity
L'Antre de la Folie
Titre original : In the Mouth of Madness
Année : 1994
Durée : 1h35
Genre : Horreur
Réalisation : John Carpenter
Avec : Sam Neill, Jürgen Prochnow, Julie Carmen
RESUME
John Trent est enquêteur pour les assurances. Il est chargé par Jackson Harglow, le directeur de la maison d'édition « Arcane », de retrouver Sutter Cane, un écrivain à succès qui a disparu. Durant ses investigations, John se rend compte que le monde d'épouvante apparemment fictif créé par Sutter Cane serait en fait bien réel.
AVIS
Après l'OVNI
Jack Burton dans les Griffes du Mandarin et les deux
Invasion Los Angeles et
Prince des Ténèbres, John Carpenter revient en force avec un de ses meilleurs films,
L'Antre de la folie. Il conclue ce qu'il appellera sa 'trilogie de l'apocalypse', avec
The Thing et
Prince des Ténèbres. Le film tente de traduire l'ambiance de terreur des nouvelles de Lovecraft, très peu et souvent très mal adapté au cinéma (
Re-animator est bien, mais moins dans l'esprit de l'écrivain). On y retrouve des monstres, des 'Grands Anciens', présents sur notre planète bien avant nous et envieux de reprendre leur pouvoir. Mais, en plus d'adapter cette angoisse d'apocalypse, Carpenter retranscrit la folie qui prend le lecteur à la lecture de ces nouvelles. En lisant Lovecraft, on est envoûté par son style hyper réaliste et on finit par se demander si Lovecraft n'est pas qu'un simple traducteur du fameux Necronomicon... D'où ce personnage de Sutter Cane, qui ne fait pas qu'inventer.
Ces angoisses et cette folie, cette impression "
d'être le dernier" qui habite les écrits de Lovecraft sont donc très bien rendue dans le film. Il nous mène d'un monde prosaïque, simple, rempli de vérités concrètes, celui de l'assureur John Trent, à un univers sans logique aucune. Mais au final, Trent est-il bien témoin comme les autres ("ça a l'air d'aller mal dehors...") ou est il simplement fou ? La scène dans le cinéma où Sam Neill regarde son propre film semble vouloir signifier que tout cela n'est qu'une ode aux fictions littéraires et cinématographiques, qui nous font croire l'espace d'un instant à leurs folles histoires. Sutter Cane fait également allusion à un autre écrivain, Stephen King (n'oublions pas que Carpenter a adapté
Christine). On retrouve de l'auteur le succès phénoménal et presque inquiétant de ses livres horrifiques, ainsi que le décor: le Maine.
Par son ambiance dingue, ses petites phrases cultes (
"et bien... saluez le de ma part", "je ne suis pas fou!") et surtout son originalité,
L'antre de la folie est un film jouissif à decouvrir. La mise en scène est impeccable et les acteurs très bons. La présence de Sam Neill, absolument génial, n'y est pas pour rien. On notera également la présence de Charlton Heston en second rôle.
EN BREF, un film dingue et prenant, qui ravit les fans d'horreur.
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Publié le 05/07/2008 à 12:00 par myplanity
Invasion Los Angeles
Titre original : They Live
Année : 1988
Durée : 1h35
Genre : Science-fiction, thriller
Réalisation : John Carpenter
Avec : Roddy Piper, Keith David, Meg Foster
RESUME
Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.
AVIS
Tout comme
Prince des ténèbres, le film suivant de Carpenter,
Invasion Los Angeles, a tout d'une série B. En effet, le film possède ses quelques imperfections (surtout au niveau du charisme des personnages) et n'est pas un chef d'oeuvre. Pourtant, il est passé pas loin : le contenu, une dénonciation de l'enrichissement sur le dos des prolétaires, ainsi que de l'endormissement du peuple par les médias, est osé et jubilatoire. Le film n'est pas hyper prenant mais juste sympa. On retiendra surtout les têtes affreuses des extraterrestres, la scène de bagarre absurde et hyper longue, et l'épilogue amusant. Dommage que le film n'aille pas assez loin parfois.
EN BREF, malgré son contenu critique et ses idées riches, le film ne décolle pas complètement.
**
Publié le 02/07/2008 à 12:00 par myplanity
Prince des Ténèbres
Titre original : Prince of Darkness
Année : 1987
Durée : 1h40
Genre : Fantastique, Horreur
Réalisation : John Carpenter
Avec : Victor Wong, Donald Pleasence, Jameson Parker
RESUME
À la demande d'un prêtre, le père Loomis, le professeur Birack et plusieurs de ses étudiants entreprennent d'étudier un mystérieux cylindre conservé dans une église désaffectée de Los Angeles. Les analyses de ces scientifiques tendent à penser que le liquide vert prisonnier de ce cylindre n'est autre que le fils de Satan attendant sa libération.
