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Genre Horreur

Prince des ténèbres

Posté le 02.07.2008 par myplanity
Prince des Ténèbres

Titre original : Prince of Darkness

Année : 1987

Durée : 1h40

Genre : Fantastique, Horreur

Réalisation : John Carpenter

Avec : Victor Wong, Donald Pleasence, Jameson Parker

RESUME

À la demande d'un prêtre, le père Loomis, le professeur Birack et plusieurs de ses étudiants entreprennent d'étudier un mystérieux cylindre conservé dans une église désaffectée de Los Angeles. Les analyses de ces scientifiques tendent à penser que le liquide vert prisonnier de ce cylindre n'est autre que le fils de Satan attendant sa libération.

AVIS

Après l'échec commercial de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, Carpenter doit revoir le budget de Prince des Ténèbres à la baisse. En résulte une série b horrifique de bon niveau, qui m'avait plu la première fois, mais déçu la seconde. Alors, qu'en dire ? Je pense que le spectateur est à fond dedans à la première vision, grâce à l'ambiance qu'instaure le réalisateur, et au suspense qu'il distille (images inquiétantes, vers le début). Mais tout de même, on peut dire avec objectivité que le scénario et les dialogues sont décevants, tirant vers le n'importe quoi scientifique, et les acteurs peu charismatiques globalement. Heureusement, la présence forte de Donald Pleasence relève le niveau.



EN BREF, le film m'avait impressionné la première fois. Il m'a laissé de marbre la seconde. Ca reste tout de même un honnête film d'horreur, lorgnant sur le Lovecraft, avec quand même la mise en scène de Big John et la présence de Donald Pleasence.

MA NOTE : 7,5/10
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The Thing

Posté le 24.06.2008 par myplanity
The Thing

Année : 1982

Durée : 1h48

Genre : Epouvante, Horreur

Réalisation : John Carpenter

Avec : Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley

Interdit aux - 12 ans

RESUME

D'étranges phénomènes se déroulent dans un camp norvégiens de l'Antarctique.

AVIS

Juste après New York 1997, film futuriste et satirique, John Carpenter retrouve Kurt Russell pour The Thing. En réalisant ce huis-clot angoissant, Carpenter signe un coup de maître : il a inventé un nouveau genre de l'horreur avec Halloween, mais déjà le 'slasher' s'essouffle à coup de nanars. Il arrive pourtant, et avec un budget dérisoire, à créer un chef d'oeuvre de terreur, qui encore aujourd'hui retourne le spectateur. Malheureusement, le film n'a connu le succès esconté que des années plus tard : en effet, la même année sortait E.T. de Spielberg, tandis que The Thing présentait une version des extraterrestres beaucoup plus pessimiste...



Ce qu'on remarque beaucoup dans le film, ce sont les effets spéciaux. Réalisé alors sans aucune image de synthèse, 'artisanalement', ils peuvent surprendre la première fois. Alors, c'est vrai qu'ils jouent un rôle important (métamorphoses en tout genre, créature visqueuse, etc), mais le suspense, heureusement, ne repose pas dessus. Carpenter parvient à instaurer un vrai climat d'angoisse, si bien qu'à la scène des tests de sang, le suspense est réellement insoutenable. Les décors glauques participent à l'ambiance, et la musique, exceptionnellement composée par Morricone (habituellement, Carpenter s'en charge), est elle aussi un facteur de cette ambiance.



Donc, pour tout amateur d'angoisse, le film rempli amplement son contrat : faire peur. Mais là, pas de sursauts faciles et de blondes manucurées. Le film est, en plus d'angoissant, assez retournant et même... triste. Pas de quoi pleurer, mais horriblement pessimiste. Le mal est incurable, indestructible, et nos héros ne peuvent y échapper. Enfin, The Thing vaut pour une belle galerie de personnages, tous masculins, qui doutent de chacun, et un héro attachant, MacReady, joué encore une fois avec brio par Kurt Russell.



EN BREF, angoissant, sombre, pessimiste, sérieux. Une terreur est installée dès le début, et elle ne nous quitte pas, même après la dernière image. L'un des meilleurs films d'épouvante ; pas mal d'effets, beaucoup de suspense.

