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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Avec : Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul
RESUME
La premiere fois qu'Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beaute aux formes eblouissantes. C'etait dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle plymouth, modele 57, n'aime pas trop les rivales. Gare a celles qui voudront approcher Arnie!
AVIS
Après le futuriste et satirique New York 1997 et le pessimiste et glauque The Thing, Carpenter revient à un film d'horreur de 'série b', à la Halloween ou Fog, sans grandes prétentions. Avec Christine, on sait qu'on aura affaire à un film non-parfait, moins grandiose que The Thing par exemple, et qu'il faut impérativement regarder le soir avec pop-corns. En adaptant le roman de Stephen King (plus sérieux, d'ailleurs), Carpenter passe du tueur maniaque et des fantômes vengeurs à la voiture tueuse. Comme toujours, le mal n'est pas humain, et c'est pour ça qu'il est indéstructible. 'La Chose' ne meurt jamais, Michael Myers non-plus, et bien Christine se répare toute seule!
Si en sortant du film, on se dit "c'était sympa, mais pas un chef d'oeuvre non-plus", il n'en reste pas moins que l'effet du film fonctionne pendant. Christine ayant moins ou mieux vieilli qu'Halloween, le rythme est meilleur et les sursauts fonctionnent bien. Si, une fois le film terminé, on se demande comment on a pu croire à une telle histoire, on est tout de même happé par l'intrigue.
Une intrigue servie par des acteurs pas mauvais, mais débutants. Tout de même, mention spéciale à Keith Gordon, qu'on peut voir aussi dans Pulsions du grand De Palma, qui est vraiment marrant dans ce rôle d'Arnie (je sais pas si c'est vraiment le mot). Et surtout, la mise en scène. Comme dans chacun des ses films, Carpenter nous offre un esthétisme parfait. L'image en 16/9 est une fois de plus parfaite, le cadrage superbe. On retiendra surtout la toute première scène, avec son ton sépia, absolument géniale. Et également aux créateurs des effets spéciaux, pour la reconstitution de la voiture, qui n'a absolument pas vieilli et impressionne aujourd'hui encore.
EN BREF, un bon petit film d'horreur, Carpenter connaît les ressorts du genre. Si ce n'est pas un grand film, on note quand même la maîtrise parfaite de la mise en scène.
Le père d'un enfant doué de pouvoirs de voyance se met à la recherche de son fils. Celui-ci a été enlevé par une agence de contre-espionnage qui veut utiliser ses aptitudes paranormales à des fins politiques. Il est aidé par une jeune étudiante qui a les mêmes pouvoirs que son fils...
AVIS
Brian de Palma, infatiguable, réalise Furie après Carrie au bal du diable ; le film sort en 1978. Après avoir adapté Stephen King, il décide de s'ateler à un ouvrage de John Farris (né en 1936), un excellent écrivain fantastique (que King lui-même admire). L'auteur adapte lui-même son roman en scénario. Nous reviendrons sur ce point plus tard.
Côté positif, le film bénéficie d'un casting et d'une équipe excellente. Tout d'abord, d'un géant du cinéma, Kirk Douglas (20 000 lieues sous les mers, Les sentiers de la gloire, Les Vikings, Spartacus...). En plus d'être, probablement, un très bon argument commercial, l'acteur est évidemment parfait. Son entente avec le réalisateur a dût être bonne, puisqu'il jouera dans son prochain film, Home Movies. Le héros, c'est lui, et le spectateur est impatient de le revoir à chaque scène. En effet, le film alterne entre la recherche de Peter (Kirk Douglas) et les visions de Gillian, l'héroïne dotée de pouvoirs surnaturels. Et ces deux héros parallèles ne se rencontrent qu'au bout d'1H30 de film ! Gillian est jouée par Amy Irving, qu'on a déjà pu voir dans Carrie au bal du diable. Aurait-elle héritée des pouvoirs de son ami Carrie White ? En effet, les deux films traitent tous les deux de pouvoirs psychiques, comme un duo unique dans la carrière de De Palma. Revenons en à Amy Irving, dont la prestation est tout à fait acceptable. Enfin, l'acteur-réalisateur John Cassavetes (Shadows, Les Douze Salopards, Rosemary's Baby...) joue un méchant... très méchant. Rien à dire sur son excellent jeu. Pensez également à trouver le "Phantom" du Paradise, William Finley, dans une courte scène.
Enfin, côté 'équipe technique', Furie marque l'unique collaboration de Brian de Palma avec John Williams (Les dents de la mer, Indiana Jones, Star Wars, Harry Potter, La liste de Schindler... Cet immense compositeur écrit une partition qui donne son ton au film, une bande-originale exceptionnelle dont les notes restent à toujours en mémoire. Côté technique, les maquillages sont réalisés par Rick Baker, un des plus grands maquilleurs et créateurs d'effets spéciaux d'Hollywood (Le Loup-garou de Londres, La guerre des étoiles, Videodrome...).
Revenons au film en lui-même. Ou plutôt les "deux" films. En effet, Furie est un mélange de genres, qui marche parfaitement au début, mais tue le film à la fin. Il oscille, parfois dangereusement, entre thriller et film fantastique. Ce cocktail vire au n'importe quoi au final, ce qui laisse un goût amer de déception au spectateur. Ce qui marchait pour le roman ne marchait peut-être pas pour le cinéma. Il reste au spectateur un peu déçu le souvenir nostalgique des trois premiers tiers du film, entraînants, palpitants, et quelques scènes cultes (l'évasion, la vision dans les escaliers...).
EN BREF, une fin qui, malheureusement, gâche un excellent film, unique, étonnant.