AVIS
Après l'échec commercial de
Jack Burton dans les griffes du Mandarin, Carpenter doit revoir le budget de
Prince des Ténèbres à la baisse. En résulte une série b horrifique de bon niveau, qui m'avait plu la première fois, mais déçu la seconde. Alors, qu'en dire ? Je pense que le spectateur est à fond dedans à la première vision, grâce à l'ambiance qu'instaure le réalisateur, et au suspense qu'il distille (images inquiétantes, vers le début). Mais tout de même, on peut dire avec objectivité que le scénario et les dialogues sont décevants, tirant vers le n'importe quoi scientifique, et les acteurs peu charismatiques globalement. Heureusement, la présence forte de Donald Pleasence relève le niveau.
EN BREF, le film m'avait impressionné la première fois. Il m'a laissé de marbre la seconde. Ca reste tout de même un honnête film d'horreur, lorgnant sur le Lovecraft, avec quand même la mise en scène de Big John et la présence de Donald Pleasence.
**
Publié le 01/07/2008 à 12:00 par myplanity
Christine
Année : 1983
Durée : 1h50
Genre : Fantastique, Epouvante
Réalisation : John Carpenter
Avec : Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul
RESUME
La premiere fois qu'Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beaute aux formes eblouissantes. C'etait dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle plymouth, modele 57, n'aime pas trop les rivales. Gare a celles qui voudront approcher Arnie!
AVIS
Après le futuriste et satirique
New York 1997 et le pessimiste et glauque
The Thing, Carpenter revient à un film d'horreur de 'série b', à la
Halloween ou
Fog, sans grandes prétentions. Avec
Christine, on sait qu'on aura affaire à un film non-parfait, moins grandiose que
The Thing par exemple, et qu'il faut impérativement regarder le soir avec pop-corns. En adaptant le roman de Stephen King (plus sérieux, d'ailleurs), Carpenter passe du tueur maniaque et des fantômes vengeurs à la voiture tueuse. Comme toujours, le mal n'est pas humain, et c'est pour ça qu'il est indéstructible. 'La Chose' ne meurt jamais, Michael Myers non-plus, et bien Christine se répare toute seule!
Si en sortant du film, on se dit "c'était sympa, mais pas un chef d'oeuvre non-plus", il n'en reste pas moins que l'effet du film fonctionne
pendant.
Christine ayant moins ou mieux vieilli qu'
Halloween, le rythme est meilleur et les sursauts fonctionnent bien. Si, une fois le film terminé, on se demande comment on a pu croire à une telle histoire, on est tout de même happé par l'intrigue.
Une intrigue servie par des acteurs pas mauvais, mais débutants. Tout de même, mention spéciale à Keith Gordon, qu'on peut voir aussi dans
Pulsions du grand De Palma, qui est vraiment marrant dans ce rôle d'Arnie (je sais pas si c'est vraiment le mot). Et surtout, la mise en scène. Comme dans chacun des ses films, Carpenter nous offre un esthétisme parfait. L'image en 16/9 est une fois de plus parfaite, le cadrage superbe. On retiendra surtout la toute première scène, avec son ton sépia, absolument géniale. Et également aux créateurs des effets spéciaux, pour la reconstitution de la voiture, qui n'a absolument pas vieilli et impressionne aujourd'hui encore.
EN BREF, un bon petit film d'horreur, Carpenter connaît les ressorts du genre.
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Publié le 24/06/2008 à 12:00 par myplanity
The Thing
Année : 1982
Durée : 1h48
Genre : Epouvante, Horreur
Réalisation : John Carpenter
Avec : Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley
Interdit aux - 12 ans
RESUME
D'étranges phénomènes se déroulent dans un camp norvégiens de l'Antarctique.
AVIS
Juste après
New York 1997, film futuriste et satirique, John Carpenter retrouve Kurt Russell pour
The Thing. En réalisant ce huis-clot angoissant, Carpenter signe un coup de maître : il a inventé un nouveau genre de l'horreur avec
Halloween, mais déjà le
'slasher' s'essouffle à coup de nanars. Il arrive pourtant, et avec un budget dérisoire, à créer un chef d'oeuvre de terreur, qui encore aujourd'hui retourne le spectateur. Malheureusement, le film n'a connu le succès esconté que des années plus tard : en effet, la même année sortait
E.T. de Spielberg, tandis que
The Thing présentait une version des extraterrestres beaucoup plus pessimiste...
