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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
John Carpenter, réalisateur américain, né en 1948.
Réalisateur malheureusement trop méconnu, John Carpenter possède dans sa filmographie un bon nombre d'oeuvres excellentes. Sous une apparence de simples films d'horreur, certains de ses films dévoilent bien souvent quelques messages, contre le conformisme ou la consommation. C'est le cas d'Assaut, New York 1997, Invasion Los Angeles ou Los Angeles 2013. Mais la plupart sont a prendre comme des divertissement, horrifiques ou non, en tout cas souvent prenants (Halloween, L'antre de la folie ou encore le monument The Thing). En effet, si ses films ne sont pas exempt de défauts, on ne pourra que s'incliner devant le talent de 'Big John' a faire monter la tension!
Si on regarde plus la forme que le fond, on voit que John Carpenter opte toujours pour le suspense plutôt que le gore, même quand son film bénéficie de nombreux effets spéciaux. The Thing en est le meilleur exemple : malgré ses effets nombreux, le film marche surtout pour son ambiance noire, son suspense parfois insoutenable et son climat oppressant. Big John a pour influence Howard Hawks, le genre du western (les codes du duel sont souvent repris, par exemple dans New York 1997 ou Invasion Los Angeles) ou encore Lovecraft (hommage explicite dans L'antre de la folie, même style dans Le prince des ténèbres). On regrette néanmoins que le metteur en scène n'ait rien réalisé depuis 2001, avec Ghost of Mars, si ce n'est deux épisodes de Masters of Horror. On peut espérer son retour, avec L.A.Gothic, a moins qu'il n'ait décidé d'enterrer sa carrière.
1974 : Dark star
1976 : Assaut
1978 : Halloween, la nuit des masques
1978 : Meurtre au 43e étage (téléfilm)
1979 : Le Roman d'Elvis (téléfilm)
1980 : Fog
1981 : New York 1997
1982 : The Thing
1983 : Christine
1984 : Starman
1986 : Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin
1987 : Prince des ténèbres
1988 : Invasion Los Angeles
1992 : Les Aventures d'un homme invisible
1993 : Petits cauchemars avant la nuit ou Body Bags (segments La Station service et Les Cheveux du Docteur Miracle) (téléfilm)
1995 : L'Antre de la folie
1995 : Le Village des damnés
1996 : Los Angeles 2013
1998 : Vampires
2001 : Ghosts of Mars
2006 : Masters of Horror
2007 : Masters of Horror
2008 : L. A. Gothic (Prochainement)
Après Brian De Palma et Martin Scorsese, c'est au tour de Steven Spielberg, un des plus grands et des plus célèbres réalisateurs, d'être étudié à la loupe. A l'occasion de la sortie d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, retour sur un metteur en scène qui fait débat entre cinéphiles, certains lui reprochant d'être un simple businessman plus qu'un artiste, plus producteur que réalisateur, d'autres pronant l'émerveillement que procurent chacun de ses films. Et bien oui, il fait des films à "grand spectacle", il ne cherche parfois qu'à procurer du plaisir (Jurassic Park, Indiana Jones, Les dents de la mer...). Mais, en regardant ces oeuvres avec objectivité, force est de constater qu'il est un grand professionnel de la caméra, que sa mise en scène est toujours impeccable et très recherchée. Au-delà de l'intrigue et de l'action, il connaît sur le bout des doigts le langage de l'image et parvient toujours à faire transparaître une idée, une ambiance ou une interrogation à travers l'écran, le temps d'un plan, d'une scène. Et c'est bien pour cela que ses films se démarquent des simples films d'action banals pour jeunes comme il en fleurit chaque été. Il faut varier les plaisirs : un Eastwood, c'est la promesse d'un film fin, beau, émouvant ; un Scorsese, c'est prenant, passionant et violent ; un Tarantino, c'est du second degré joussif... Avec un Spielberg, c'est l'assurance de voir un divertissement de qualité, des sensations fortes, des émotions, l'impression qu'un conteur nous embarque dans une aventure. Evidemment, la donne change quand il s'attaque à des sujets plus sérieux (La liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, La couleur pourpre, Munich...), parfois aussi porteurs de débats.
