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bonjour!! bravo pour ton blog, extra plein de renseignements, très complet, super vraiment, je te mets dans me...
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Par rosearcana, le 29.09.2009

ce qui est génial avec tarantino, c'est qu'il est amoureux du cinéma et sait mettre en valeur tous ses acteurs...
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Par elisa, le 04.09.2009

c'est tout? capra,et ce film méritent une analyse plus poussée......
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Par hawkeye, le 17.07.2009

votre blog devrait être élu encyclopédie officielle du 7 ème art ! merci pour tous les renseignements, bonn...
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Par Emilie, le 10.06.2009

ce cinéaste est un génie fou !!!...
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Par youpi, le 27.05.2009

sympa toute ses captures de gran torino ca me redonne envie de voir le film tiens et pourtant je trouve que c'...
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Par Cinéphile Amateur, le 09.03.2009

bravo pour cet article très pertinent et intéressant....
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hell nicomyers... mo i je ne dirai pas "à force de te lire" puisque tu viens seulement de t'inscrire sur le f...
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- Quentin Tarantino

Inglourious Basterds - Quentin Tarantino - 2009

 

Plutôt que de truffer son film de références aux séries B comme il l'a fait dans le passé, Quentin Tarantino s'assagit et réalise un véritable hommage au septième art dans son ensemble grâce à Inglourious Basterds. Déjà, le défi est de taille : alors qu'il nous a déjà prouvé que l'écran offrait juste assez de distance pour apprécier et parfois même rire de violences intolérables, il s'agit maintenant de montrer la force du spectacle face au poids culturel de l'Histoire. Défi plutôt réussi. Tout en jouant avec le feu, Tarantino parvient comme dans Kill Bill à révéler l'ambiguïté de la vengeance, son plat-qui-se-mange-froid et son thème favoris : la satisfaction qu'elle apporte est-elle suffisante face à la déshumanisation qui en découle ? Grâce au monde parallèle qu'offre le cinéma, pendant quelques temps les nazis deviennent les proies des Juifs, et malgré notre antipathie pour eux et leurs agissements, on a tout de même mal au ventre en voyant leur crâne découpé en gros plan - hum. Prévoyez des sacs en papiers quand même...

 

 

Inglourious Basterds pose donc cette question gênante et nous laisse sur une ambiguïté, ouvre le débat. Ce qui n'est pas une première pour Tarantino, loin s'en faut, puisque Kill Bill montrait déjà les extrémités de la vengeance, comme de laisser un enfant orphelin ou même de perdre des années de sa vie pour la satisfaire. Le génie du réalisateur est d'être parvenu à alterner les degrés, faisant passer le spectateur de morts dramatiques à dégommages funs (celui du führer plus particulièrement). Il semble qu'il ait voulu faire un grand éclat de violence, qui balaye tout sur son passage, tuant tour à tour personnages sympathiques, antipathiques ou plus ambigus, ne laissant plus que trois survivants, et dont le but est de retourner sans cesse le spectateur dans son fauteuil. En effet, et c'est une des forces du film, les personnages qu'il a crée sont plus qu'ambivalents. Ils peuvent nous paraître détestable autant qu'attachants. C'est le colonel Hans Landa, qu'on déteste mais qu'on adore détester, aussi ; c'est le soldat Frederick Zoller, qui balance entre jeune amoureux naïf ou nazi aussi inhumain que ses supérieurs.

 

 

Redite de Kill Bill, finalement, mais agrémentée d'une forme nouvelle, je ne dirai pas apaisée (au vu de la violence plus extrême et cruelle que jamais), mais plus "élevée". Comme je l'ai déjà dit, Tarantino ne fait plus une série de micro-remakes de série B mais se décide à glorifier le cinéma avec un grand C. Dans une salle de projection, tout est possible, même réécrire l'Histoire - c'est que semble dire l'explosion finale. L'idée de "l'opération Kino" permet un bon nombre de mises en abîmes et autant d'adresses directes aux spectateurs, comme en témoigne la dernière phrase du film, de la bouche de Brad Pitt : "et bien, celui-là, c'est mon chef d'oeuvre non ?"

 

 

Chef d'oeuvre, peut-être pas encore, mais un très bon film, assurément. Inglourious Basterds atteint souvent la grâce esthétique de Kill Bill, avec une reconstitution des plus admirables et des scènes désormais cultes. On le trouvera peut-être moins rythmé et détonnant que les deux premières oeuvres cultes du réalisateur, par exemple, mais son caractère épique de film de guerre nécessite silences, regards profonds et dialogues avant l'action ; on sent, dès l'ouverture avec les gros plans sur le visage de Lapadite tel Sébastien Chabal, que Tarantino souhaite retrouver une lenteur perdue, celle des deux Il était une fois... de Leone (le film s'ouvre d'ailleurs sur un intertitre : "Chapitre 1, Il était une fois... dans une France occupée par les nazis"). En contrepartie, le film est probablement plus dense et complexe, avec un fascinant jonglage des langues et un casting magnifique. Toutes les scènes avec Mélanie Laurent sont d'une beauté incroyable, elles magnifient l'actrice sans cesse, et Christoph Waltz diabolique, effroyable, génial, convainquant, mérite sa palme et plus encore. La musique se fait plus effacée, mais ce n'est pas une mauvaise chose - on a tout de même droit à une géniale séquence musicale sur du David Bowie. En somme, du très bon.