Ce qu'on remarque beaucoup dans le film, ce sont les effets spéciaux. Réalisé alors sans aucune image de synthèse, 'artisanalement', ils peuvent surprendre la première fois. Alors, c'est vrai qu'ils jouent un rôle important (métamorphoses en tout genre, créature visqueuse, etc), mais le suspense, heureusement, ne repose pas dessus. Carpenter parvient à instaurer un vrai climat d'angoisse, si bien qu'à la scène des tests de sang, le suspense est réellement insoutenable. Les décors glauques participent à l'ambiance, et la musique, exceptionnellement composée par Morricone (habituellement, Carpenter s'en charge), est elle aussi un facteur de cette ambiance.

Donc, pour tout amateur d'angoisse, le film rempli amplement son contrat : faire peur. Mais là, pas de sursauts faciles et de blondes manucurées. Le film est, en plus d'angoissant, assez retournant et même... triste. Pas de quoi pleurer, mais horriblement pessimiste. Le mal est incurable, indestructible, et nos héros ne peuvent y échapper. Enfin,
The Thing vaut pour une belle galerie de personnages, tous masculins, qui doutent de chacun, et un héro attachant, MacReady, joué encore une fois avec brio par Kurt Russell.
EN BREF, angoissant, sombre, pessimiste, sérieux. Une terreur est installée dès le début, et elle ne nous quitte pas, même après la dernière image. L'un des meilleurs films d'épouvante ; pas mal d'effets, beaucoup de suspense.
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Publié le 22/06/2008 à 12:00 par myplanity
John Carpenter, réalisateur américain, né en 1948.
Réalisateur malheureusement trop méconnu, John Carpenter possède dans sa filmographie un bon nombre d'oeuvres excellentes. Sous une apparence de simples films d'horreur, certains de ses films dévoilent bien souvent quelques messages, contre le conformisme ou la consommation. C'est le cas d'
Assaut,
New York 1997,
Invasion Los Angeles ou
Los Angeles 2013. Mais la plupart sont a prendre comme des divertissement, horrifiques ou non, en tout cas souvent prenants (
Halloween,
L'antre de la folie ou encore le monument
The Thing). En effet, si ses films ne sont pas exempt de défauts, on ne pourra que s'incliner devant le talent de 'Big John' a faire monter la tension!
Si on regarde plus la forme que le fond, on voit que John Carpenter opte toujours pour le suspense plutôt que le gore, même quand son film bénéficie de nombreux effets spéciaux.
The Thing en est le meilleur exemple : malgré ses effets nombreux, le film marche surtout pour son ambiance noire, son suspense parfois insoutenable et son climat oppressant. Big John a pour influence Howard Hawks, le genre du western (les codes du duel sont souvent repris, par exemple dans
New York 1997 ou
Invasion Los Angeles) ou encore Lovecraft (hommage explicite dans
L'antre de la folie, même style dans
Le prince des ténèbres). On regrette néanmoins que le metteur en scène n'ait rien réalisé depuis 2001, avec
Ghost of Mars, si ce n'est deux épisodes de
Masters of Horror. On peut espérer son retour, avec
L.A.Gothic, a moins qu'il n'ait décidé d'enterrer sa carrière.
1974 :
Dark star
1976 :
Assaut
1978 :
Halloween, la nuit des masques
1978 :
Meurtre au 43e étage (téléfilm)
1979 :
Le Roman d'Elvis (téléfilm)
1980 :
Fog
1981 :
New York 1997
1982 :
The Thing
1983 :
Christine
1984 :
Starman
1986 :
Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin
1987 :
Prince des ténèbres
1988 :
Invasion Los Angeles
1992 :
Les Aventures d'un homme invisible
1993 :
Petits cauchemars avant la nuit ou
Body Bags (segments
La Station service et
Les Cheveux du Docteur Miracle) (téléfilm)
1995 :
L'Antre de la folie
1995 :
Le Village des damnés
1996 :
Los Angeles 2013
1998 :
Vampires
2001 :
Ghosts of Mars
2006 :
Masters of Horror
2007 :
Masters of Horror
2008 :
L. A. Gothic (Prochainement)
Mes avis sur
Halloween
http://myplanity.centerblog.net/3838811-Halloween
New York 1997
http://myplanity.centerblog.net/4000800-New-York-1997
Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin
http://myplanity.centerblog.net/4164298-Les-aventures-de-Jack-Burton-dans-les-griffes-du-Mandarin
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par myplanity
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin
Titre original : Big Trouble in Little China
Année : 1986
Genre : Fantastique, aventure
Réalisation : John Carpenter
Avec : Kurt Russell, Kim Catrall
RESUME
Les aventures du baroudeur Jack Burton à Chinatown, où règne le terrible sorcier Lo Pan. Celui-ci pense pouvoir retrouver son enveloppe charnelle grâce aux beaux yeux verts de Miao Yin, délicieuse Chinoise fiancée a un ami de Jack...