MA NOTE : 10/10

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Les dents de la mer

Posté le 18.05.2008 par myplanity
Les dents de la mer

Titre original : Jaws

Année : 1975

Durée : 2h00

Genre : Epouvante, Thriller, Horreur

Réalisation : Steven Spielberg

Avec : Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss

RESUME

A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont mis en émoi par la découverte sur le littoral du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d'un requin. Il décide alors d'interdire l'accès des plages mais se heurte à l'hostilité du maire uniquement intéressé par l'afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs...

AVIS



Après l’échec de Sugarland Express, la réalisation des Dents de la Mer en 1975 est le tremplin de la carrière de Steven Spielberg : le film est un grand succès critique et commercial, il gagne 3 oscars et lance la mode des blockbusters. Une belle récompense pour un tournage difficile ; de plus, l’impact du film est toujours préservé 30 ans plus tard. L’angoisse est toujours présente et ce grâce à une mise en scène savante. Le cadrage est soigné et le film est nettement mis en avant par les trouvailles techniques de Spielberg, autant au niveau des effets spéciaux que du cadrage pur et simple. Les scènes de psychose sur la plage sont des morceaux d’anthologie, en particulier celle du matelas pneumatique, suivit par un transtrav (mouvement inventé par Hitchcock, qu’il utilise pour donner le vertige dans Sueurs Froides, combinant travelling avant et zoom arrière) sur Brody paniqué. Une scène qui fait dresser les cheveux sur la tête. Mais on peut également en citer énormément (la première attaque, la fausse alerte ou l’étang et encore d’autres sur le bateau dans la dernière partie). Tout en réalisant un film à grand spectacle et effets spéciaux, Spielberg use des cordes de la mise en scène pure et offre une réalisation soignée et réussie, alors qu’on a tendance à le voir comme un businessman uniquement.



De plus, il arrive à rendre attachant ses personnages, joués uniquement par des acteurs encore peu connus, ce qui rend le spectateur d’autant plus inquiet de leur sort. Pour commencer, la famille Brody. Roy Scheider est tout bonnement excellent et Lorraine Gary également, dans le rôle de Madame Brody. On nous dépeint une vie de famille idyllique, dont on redoute qu’elle soit brisée par une attaque du requin (scène de l’estuaire). Le trio final, dans la seconde partie très différente, marche du tonnerre. Un scientifique intello face à un vieux marin qui préfère les bonnes vieilles méthodes, le tout donne du charabia pour un chef de police qui déteste la mer. Alors que les premières attaques donnent la mort à des inconnus, la seconde partie expose nos personnages préférés au danger, impossible de savoir qui survivra à ce requin terrifiant. N’oublions pas de préciser que le suspense est nettement augmenté par l’incroyable partition de John Williams. Une musique des plus angoissante, qui colle parfaitement au film. Un chef d’œuvre de bande originale qui remportera l’Oscar de la meilleure musique.



EN BREF, des personnages attachants et une ambiance particulière et prenante, des scènes de panique grandioses et prenantes… A la fois du grand spectacle, comme souvent chez Spielberg, et un grand moment de suspense. Dommage que le film ait véhiculé une fausse image du requin et une phobie de la mer.

MA NOTE : 9,5/10

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[Rec]

Posté le 04.05.2008 par myplanity
[REC]

Année : 2008

Durée : 1h20

Genre : Horreur, épouvante

Réalisation : Jaume Balaguero, Paco Plaza

Avec : Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam

Interdit aux - 12 ans

RESUME

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

AVIS



Réalisateur de La secte sans nom, Fragile et Darkness (qui m'avait plutôt déçu), Jaume Balaguero s'associe au jeune Paco Plaza pour réaliser [Rec], leur nouveau film d'horreur. Jouant sur la mode du "film-réalité" ou faux documentaire, inventée avec Cannibal Holocaust et relancée par Le projet Blair Witch, le film est sortit le 23 avril dernier sur nos écrans. Parlons très vite des acteurs - puisque ce n'est pas non-plus le principal attrait des films d'horreur ! Celui-ci nous offre une galerie de personnages assez amusants et attachants (le couple de petits vieux, le dandy...), mais qui ne bénéficient pas d'un très bon doublage français.