Duel (1971) Sugarland express (1974) Les Dents de la mer (1975) Rencontres du 3ème type (1978) 1941 (1980) Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981) E.T. l'extraterrestre (1982) La Quatrième Dimension (1983) (en collaboration avec Joe Dante, John Landis et George Miller) Indiana Jones et le Temple maudit (1984) La Couleur pourpre (1986) L'Empire du soleil (1988) Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) Pour toujours (1990) Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1992) Jurassic Park (1993) La Liste de Schindler (1994) Le Monde perdu (1997) Amistad (1998) Il faut sauver le soldat Ryan (1998) A.I. Intelligence artificielle (2001) Minority report (2002) Arrête-moi si tu peux (2003) Le Terminal (2004) La Guerre des mondes (2005) Munich (2006) Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008)
Martin Scorsese nait à New York en 1942, de parents siciliens. Il passe son enfance dans le quartier de Little Italy, où il a pu croiser sans le savoir encore Robert De Niro. Asthmatique, il passe son temps dans les salles de cinéma. Il fait d'abord des études religieuses avant d'être renvoyé. Il intègre plus tard une université de New York où il décroche en 1966 un maîtrise de cinéma. Il devient professeur dans cette université et commence à tourner quelques courts-métrages. Il réalise de 1965 à 1969 son premier film, Who's that knocking at my door ?, influencé par la Nouvelle vague française, dans lequel joue son premier acteur fétiche, Harvey Keitel. Dans les années 70, il part pour Hollywood, où Roger Corman, réalisateur de séries B, produit son nouveau long-métrage, Bertha Boxcar (qui sort en 1972). John Cassavetes lui conseille de retourner aux films plus personnels, et Scorsese tourne donc en 1973 Mean Streets, dans un style parfois proche du documentaire. Harvey Keitel participe au projet, mais le film marque surtout sa rencontre avec Robert De Niro. L'acteur, qui a déjà tourné quelques films pour Brian De Palma, vient également de la Little Italy. L'année suivante, Warner Bros produit son nouveau film, Alice n'est plus d'ici, qui gagne l'Oscar de la meilleur actrice pour Ellen Burstyn. Enfin, le grand succès arrive en 1976 avec Taxi Driver, avec Robert De Niro et Jodie Foster. En plus d'être nominé pour 4 Oscars, le chef d'oeuvre gagne La Palme D'or à Cannes.
Pourtant, son film suivant, New York, New York, est un échec. Il réalise alors un documentaire et filme le concert du groupe The Band, dans un film intitulé The last Waltz. Entre temps, le réalisateur est devenu accro à la cocaïne, mais Robert De Niro le pousse à adapter le roman de Jake La Motta. Raging Bull sort en 1980 et remporte le succès. L'incroyable interprétation de De Niro, qui a prit 30 kilos pour le rôle, lui vaut l'Oscar du meilleur acteur. Fier de son succès, Scorsese réalise en 1983 La Valse des Pantins, une comédie avec De Niro et Jerry Lewis, en 1985 After Hours, en 1986 La couleur de l'argent avec Tom Cruise et Paul Newman, qui remporte un Oscar, et en 1988 La dernière Tentation du Christ, où il retrouve Harvey Keitel. Le film provoque un scandale dans le milieu catholique. Enfin, en 1990, il réalise peut-être son meilleur film, Les Affranchis, avec De Niro, Ray Liotta et Joe Pesci. L'année suivante, il réalise le thriller Les Nerfs à Vif, avec Nick Nolte et De Niro impressionant. En 1992, il réalise un film avec Daniel Day-Lewis et Michelle Pfeiffer, Le temps de l'Innocence, film historique. En 1995, il retrouve une dernière fois De Niro, ainsi que Joe Pesci, et tourne l'excellent Casino. Il raconte la vie du Dalaï Lama en 1997 dans Kundun, puis revient à New-York pour A tombeau ouvert avec Nicolas Cage. En 2002, il tourne le film historique Gangs of New York et crée un nouveau duo, "Scorsese - Leonardo Di Caprio". L'acteur est ré-engagé pour Aviator, en 2005. Enfin, en 2007, il tourne Les Infiltrés, qui marque sa première et unique collaboration avec Jack Nicholson. Le film, également avec Di Caprio, permet à Martin Scorsese d'enfin remporter l'Oscar du meilleur réalisateur. En 2008, il filme le concert des Rolling Stones dans Shine a Light.
Filmographie :
1967 : The Big Shave(court-métrage, 5 min)
1969 : Who's that knocking at my door ?
