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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.
AVIS
Tout comme Prince des ténèbres, le film suivant de Carpenter, Invasion Los Angeles, a tout d'une série B. En effet, le film possède ses quelques imperfections (surtout au niveau du charisme des personnages) et n'est pas un chef d'oeuvre. Pourtant, il est passé pas loin : le contenu, une dénonciation de l'enrichissement sur le dos des prolétaires, ainsi que de l'endormissement du peuple par les médias, est osé et jubilatoire. Le film n'est pas hyper prenant mais juste sympa. On retiendra surtout les têtes affreuses des extraterrestres, la scène de bagarre absurde et hyper longue, et l'épilogue amusant. Dommage que le film n'aille pas assez loin parfois.
EN BREF, malgré son contenu critique et ses idées riches, le film ne décolle pas complètement.
Titre original : Close Encounters of the Third Kind
Année : 1977
Durée : 2h15
Genre : Science-fiction
Réalisation : Steven Spielberg
Avec : Richard Dreyfuss, François Truffaut, Teri Garr
RESUME
Des faits étranges se produisent un peu partout dans le monde : des avions qui avaient disparu durant la Seconde Guerre mondiale sont retrouvés au Mexique en parfait état de marche, un cargo est découvert échoué au beau milieu du désert de Gobi.
Dans l'Indiana, pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la banlieue, Roy Neary, un réparateur de câbles, voit une "soucoupe volante" passer au-dessus de sa voiture. D'autres personnes sont également témoins de ce type de phénomène : Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans, est réveillé par le bruit de ses jouets qui se mettent en route.
AVIS
Réalisé après l'énorme succès des Dents de la Mer, Rencontres du 3ème type est une oeuvre également restée culte. Malheureusement, quelques élements baissent le niveau. D'abord, une impression que le film est "bancal", comme s'il manquait une jambe au scénario, on ne sait pas exactement où l'on veut nous emmener. Paradoxalement, c'est aussi ce qui fait son charme. Dommage que les effets spéciaux aient plutôt vieilli, et que les arrivées de soucoupes volantes multicolores ne soient pas très convaincantes.
Malgré tout, on peut aimer ce film pour son ambiance très particulière. Il nous présente très bien ses personnages, Roy et sa famille, Barry et sa mère, ou encore le scientifique, auxquels on s'attache (qui plus est très bien joués, Richard Dreyfuss aussi excellent que dans Les dents de la mer, de même pour François Truffaut d'habitude derrière la caméra et de l'autre côté de l'Atlantique). Enfin, chapeau à Spielberg pour sa mise en scène, avec de superbes scènes de nuit par exemple, desquelles se dégage une certaine poésie. Le tout accompagné de l'excellente musique de John Williams, composée avant le film. Ti-ta-ti-ta-taaaa...!
EN BREF, une belle mise en scène, des personnages attachants et ça passe plutôt vite. Malgré tout, l'intrigue manque de quelque chose (de suspense, peut-être ?)
Ray Ferrier est un père de famille divorcé qui voit rarement ses enfants, Robbie, 17 ans et Rachel, 11 ans. Peu de temps après que son ex-femme et son nouveau mari lui aient confié ses enfants, un gigantesque orage éclate. Ray assiste alors à l'invasion de créatures extraterrestres et doit sauver sa peau, ainsi que celle de ses enfants.
AVIS
La guerre des mondes est avant tout une adaptation du roman de H.G.Wells, lui-même adapté plusieurs fois auparavant. Quant au film en lui-même, je l'avais vu au cinéma à sa sortie en salles, et il signait le retour de Spielberg au genre plus sombre et effrayant comme Les dents de la mer ou Jurassic Park (ses derniers étaient Terminal et Arrêtes-moi si tu peux). Il nous offre une mise en scène parfaite, ainsi que des effets spéciaux extrêmement réalistes. Les séquences d'attaques extraterrestres sont angoissantes et prenantes et le film baigne dans une ambiance apocalyptique. Géant à voir sur grand écran !