Bref, on se retrouve enfermé avec eux, puisque c'est un quasi huis-clot, pendant 1h30. Le premier quart d'heure nous présente l'héroïne, une reporter, et son caméraman, qui font un reportage sur les pompiers. Ils sont appelés dans la nuit pour aller dans un immeuble où une grand-mère hystérique est sur mode enragée. Et c'est le début d'un bon moment d'angoisse. En tout cas, vu au cinéma, c'est très très réussit. En prenant un thème assez classique, mais en le présentant dans un nouveau schéma, les réalisateurs tantôt nous font sursauter, tantôt nous clouent au siège. Un régal.



EN BREF, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant flipper. Attention, ça peut même donner des crampes! Le but du film est atteint, et les amateurs d'angoisses en auront pour leur argent. Ne vous renseignez pas trop, l'élement de surprise y est pour beaucoup.

MA NOTE (en tant que film tout court) : 8/10
MA NOTE (au flippomètre) : 10/10

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La bande-annonce :

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Les réactions des spectateurs :

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Carrie au bal du diable

Posté le 28.03.2008 par myplanity
Carrie au bal du diable

Titre original : Carrie

Année : 1976

Genre : Epouvante, horreur

Réalisation : Brian De Palma

Avec : Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving

Interdit aux - 16 ans

RESUME

Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.

AVIS

Réalisé un an après Obsession, en 1976, Carrie au bal du diable adapte le livre de Stephen King, un jeune auteur encore inconnu. L'écrivain n'a écrit jusque là que sous le pseudonyme de Richard Bachman. Carrie est donc sa première oeuvre à obtenir un petit succès. Brian De Palma découvre ce livre et décide de le faire en film. Le roman étant une succession de témoignages, difficile d'y être complètement fidèle. Le réalisateur bénéficie d'un excellent casting de jeunes débutants, mise à part Piper Laurie, déjà dans L'arnaqueur et d'autres films. Elle interprète la mère de Carrie, l'inquiétante Mrs White, fanatique, folle à lier, qui terrifie sa fille en l'enfermant dans un placard pour expier ses pêchés (rappelons que la mère du réalisateur était profondement catholique).



Carrie est jouée avec un grand talent par Sissy Spacek. La jeune actrice n'a joué que dans deux films (Carnage, La balade sauvage), elle est pourtant impressionnante dans le rôle-titre. Son personnage de fille rejetée est forcement extrêmement attachante. En effet, le film n'est pas simplement qu'horrifique, il fait également part belle aux sentiments de l'héroïne. Les autres seconds rôles sont également très bons, notamment Amy Irving qu'on reverra dans Furie, Nancy Allen, qui se mariera deux ans plus tard avec De Palma et qu'on reverra dans Pulsions et Blow Out, et enfin John Travolta dans son premier rôle au cinéma, un an avant La fièvre du samedi soir et cinq ans avant Blow Out. Un casting de jeunes, donc, mais le film est bien supérieur aux teen-movies de série B qui suivront.



En 1975, Bernard Herrmann est pris par la composition de la musique de Taxi Driver (il mourra au dernier jour de son enregistrement). De Palma engage donc Pino Donaggio, qui deviendra son compositeur attitré (Pulsions, Blow Out, Body Double, L'esprit de Caïn). Il compose pour Carrie une bande originale exceptionnelle, un sommet de la musique de films d'épouvante. Il reprend également une note de Bernard Herrmann, le fameux violon strident de la douche Psychose, qu'il utilise quand les pouvoirs de Carrie se manifestent.
Carrie au bal du diable signe également la rencontre de deux univers : celui de De Palma, da,s lequel la mise en scène prime sur le scénario et celui de Stephen King, l'importance de l'intrigue et des personnages, la terreur et le surnaturel. Carrie est d'ailleurs le film de De Palma où le personnage principal est le plus développé, le plus attachant. Le film est le seul de sa filmographie, avec Furie, à s'attaquer au fantastique, préférant habituellement les thrillers.