1973 : Boxcar Bertha
1973 : Mean Streets
1974 : Alice n'est plus ici
1976 : Taxi Driver
1977 : New York, New York
1978 : La Dernière valse
1978 : American Boy : A profile of Steven Prince
1980 : Raging Bull
1983 : La Valse des pantins
1985 : After Hours
1986 : La Couleur de l'argent
1988 : La Dernière Tentation du Christ
1989 : New York Stories(film à sketchs, de Woody Allen, Francis Ford Coppola et Martin Scorsese)
1990 : Les Affranchis
1991 : Les Nerfs à vif
1993 : Le Temps de l'innocence
1995 : Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain
1995 : Casino
1997 : Kundun
1999 : Il dolce cinema - prima partie
1999 : A tombeau ouvert
2002 : Gangs of New York
2003 : Mon voyage en Italie
2003 : Aviator
2005 : No Direction Home : Bob Dylan
2006 : Les Infiltrés
2008 : Shine a Light
Brian De Palma, né dans le New Jersey en 1940, est aujourd'hui un réalisateur de films, principalement des thrillers, et souvent considéré comme "l'héritier", le successeur d'Hitchcock. En effet, il parsème dans ses oeuvres de nombreux clins d'oeil, voire des scènes entières, à Alfred Hitchcock, maître du suspense des années 30 à 70. Ce ne sont parfois que des lieux ou des plans mythiques qui sont repris : scène sous la douche à la Psychose dansBlow Out, Phantom of the Paradise, Carrie, Pulsion ou caméra qui tourne à 180° autour de deux protagonistes lors d'un baiser à la Sueurs Froides dans Body Double, Blow Out, Carrie ou Obsession. De Palma va parfois plus loin, en reprenant dans certains films les trames d'Hitchcock : dans Sisters, la soeur cachée psychopathe renvoie directement à Norma Bates, la mère de Norman dans Psychose. Cette soeur jumelle existe-t-elle ? Dans Obsession, en 1976, il reprend entièrement l'intrigue de Sueurs Froides, en ne changeant qu'un unique détail, qui boulverse le sens de l'histoire. Pulsions reprend à l'image prêt le dénouement final de Psychose, suivit d'une explication du docteur et d'une dernière scène montrant la folie de 'Bobby', comme Hitchcock le fait avec Norma(n). Body Double reprend à la fois Fenêtre sur cour par le voyeurisme et Sueurs Froides par le retour de la femme-aimée depuis les morts. Et Mission Impossible n'est-il pas son La mort aux trousses ? Enfin, beaucoup de ses films reprennent le schéma basique du héros entraîné malgré lui dans des aventures qui le dépassent. Ces inspirations directes sont assumées par le réalisateur, qui avoue avoir fait Obsession en partant de l'idée de reprendre Sueurs Froides (il engage d'ailleurs Bernard Herrmann, le compositeur fétiche d'Hitchcock, ainsi que pour Sisters).
Mais ses films ne sont pas de simples remakes, ils ont leur style bien particuliers : exagération, mise en scène imposante, split-screen (écran séparé en deux), mouvements de caméras, longs plans-séquences, etc. Un style qui peut plaire ou déplaire : Brian De Palma ne fait pas l'unanimité. Certains reprochent ces excés ou de se répéter.
Il est également parfois comparé à Dario Argento, réalisateur 'horrifique' italien contemporain, par ses décors luxurieux, sa mise en scène baroque, ses scènes cultes et son goût pour le rouge, qu'ils ont en commun. On peut même pousser la comparaison plus loin, en disant que les derniers films réalisés par De Palma ces 10 dernières années sont assez décevants, tout comme ceux d'Argento.
N'oublions pas enfin qu'il débute sa carrière par des documentaires, des films indépendants, des courts-métrages et des comédies (Greetings, Hi ! Mom), dans lesquelles il fait débuter Robert De Niro (qui n'a donc pas commencé avec Scorsese!) - qu'il retrouvera bien plus tard dans Les incorruptibles. Il a également quelques acteurs fétiches, surtout pour les seconds rôles et les méchants : William Finley (le fantôme de Phantom of the Paradise mais aussi dans quatre de ses premiers films, et dansSisters, Furie, Pulsions et Le Dahlia noir), Dennis Franz (Furie, Body Double, Blow Out) ou Nancy Allen (Carrie, Blow Out, Pulsions) avec qui il se marie en 1979 et divorce en 1983. Il fait tourner deux fois John Travolta, dans Carrie et Blow Out, et deux fois Al Pacino, dans Scarface et L'Impasse.