 

Son associé :

1ère bande-annonce de Inglourious Basterds !

Publié le 12/02/2009 à 12:00 par myplanity

Vidéo Youtube



Inglorious Basterds
Quentin Tarantino
sortie prévue le 23 septembre 2009 en France, le 21 août aux Etats-Unis

Boulevard de la Mort

Publié le 17/06/2008 à 12:00 par myplanity
Boulevard de la Mort

Titre original : Death Proof

Année : 2007

Durée : 1h50

Genre : Action, Thriller, Comédie, Experimental

Réalisation : Quentin Tarantino

Avec : Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell

Interdit aux - 12 ans

RESUME

Stuntman Mike, « Mike le cascadeur » (Kurt Russell), un psychopathe, sillonne les routes en tuant les femmes qu'il trouve sur son chemin. Pour cela il a une méthode bien particulière - il se sert uniquement de sa voiture.

AVIS



Boulevard de la mort fait à l'origine partie d'un dyptique avec le film de Robert Rodriguez, Planète Terreur. Mais les films sont sortis chez nous séparemment, faisant de Boulevard de la Mort une oeuvre à part entière, qui procure intelligemment du plaisir au spectateur averti. Le film se divise en deux parties : une première tout droit sortie des séries Z et autres slashers à petit budget, une seconde dans le style des films d'actions, hommages aux scènes de courses-poursuites et de cascades. Dans la première, Tarantino imite la photographie des séries Z, avec ses sursauts, grains de poussière... Un chapitre du film qui commence par beaucoup de second degré, des dialogues absurdes et une histoire qui ne mène nulle part, à la manière des petits films d'horreur qui font du remplissage en attendant les scènes de meurtre. De ce 'remplissage' résulte une suite d'excellentes scènes : la scène de trajet pleine de faux-raccords, où les trois copines idiotes font des 'woouhoou' devant chaque panneaux publicitaires de Jungle Julia, les apparitions bourrées de clichés de la voiture de la mort (elle roule lentement, musique légèrement sadique, ou bien la nuit, sous la pluie), l'hommage à Brian de Palma avec la scène du SMS sur la musique tragique de Blow Out (xx jojo) ou encore la désormais culte scène de lap dance, aussi inutile et mémorable que le twist de Pulp Fiction. Puis, on part sur les chapeaux de roues : Stuntman est réveillé, et ça va faire mal. On assiste alors à une courte, mais très forte, scène de meurtre autoroutier... Une première partie qui, déjà, met en joie, avec un Kurt Russell génialissime, à la fois marrant, pathétique et terrifiant, au meilleur de sa forme (comme si la première partie était pour les machos et la seconde pour les féministes!). La partie se termine sur un clin d'oeil à Kill Bill, avec le retour des inspecteurs texans père et fils.







Puis la seconde partie commence, par une scène en noir et blanc. Une sorte d'entracte, et quand la couleur revient, on en a mal aux yeux, face à cet excès de jaune - autre clin d'oeil à Kill Bill, suivit de la sonnerie de portable 'twisted nerve'. S'ensuit une longue discution, toujours aussi fun, pour présenter les nouvelles protagonistes. Après Jackie Brown, c'est à nouveau un portrait de femmes que nous fait Tarantino : elles parlent sex, gros mots, comme les hommes. Et ce second chapitre sonne un peu 'lutte des sexes'. Donc, ces filles un peu moins gourdes nous sont présenté, dans un plan-séquence de 7 minutes (!) qui nous rapelle encore Brian De Palma, réalisateur phare dans l'inspiration de Tarantino. On y découvre un nouveau personnage génial, Zoé Bell, dit 'Zoé le chat', jouée par... Zoé Bell. En effet, la cascadeuse Zoé est jouée par une vraie cascadeuse (elle a d'ailleurs été doubleuse d'Uma Thurman dans Kill Bill). Le passé de l'actrice et du personnage se confondent : en effet, Zoé Bell est réellement d'origine néo-zélandaise et, donc, réellement cascadeuse. Cette originalité rejoint l'essence de l'oeuvre tarantinesque : cinéma dans le cinéma, des films qui sont des odes aux films. Mais cela permet également une scène de course-poursuite finale génialissime, forcément hyper-réaliste. Et le tout se termine sur un final hilarant, surprenant, et définitivement culte.



En bref, plaisir coupable que ce Boulevard de la mort, qui ne présentera que peu d'intérêt dans la grande Histoire du cinéma, mais provoque un sacré moment de plaisir pendant 1h50.

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Vidéo Youtube


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