De Palma garde son style, comme d'habitude. Certaines scènes restent cultes : le long travelling au ralentit dans le vestiaire des filles, l'époustouflante scène de crucifixion... et le suspense est à son paroxysme avant le fameux "bain de sang", suivit d'un magnifique split-screen.

EN BREF, mélange entre fantastique et horreur, souvent dramatique et quelque fois drôle, Carrie est un chef d'oeuvre de l'horreur et du fantastique.

MA NOTE : 8,5/10



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Soeurs de sang

Posté le 26.03.2008 par myplanity
Soeurs de sang

Titre original : Sisters

Année : 1973

Genre : Horreur, thriller

Réalisation : Brian De Palma

Avec : Margot Kidder, William Finley...

Interdit aux - 16 ans

RESUME

Danièle Breton rencontre Phillip à un jeu télévisé. Elle le séduit, le ramène chez elle puis couche avec lui. Le lendemain, l'amant entend une dispute entre Danièle et sa soeur jumelle. De sa fenêtre, la journaliste Grace Collier voit Danièle l'assassiner sauvagement. Elle ... ou sa soeur jumelle ? Grace appelle la police, qui ne la croit pas, et décide donc de mener sa propre enquête. Seulement, derrière ce meurtre se cache une incroyable et monstrueuse histoire d'amour qui va vite se transformer en cauchemar pour la journaliste ...



AVIS

Après avoir réalisé quelques documentaires ou comédies, dans lesquelles il fait connaître De Niro, Brian De Palma réalise en 1973 son premier thriller, Soeurs de sang. Il reprend avec plaisir les thèmes préférés d'Hitchcock, avec l'histoire de cette dangereuse soeur cachée. Il commence son film par un "film dans le film", ou plutôt une "émission dans le film". Une émission dans laquelle les spectateurs espionnent le candidat - le voyeurisme, grand thème "De Palmian", est déjà présent dès la première image.



Le réalisateur fait également part belle aux effets de mise en scène et aux cadrages qui le suivront un peu partout dans sa carrière. Il inaugure son premier split-screen (écran divisé en deux, ci-dessus) après la scène de meurtre et sait déjà parfaitement gérer le suspense. Le film a tout de même un peu vieilli et manque un peu de génie, mais l'intrigue et l'envie de connaître le dénouement nous le fait oublier - en tout cas à la première vision.
Le tout accompagné d'un casting acceptable, avec nottament Margot Kidder (Amityville, Superman) et William Finley (le fantôme du Paradise...). Pour son premier hommage à Hitchcock, Brian De Palma arrive à engager Bernard Herrmann (compositeur d'Hitchcock, faut-il le préciser ?). Il nous signe comme à son habitude une musique classique et imposante.



EN BREF, un peu vieilli, même s'il parvient à nous emmener dans cette histoire de fous (de folles, plutôt).

MA NOTE : 7,5/10

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Land of the Dead

Posté le 16.02.2008 par myplanity
Land of the Dead

Titre original : Land of the dead

Année : 2005

Genre : Morts-vivants, horreur

Réalisation : George A. Romero

Avec : Simon Baker Denny, Asia Argento, Dennis Hopper

RESUME

Dans un avenir pas si lointain, une poignée de survivants barricadés dans une ville bunker vit encore dans le souvenir de l'ancien monde... Des zombies, qui désormais pensent et communiquent, s'organisent pour prendre d'assaut la ville bunker. Kaufman, autoproclamé chef des vivants, engage un commando de mercenaires pour contrer les attaques de ces morts-vivants d'un genre nouveau...



AVIS

Après la trilogie des Morts-vivants de Romero, et après avoir lu de Land of the dead de bonnes critiques, j'ai été plutôt déçu. Pourtant le film se regarde bien, le suspense est là. Mais après coup, avec du recul, je trouve qu'il manque indiscutablement quelque chose à ce film. Mettant l'accent sur l'action, Romero oublie de donner aux personnages de la profondeur, comme il avait su le faire autrefois. Ils sont donc légerement caricaturaux et plats. Mais c'est surtout la mise en scène qui est décevante. Sans prétendre que Romero soit virtuose ou adepte de plans originaux, il savait tout de même filmer ! Là, on croirait regarder un téléfilm (c'est pas mauvais, mais simplement du niveau d'un Masters of horror, pas d'un grand film). Pour couroner le tout, les effets spéciaux sont un peu trop soft.