Filmographie
Premiers pas :
1962 : Wotan's wake
1964 : Jennifer
1966 : The Responsive Eye
1968 : Murder à la mode
1968 : Greetings
1968 : The Wedding Party
1970 : Dionysus in '69
1970 : Hi, Mom!
1972 : Attention au lapin
Hommage à Hitchcock et thrillers:
1973 : Sœurs de sang
1974 : Phantom of the Paradise
1976 : Obsession
1976 : Carrie au bal du diable
1978 : Furie
1980 : Home movies (comédie)
1980 : Pulsions
1981 : Blow out
Changements de genres :
1983 : Scarface
1984 : Body Double
1986 : Mafia salad (comédie)
1987 : Les Incorruptibles
1989 : Outrages
1990 : Le Bûcher des vanités
1992 : L'Esprit de Caïn
1993 : L'Impasse
1996 : Mission : Impossible
1998 : Snake Eyes
1999 : Mission to Mars
2002 : Femme fatale
2006 : Le Dahlia noir
2007 : Redacted
Projets :
Les incorruptibles : Capone Rising (2008?)
Un préquel aux Incorruptibles.
Toyer (?) :
Un face à face psychopathe / psychiatre.
Né le 3 janvier 1929 à Rome
Mort le 30 avril 1989 à Rome
Filmographie
Le colosse de Rhodes (1960)
Pour une poignée (1964) Pour quelques dollars de plus (1965) Le bon, la brute et le truand (1966)
Il était une fois dans l'ouest (1968) Il était une fois la Révolution (1971) Il était une fois en Amérique (1984)
Faire une critique des films de Sergio Leone serait bien trop dur à mon goût. Il y en a tellement à dire et en même temps, pas grand chose. Juste "génial" ou "parfait". De toute façon tout le monde les connaît déjà ! Son oeuvre est à étudier pour tout cinéaste amateur. Difficile aussi d'en élire un "meilleur Sergio Leone". Personnellement, Il était une fois en Amérique est peut-être celui que je préfère. Quoique, Il était une fois dans l'ouest est tout autant formidable. Il était une fois la révolution est moins personnel à l'auteur (il a hérité la réalisation du film au dernier moment). Les trois dollars sont de "simples" western spaghettis, mais du plus haut niveau.
Bon week-end que ce fut ! Nous avons fait avec quelques amis (plus ou moins cinéphiles) hier une 'soirée films', comme j'aime à les appeler, et cette fois une 'spéciale Tim Burton', à l'occasion de la sortie de Sweeney Todd que nous sommes allé voir le lendemain. Vu la filmographie du Monsieur et le peu d'aptitude d'un cerveau humain à rester concentré pendant plus de 13 heures devant un écran, nous avons du faire une sélection, en choisissant surtout ceux que nous n'avions pas encore vu. Et évidemment, on les a regardé dans l'ordre. Bref, petit compte-rendu et critique de son oeuvre casi-complète :
VINCENT
Titre original : Vincent
Année : 1982
Genre : Court-métrage, Animation
Avec : Vincent Price
RESUME
La vie de Vincent Malloy, petit enfant de 7 ans à l'imagination débordante, qui rêve de vivre dans un manoir tel Vincent Price...
AVIS
Le cours-métrage fait à peu près 6 minutes. Et en 6 minutes, vous avez là presque tout l'univers de Burton dans sa première oeuvre. Le thème de l'enfance, déjà là, n'est pas typiquement traité. Ici l'enfant aime à se faire peur, et nous pouvons bien imaginer la part d'autobiographie dans l'invention de cette histoire pour le réalisateur. Les images en noires et blancs sont déjà très surréalistes. Ce film se voit, mais se lit comme un comte ou une nouvelle d'Edgar Poe, narrée par la voix carressante de Vincent Price, acteur de films gothiques que Burton adorait, auquel le film rend hommage.
MA NOTE : 9/10
FRANKENWEENIE
Titre original : Frankenweenie
Année : 1984
Genre : Court-métrage
Avec : Shelley Duvall, Daniel Stern
RESUME
Après la mort de son chien, le jeune Victor tente de le ramener à la vie...
AVIS
Frankenweenie, deuxième court de Burton, qui dure 28 minutes, en noir et blanc. La première scène est d'emblée très touchante, comme l'était celle de la fin de Vincent. Là encore, son univers profond sous ses apparences enfantines est déjà affirmé. Burton évite de faire une morale ("la mort doit forcement arriver un jour" ou "on est pas éternel") dans sa fin, qui peut, d'ailleurs, laisser un peu sur sa faim.