AVIS
Réalisé par John Carpenter en 1986, entre
Starman et
Prince des Ténèbres,
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin joue sur la carte de l'autodérision et de l'audace. Le film est à voir comme une parodie de films d'aventures, avec son héros costaux mais complètement inutile et quelques répliques ringardes. Mais ne vous attendez pas à tirer quelque essence de cette oeuvre : c'est bien n'importe quoi. Et oui, saviez-vous que des seigneurs ninjas apparaissait de temps à autre à Little China à Los Angeles, dans des nuages verts ? Que vous pouviez les traverser ? Que Lopan se matérialisait en se mariant à une chinoise aux yeux verts ?! A voir absolument dans l'esprit 'délire', et si possible tard, avec une ou deux pizzas. Mais malgré cela, on peut en tirer la même conclusion qu'
Il était une fois en Amérique (oui, je sais, étonnante comparaison) : en effet, on voit pendant quelques instants à la fin du film, notre ami magicien chinois fumer de l'opium dans son coin. Alors tout ceci a-t-il été halluciné ? Ou le message est-il : moi, 'John Carpenter, je fume de l'opium pour écrire des scénarios trop cools' ?
"-Ca te fait pas chaud au coeur?
-... Non, froid dans le dos."
"Le vieux Jack Burton dit toujours..."
EN BREF un film assez délirant, absurde, au scénario inutile (mais c'est le but) et surtout étonnant. A croire qu'on a affaire à un détournement. Dommage qu'il manque une ou deux scènes cultes. Mais Big John ne fait rien comme tout le monde.
***
EXTRAIT :
MUSIQUE :
Publié le 16/02/2008 à 12:00 par myplanity
New York 1997
Titre original : Escape from New York
Année : 1981
Genre : Action, science-fiction
Réalisation : John Carpenter
Avec : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasence,
RESUME
En 1997, Manhattan est devenu une immense île-prison ou trois millions de détenus sont organisés en bandes rivales. A la suite d'un attentat, l'avion du Président des Etats-Unis se crashe dans le pénitencier. Le chargé de sécurité Bob Hauk décide d'envoyer un prisonnier pour le récupérer. Ce détenu s'appelle Snake Plissken. Lâché à l'intérieur, il doit se frayer un chemin en évitant les loubards et les cannibales qui peuplent Manhattan. Snake n'a que quelques heures pour récupérer le président, éviter un incident diplomatique catastrophique et surtout... désamorcer les mini-bombes qu'on lui a implantées dans le corps à son insu.
AVIS
Réalisé en 1981 par le grand John Carpenter,
New York 1997 est un film futuriste, sensé se dérouler en... 1997. C'est bien le seul hic du film, quand on le voit aujourd'hui. Alors, oui, New York n'est jamais devenu tel qu'il est dépeint (quoique), mais il suffit de ce dire qu'on regarde "New York 2555" ! Une suite-remake a d'ailleurs été réalisée par Carpenter,
Los Angeles 2013. Réalisateur de talent du célèbre
Halloween et de
Assaut, Carpenter livre ici sont troisième grand film. Suivront d'autres géniaux
Prince des ténèbres,
L'antre de la folie,
The Thing...
La mise en scène de Big John démontre, comme d'habitude, un grand talent, de maîtrise et de génie. Le film baigne totalement dans une nuit noire, éclairé par les lumières de la ville. Le suspense est bien tenu tout le long du film, sans baisse de rythme. Le film, en plus d'être un excellent film d'action, délivre un bon nombre de messages et de critiques : il crée un régime carcéral, un monde divisé, où la Statue de la Liberté est la tour de garde d'une gigantesque prison. Une oeuvre, comme toujours avec Carpenter, mais plus ici encore, qui se fiche pas mal des convenues hollywoodiennes : le héros, Snake, est courageux, certes, mais uniquement pour sauver sa peau. De plus, tout ne se finit pas en idylle.
Le film est magnifiquement servit par de très bons acteurs, dont Kurt Russell, qui joue pour la première fois dans un film de Carpenter (excepté le biopic
Le roman d'Elvis). On y retrouve également, avec surprise, Lee Van Cleef, célèbre méchant des Leone, en grand patron de la police (Carpenter semble rendre hommage aux duels de western dans une scène où l'acteur affronte un des kidnappeur dans la rue) ainsi qu'Ernest Borgnine, lui aussi fameux acteur de western. On retrouve également les habitués du metteur en scène : Donald Pleasence, parfait en président, Adrienne Barbeau (ex-femme de Carpenter) et dans d'autres petits rôles Harry Dean Stanton, Tom Atkins, Charles Cyphers, vus dans
Christine,
Fog ou encore
Halloween. N'oublions pas au casting John Carpenter himself à la musique, qui nous encore une fois composé un thème génial, à l'image de son film.
EN BREF, encore un film culte de Carpenter. Mise en scène, musiques, acteurs... 'carpenterien' et parfait.
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MUSIQUE :