Heureusement, on retrouve les fameux messages et critiques du réalisateur, qui sait rester actuel. Il critiquait le racisme dans les années 70, il critique en 2000 la politique de George Bush (la "tour" fait évidemment penser au World Trade Center) et critique de nouveau la société de consommation qui n'a toujours pas disparue depuis Zombie (cette même "tour" est un immense complexe commercial).Je me rend compte en me relisant que je descend pas mal le film. Il y a quand même de bons acteurs dans l'ensemble (mais sous exploités) ; la palme d'or pour Dennis Hopper dans une caricature de Bush excellente ("je ne négocie pas avec des terroristes !").



EN BREF, un film moins personnel, plus banal et qui s'oublie assez vite. Il en reste un agréable divertissement et de bons sursauts.

MA NOTE : 7/10

Le jour des morts-vivants

Posté le 15.02.2008 par myplanity
Le jour des morts-vivants

Titre original : Day of the dead

Année : 1985

Genre : Horreur

Réalisation : George A. Romero

Avec : Lori Cardille, Joseph Pilato, Terry Alexander

RESUME

Les morts-vivants se sont emparés du monde. Seul un groupe d'humains, composé de militaires et de scientifiques, survit dans un silo à missiles. Deux solutions se présentent : fuir ou tenter de contrôler les zombies.



AVIS

Sensé conclure la trilogie des morts-vivants (avant que Land of the Dead ne la transforme en quadrilogie, et bientôt en pentalogie avec Diary of the dead) de Romero, Le jour des morts vivants apparaît une dizaine d'années après Zombie, lui même paru un dizaine d'années après La nuit des morts vivants. Plus sombre que le premier, le film en devient même presque claustrophobique. Les personnages sont presques tout le temps enfermés. On a également l'impression que le metteur en scène s'améliore à chaque nouvel opus. Le premier était fort de son ambiance, le deuxième avait lui aussi une ambiance particulière et en plus du gore, et celui-ci ambiance, gore et en plus un petit suspense et des sursauts. Le film, encore, est mené par des réflexions et des messages chers à George A. Romero (on a toujours ces conflits entre les noirs et les blancs, les deux sexes...) et une bonne critique de l'armée. Les effets spéciaux gore sont toujours plus fou, Tom Savini atteint là la perfection : ses effets ne sont jamais ridicules, n'ont pas du tout vieillis et les zombies sont de plus en plus réalistes. On se demande parfois comment il a réussit de telles prouesses à cette époque (les réalisateurs drogués à l'image de syntèse devraient en prendre de la graine).



Les acteurs servent bien le film (vu en v.o). Le personnage du mécano est assez marrant, c'est l'une des seules minuscules touches d'humour du film : il répète toujours dès que ça se gâte un "Marie, Jésus, Joseph". Un personnage incarné par un sosie incroyable de Mr Bean ! Les autres perso sont aussi bien dépeints, on a le droit à un scientifique très crade, à un militaire con et fou et surtout à un zombie savant à la fois triste et amusant. La musique de John Harrison est assez bonne (compositeur de Creepshow). Enfin, il est bon à savoir que le film possède une nouvelle jeunesse dans une version remasterisée, trouvable nottament dans un coffret "trilogie des morts vivants".



EN BREF, sombre, gore et claustrophobique. Très bon.

MA NOTE : 9/10

Zombie

Posté le 13.02.2008 par myplanity
Zombie

Titre original : Dawn of the dead

Année : 1978

Genre : Morts-vivants, horreur

Réalisation : George A. Romero

Avec : Ken Foree, Scott H. Reiniger, David Emge

RESUME

Des morts-vivants assoiffés de sang ont envahi la Terre et se nourrissent de ses habitants. Un groupe de survivants se réfugie dans un centre-commercial abandonné. Alors que la vie s'organise à l'intérieur, la situation empire à l'extérieur...