MA NOTE : 7,5/10
BEETLEJUICE
Titre original : Beetlejuice
Année : 1988
Genre : Comédie Fantastique
Avec : Alec Baldwin, Geena Davis, Winona Ryder, Michael Keaton
RESUME
Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l'autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu'au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C'est alors qu'ils font appel à un "bio-exorciste" freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice.
AVIS
Premier long métrage de Tim Burton, Beetlejuice est un film vraiment réussi. Les gags ne ratent jamais, certains sont gros, d'autres plus discrets. Enfin bref, on rit à gorge déployée (c'est le cas de le dire).
Le couple principal est (très bien) joué par Alec Baldwin et Geena Davis, deux acteurs assez connus ; à noter aussi le rôle joué par Catherine O'Hara, la maman dans Maman j'ai raté l'avion, encore mère de famille, mais cette fois snob, folle et danseuse de calypso ! On retrouve enfin trois acteurs qui deviendront des habitués de Tim Burton, Jeffrey Jones (Ed Wood, Sleepy Hollow et Beetlejuice) pour le père, Michael Keaton (Batman 1 et 2 et Beetlejuice) et Winona Ryder (Edward aux mains d'argent et Beetlejuice) dans le rôle de la fille gothique (avant l'heure).
Côté mise en scène, Burton a pu ici s'amuser à fond sur les décors complétement dingues et les personnages hauts en couleur. Les effets spéciaux, qui pourraient paraître vieillis et mal fait aujourd'hui, passent très bien dans ce film loufoque. Beaucoup de scènes sont hilarantes et restent dans les annales - la fameuse danse calypso pendant le repas d'affaire, Adam et Barbara qui changent de tête ou bien même toutes les apparitions de Beetlejuice. En contrepartie, on ne trouve pas dans ce film le message, le sens caché, l'image et la réflexion d'autres Burton, puisqu'ici tout n'est que délire et comédie. La musique de Danny Elfman, elle, accompagne parfaitement la folie de ce film.
EN BREF, le film le plus déjanté et le plus drôle de Burton !
Avec : Alec Johnny Depp, Winona Ryder, Vincent Price
RESUME
Edward Scissorhands n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.
AVIS
Réalisé après le blockbuster Batman, ce film est le premier de Tim Burton a nous faire passer du rire aux larmes. Un film difficilement classable, aux apparences de comédie parfois, tout en finesse et en subtilité. Plusieurs messages peuvent avoir été lancés par Tim Burton dans Edward aux mains d'argent, au spectateur de choisir son interprétation. Le film traite d'abord du sujet de la tolérance face à la différence. Le pauvre Edward rebute puis intrigue. Mais quelques personnages apprennent à être tolérant - la représentante de produits de beauté, d'abord, décide de l'être. Puis, tout le village suit cette idée et s'intéresse à lui. Mais là se cache la médiocrité de la société : sous cette gentillesse se cache le profit (Edward devient tour à tour jardinier, coiffeur et coiffeur pour chien) ; Edward croit être aimé, mais les villageoises, finalement, ne font que l'admirer comme une bête de foire, dans un zoo. Sous un film fantastique se cache donc de vraies idées et une question : vaut-il mieux, pour quelqu'un de différent, de quitter son monde pour s'intégrer dans la société, si cette société est vile, bête et cruelle ? Il faut voir ici la ville toute propre et rectiligne comme la société et le grand manoir tordu comme le monde imaginaire du personnage. La réponse à cette question est dans le dénouement.
Passées mes élucubrations freudienne, passons au maintenant à l'aspect matériel. La mise en scène de Burton est fabuleuse de surréalisme. Le décor du village tout entier est superbe : maisons toutes identiques, rectangulaires, colorées, avec les voitures aux même couleurs ; le château noir et gris, dans la brume, gothique (tout droit sortit des films de la Hammer) ; et son intérieur, une vraie usine démente de scientifique fou. De cette mise en scène parfaite résultent quelques scènes géniales, particulièrement celle où Edward sculpte sur la glace et Kim danse sous la neige. Le tout est accompagné de la musique sublime de Danny Elfman.
Johnny Depp, qui joue pour la première fois pour Burton, nous livre une de ses meilleures interprétations. On s'attache immédiatement à ce nouveau Elephant Man grâce à son jeu exceptionnel. A ses côtés Winona Ryder joue pour la deuxième fois (et dernière) pour le metteur en scène, après Beetlejuice, dans le rôle de la jeune Kim. Elle aussi y est tout à fait exceptionnelle. Les villageoises hystériques valent également leur pesant d'or. Enfin, le rôle de l'inventeur d'Edward est joué par Vincent Price, acteur que Tim Burton admirait profondément et à qui il avait déjà rendu hommage dans son premier court-métrage, Vincent. Il offre là son dernier rôle à l'acteur, mort peu à près. Cette nouvelle attrista profondément Tim Burton.
EN BREF, un vrai moment de poésie.
MA NOTE : 9,5/10
BATMAN, LE DEFI
Titre original : Batman returns
Année : 1992
Genre : Aventure
Avec : Michael Keaton, Michelle Pfeiffer, Danny De Vito, Christopher Walken
RESUME
Non seulement Batman doit affronter le Pingouin, monstre génétique doté d'une intelligence à toute épreuve, qui seme la terreur mais, plus difficile encore, il doit faire face à la séduction de deux super-femmes, la douce Selina Kyle et la féline Catwoman qui va lui donner bien du fil a retordre. Si Bruce Wayne apprécie Selina, Batman n'est pas insensible au charme de Catwoman.
AVIS
Après le magnifique Edward aux mains d'argent, Tim Burton continue le projet Batman. Il y retrouve Michael Keaton une troisième fois, ce-dernier reprenant son rôle de justicier masqué. La vision des gentils et des "méchants" dans cette suite est bien moins manichéenne que dans la premier opus, puisqu'ici "Le Pingouin" joué par Danny De Vito est un personnage pathétique et qu'il est secondé par Christopher Walken - qui jouera plus tard dans Sleepy Hollow. Catwoman, elle, hésite pendant tout le film entre le bien et le mal. La scène de la chute de Selina, puis sa transformation, sont très réussies.
La mise en scène de Gotham City est également plus sombre encore que dans le premier. La musique de Danny Elfman reprend les premiers thèmes avec brio.
Le film traine un peu en longueur vers la dernière partie, et je l'ai trouvé moins entraînant que le premier (est-ce l'absence du Joker ?)
EN BREF, une suite plus sombre et légèrement moins réussie.
MA NOTE : 8/10
ED WOOD
Titre original : Ed Wood
Année : 1995
Genre : Comédie, Biopic, Drame
Avec : Johnny Depp, Martin Landau, Patricia Arquette, Bill Murray
RESUME
Les aventures de Ed Wood, aujourd'hui considéré comme le "plus mauvais réalisateurs de tout les temps", dans le monde du cinéma des années 50 : son premier film sur un travesti, sa rencontre avec Bela Lugosi, le célèbre interprète de Dracula et ses problèmes de production... Son rêve : faire aussi fort qu'Orson Welles.
AVIS
Ed Wood est le biopic le plus passionnant et hilarant jamais réalisé. Peut-être Edward Wood n'a-t-il réalisé que des navets, en tout cas il aura permis la réalisation d'un chef d'oeuvre longtemps après sa mort.
Le film est réalisé dans un très beau noir et blanc, sûrement pour nous rendre un aspect années 50. A la suite d'une brouille avec Danny Elfman, c'est Howard Shore qui réalise la musique du film. On nottera qu'elle est plus discrète que celle d'Elfman, tout comme la mise en scène de Burton est moins grandiloquente que d'habitude. Mais, même si le film n'appartient pas au genre fantastique, l'amour du gothique et des décors impressionistes du réalisateurs apparaissent quand même dans toutes les scènes de reconstitution des films d'épouvante de Wood. Dans Ed Wood, Tim Burton passe encore (et c'est finalement l'essence même de toute son oeuvre) du rire au larme, du drame à la comédie. Le pauvre Edward aura passé sa vie à caresser un rêve qui lui est inaccessible. Il ne semble jamais voir la réalité en face. Il est à côté de la plaque, mais ne semble jamais le voir, il le cache par son envie de réussir et son entousiasme.