AVIS

Comme pour La nuit des morts-vivants, j'ai vu d'abord le remake de ce film avant l'original. Mais là, je ne pense pas que ma vision de Zombie en ait été altérée. En effet, le remake est d'un style bien différent et le scénario s'éloigne beaucoup. Ce film, réalisé par George A. Romero une dizaine d'années après son précédent et célèbre opus, mise plus sur la carte du gore et de l'horreur, tout en gardant ses messages contre le racisme, l'intolérance et la société de consommation (avec un immense supermarché comme décors, comment faire autrement ?). Mais le film est plus violent, plus prenant et plus rythmé que La nuit des morts vivants. Sachez qu'il existe plusieurs versions de Zombie, l'originale américaine de Romero et la version européenne, remontée par Dario Argento et avec la musique des Goblins. Perso, j'ai vu cette dernière. Il semblerait qu'elle soit plus rythmée.



Ce film est, comme je l'ai dit, assez gore, grâce aux effets de Tom Savini très réalistes et à ses maquillages qui n'ont que très peu vieillis. Les acteurs, en version originale, sont excellents et jouent très juste. On s'attache au destin de ces quatres héros. La musique des Goblins est comme d'habitude envoutante, elle convient parfaitement à un film de ce genre.



EN BREF, un film de zombies entraînant, rythmé et violent. Un des meilleurs.

MA NOTE : 8,5/10

La nuit des morts vivants

Posté le 12.02.2008 par myplanity
LA NUIT DES MORTS VIVANTS

Titre original : Night of the living dead

Année : 1968

Genre : Morts-vivants, épouvante

Réalisation : George A. Romero

Avec : Duane Jones, Judith O'Dea

RESUME

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils vont venir te chercher, Barbara."
La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d'autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts s'attaquent aux vivants.



AVIS

J'ai (malheureusement ?) vu le remake de La nuit des morts vivants réalisé en 1991 par Tom Savini (un grand nom dans le domaine des effets spéciaux et du gore) avant l'originale de Romero. Mon jugement en aura été peut-être modifié : j'ai en effet trouvé quelques longueurs, me rappelant de l'histoire. Mais le film a tout de même vieilli, de nombreuses scènes ont perdu de leur impact. Il en reste un film à l'ambiance sombre, malsaine, un film totalement novateur en 1968.



En effet, la mise en scène de Georges A. Romero donne parfois une apparence de documentaire, on est vraiment pris dans le film : la scène où Barbara court sur la route, poursuivie par un zombie, et filmée par un travelling arrière mouvementé en est un bel exemple. Un film bien différents des métrages hollywoodiens ou des films d'épouvante de l'époque, très théâtraux. Les morts vivants sont ce qu'ils sont, mais le gros plan du visage déchiqueté vers le début du film était assez osé ! Le film est donc réaliste, notament grâce à l'utilisation de la télévision et de la radio. On se croirait vraiment, pendant 1h30, le jour où les morts reviendront sur terre. Le film se veut aussi assez critique, sur la société et surtout sur le racisme. Il montre que nous sommes bien tous égaux face à la terreur -avec le personnage du blanc qui veut se cacher dans la cave, pendant que le héros, noir, décide de barricader la maison. Pas mal de virulence, donc : ce même blanc ne réagit pas et reste caché quand il entend des cris humains à l'étage, il est près à tuer le héros qui pose trop de problèmes selon lui... Enfin, le dénouement est très explicite sur le message anti raciste de Romero. Les films suivant de Romero (Zombies, Le jour des morts vivants) garderont ce caractère politique. Les acteurs, en version originales, sont très bons dans leurs rôle. Le héros, surtout, qui joue parfaitements toutes ses émotions. Dommage que la musique, trop classique et redondante, ainsi que certaines réactions de personnages, gâchent ce réalisme du film.



EN BREF, ce film reste un classique à voir avant les autres films de zombies.

MA NOTE : 8/10
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