La reconstitution des faits est extrêmement réalistes. Tous ses personnages ont bel et bien existé, et leur histoire aussi (difficile à croire !). Johnny Depp campe avec brio le cinéaste raté. Martin Landau (La mort aux trousses d'Hitchcock ou Crimes et délits d'Allen) est réellement stupéfiant en Bella Lugosi, le premier des comtes Dracula - il a reçu pour ce rôle l'Oscar du meilleur second rôle. Vampira est incroyablement ressemblante ; elle est jouée par Lisa Marie, alors mariée à Tim Burton et par conséquent une habituée de ses films (Mars Attacks!, Sleepy Hollow...). Autre habitué, Jeffrey Jones (Sleepy Hollow et Beetlejuice) joue ici l'incroyable Mage Criswell. Et, enfin, au milieu de tous ses personnages indescriptibles et hauts en couleur, celui de l'homosexuel maniéré Bunny est joué par Bill Murray, dans un de ses rôles les plus hilarants (la scène du baptême vaut son pesant d'or!)
EN BREF, un chef d'oeuvre différent des autres Burton.
MA NOTE : 9,5/10
MARS ATTACKS !
Titre original : Mars Attacks !
Année : 1997
Genre : Comédie, Science-fiction, Fantastique
Avec : Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Natalie Portman, Danny DeVito, Tom Jones, Michael J.Fox...
RESUME
Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d'atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s'empare de l'Amerique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.
AVIS
On a donc pu voir que les oeuvres du senor Burton hésitaient toujours entre bonheur et malheur. Autant dire tout de suite que Mars Attacks ! est son film - avec Beetlejuice - le plus marrant, le plus entraînant, le plus explosif ! Toujours sympa à voir et qui met de bonne humeur (au contraire d'Edward aux mains d'argent qui, moi, me met le moral à 0). Mais cet aussi une superbe critique des Américains par un Américain - de leur hommes politiques, de leur mentalité, des businessemen, des journalistes et des bons citoyens accros à la télé.
Mars Attacks ! est servit par un casting impressionant. Dans les habitués, on retrouve Jack Nicholson (Batman) qui joue dans ce film deux rôles ! (c'est pas facile à voir) : celui d'Art Land, le businesseman et celui du Président des USA. Les deux rôles lui vont à merveille ! Apparaît également Danny DeVito (le méchant du deuxième Batman, le défi) et Lisa Marie, l'ex-femme de Burton, ici dans le fameux rôle de la Martienne espionne, déguisée en humaine. A leurs côtés, Glenn Close, Pierce Brosnan, Rod Steiger, Natalie Portman, Michael J.Fox, Pam Grier (la Jackie Brown dans... Jackie Brown), Jack Black (King Kong de Peter Jackson), Joe Don Baker... et également le chanteur crooner Tom Jones, dans son propre rôle, avec une certaine autodérision (Burton semble même être un des ses fans, on pouvait déjà entendre It's not unusual dans Edward aux mains d'argent !)
Le film signe également le retour de Danny Elfman aux commandes pour la musique. Il nous offre une musique autant déjantée que le film, en parodiant celle de Plan 9 from outer space (le film des années 50.... d'Edward Wood !).
EN BREF, un film toujours aussi drôle à voir.
MA NOTE : 9/10
SLEEPY HOLLOW
Titre original : Sleepy Hollow
Année : 1999
Genre : Fantastique
Avec : Johnny Depp, Christina Ricci, Christopher Walken, Michael Gambon, Jeffrey Jones
RESUME
En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouves décapitées. Les têtes ont disparu. Terrifies, les habitants sont persuades que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, a peine arrive, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel.
AVIS
J'ai l'impression que les films de Tim Burton ont toujours un scénario fort mais simple, pour permettre au spectateur d'en voir les détails, les sens cachés ou simplement pour admirer la mise en scène. Ici, j'ai l'impression que Burton a pêché par excès de détails, en choisissant un scénario trop complexe. Là où les autres films s'attachaient au personnage, à sa relation avec le monde extérieur, Sleepy Hollow ne s'intéresse qu'à une intrigue, une histoire, dont on veut connaître le dénouement. C'est bien pour ça que ce film me paraît être moins personnel à son auteur, la Burton'touch est moins forte. Le film se regarde donc agréablement, on a envie d'en connaître le fin mot, mais il ne reste pas dans nos mémoires, il ne nous frappe pas (enfin, je parle pour moi!). Et je dois bien avouer que je n'ai pas tout compris au dénouement. Même au niveau de la mise en scène, je n'ai pas été très frappé. Mais bon, ne soyons pas pessimiste, ça reste tout de même un film de très bonne facture !
Tout d'abord parcqu'il a sous la main un casting plus que correct, avec le retour de Johnny Depp (mais dans la peau d'un personnage bien moins étonnant et original que dans leur précédents duos). On retrouve également dans les seconds rôles Jeffrey Jones, habitué à Burton depuis Beetlejuice, Lisa Marie et Christopher Walken déjà apparu dans Batman, le défi. Martin Landau (Lugosi dans Ed Wood) fait également une petite apparition, ainsi que Christopher Lee. Enfin, on pourra apprécier la présence de l'excellent acteur anglais Michael Gambon, ainsi que son collègue d'Harry Potter, Richard Griffith. Et toujours niveau casting, la B.O. est encore de Danny Elfman (mais elle n'est pas transcendante).
EN BREF, un peu déçu, mais ça reste une bonne histoire en hommage au genre fantastique.
MA NOTE : 7,5/10
BIG FISH
Titre original : Big Fish
Année : 2004
Genre : Comédie, Drame, Aventure
Avec : Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Helena Bonham Carter, Danny DeVito...
RESUME
L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.
AVIS
Certains ont trouvé ce film décevant, impersonnel à Tim Burton. Qu'il soit un film de commande ou pas, je l'ai tout simplement adoré. Ces 2H00 sont toujours un vrai moment de bonheur pour moi, ainsi qu'une belle leçon de vie (ouais, je sais je suis un peu trop tourné vers la philo en ce moment...). Bref ! Une belle leçon de vie, disai-je, qui apprend à apprécier ceux de notre entourage comme ils sont, à ne pas vouloir les changer et qui donne également de mordre la vie à pleine dent, de peur de la trouver un peu vide quand la mort arrive. Et puis, ce film me touche, parce qu'il me fait penser à mon grand-père, qui ressemble à ce personnage (ça c'est ma vie, d'accord, mais c'est ça montre qu'il ne peut y avoir de jugement universel sur un film, chacun à son passé et ses goûts qui fait qu'un film nous parle ou pas).
Certains, toujours, ont trouvé le jeu d'Ewan McGregor en dessous de celui de Depp. "Il en fait trop". Justement, Ewan McGregor joue le rôle d'Edward dans l'imaginaire de celui-ci, dans un passé embelli - d'où ces sourires tout droit sortis des pubs pour Freedent ("Les jonquilles... elle aime les jonquilles !!"). Albert Finney est également excellent dans son rôle de mourant joyeux et bavard. Helena Bonham Carter, la nouvelle muse et compagne de Tim Burton, est parfaite dans son rôle. Enfin, Danny DeVito joue de nouveau pour Burton, ici en Mr Loyal, et Steve Buscemi est excellent en poète du village ("verts, les petits pois... Spectre c'est chouette!"). La musique de Danny Elfman donne parfaitement le ton léger du film. SPOILER La fin du film est très belle, Tim Burton nous fait encore une fois passer du rire au larmesFIN SPOILER Le metteur en scène se contente de peu de séquences gothiques et sombres (mise à part l'histoire de l'oeil de verre de la sorcière et la forêt de Spectre), au profit de belles images verdoyantes.
EN BREF, un film léger et émouvant.
MA NOTE : 8,75/10
LES NOCES FUNEBRES
Titre original : Corpse Bride
Année : 2005
Genre : Animation, romance, fantastique
Avec : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Emily Watson, Albert Finney, Christopher Lee...
RESUME
Au XIXe siècle, dans un petit village d'Europe de l'est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l'au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.
AVIS
Parfois, je ne comprend pas certains ami(e)s qui adorent les films pour enfant ou d'animation. Je les trouve souvent très nian nian, avec des gags vieux comme le monde. Mais là, j'ai aimé, parce que ce n'est pas vraiment pour les enfants, c'est beau, c'est bien fait, c'est poétique et ça ne se finit pas si bien que ça. Et en plus, ils ne chantent pas trop.
L'image en stop-motion (image par image) est très belle et fouillée, le monde des vivants est tout de gris, celui des morts tout coloré. Certaines scènes sont des merveilles, comme la première, avec ce papillon que la caméra suit, puis descend jusqu'au balayeur qui travaille au rythme de l'horloge derrière lui. Le film, heureusement, n'est pas trop chantant (je ne suis pas fan s'il y a trop de chansons joyeuses, où tout le monde danse...). Juste ce qu'il faut. La fin est très belle, toute simple.
Vu en V.F., impossible de juger le jeu d'acteurs originaux, mais rien à dire sur les voix françaises.
EN BREF, un beau film d'animation, un petit plaisir à regarder.