En second, les acteurs. Tom Cruise joue pour une fois un personnage plus proche du spectateur et n'en fait pas trop. Sa fille est interprétée par Dakota Fanning, très prometteuse et parfaite dans son rôle (on l'avait déjà vu dans Trouble jeu). Petit tour comme d'habitude du côté de la musique, signée par le mythique John Williams ; autant dire qu'elle accompagne parfaitement les attaques des extraterrestres ou autres scènes d'action. Et même s'il ne nous a pas offert un grand thème qu'on fredonne comme il a su le faire souvent, la bande originale est en tout point prenante.
Les premiers 3/4 sont excellents, avec des effets spéciaux aussi grandioses que ceux de Jurassic Park et des attaques apocalyptiques très angoissantes. Le suspense monte très bien et on est pris par l'histoire. SPOILERLe dernier quart, quant à lui, s'avère un peu décevant avec un happy end bien trop banal (oh ! toute la famille de Tom Cruise survie, quelle chance !) et la disparition des envahisseurs par un motif trop facile à mon goût. FIN DE SPOILER
EN BREF : un excellent film, malgré une fin moyenne.
Avec : Dee Wallace-Stone, Drew Barrymore, Henry Thomas
RESUME
Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d'exploration botanique, sortent de l'engin, mais un des leurs s'aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C'est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue.
Elliot, un garçon de dix ans, le découvre et lui construit un abri dans son armoire. Rapprochés par un échange télépathique, les deux êtres ne tardent pas à devenir amis. Aidé par sa soeur Gertie et son frère aîné Michael, Elliot va alors tenter de garder la présence d'E.T. secrète.
AVIS
En 1982, Steven Spielberg, qui vient de finir L’arche Perdue, nous offre E.T. l’exraterrestre, magnifique film sur l’amitié, la tolérance, la mort… Bref, un film pour enfants avec un très beau message, mais également pour les adultes. Je l’avais personnellement complètement oublié et revu récemment. Comment retenir ses larmes ? Spielberg nous attache complètement à cette créature pourtant rebutante au premier abord.
Aidé par un casting d’enfants géniaux, très bien dirigés (Elliott joué parfaitement par Henry Thomas, ou encore Drew Barrymore incroyablement juste dans son premier rôle), le réalisateur nous fait passer par toutes les émotions possibles et nous livre des scènes cultes, magnifiées par la musique mémorable de John Williams. Comment décrire cette merveille, cette poésie et toutes ces émotions ? A revoir, en oubliant que c’est un film ‘pour enfant’.
EN BREF, on retombe très vite en enfance devant cette fable merveilleuse, qui nous fait traverser par toutes les émotions, rire, compassion, tendresse, suspense et on finit par pleurer sérieusement.
Avec : Rufus Sewell, Jennifer Connelly, William Hurt
RESUME
Se réveillant sans aucun souvenir dans une chambre d'hôtel impersonnelle, John Murdoch découvre bientôt qu'il est recherché pour une série de meurtres sadiques. Traqué par l'inspecteur Bumstead, il cherche à retrouver la mémoire et ainsi comprendre qui il est. Il s'enfonce dans un labyrinthe mystérieux où il croise des créatures douées de pouvoirs effrayants. Grâce au docteur Schreber, Murdoch réussit à se remémorer certains détails de son passé trouble.
AVIS
Après le célèbre The Crow et avant le non moins connu I, Robot, le méconnu Alex Proyas, pro de la science-fiction, réalise l'excellent Dark City. Lorgnant un peu du côté de l'univers de Blade Runner de Ridley Scott, Dark City reste une perle, pas trop connue malheureusement, à découvrir. Dans un univers noir, le film mélange science-fiction et fantastique. Il insert un élement fantastique (intrusion d'un élement surnaturel dans un monde réaliste), dans un contexte de science-fiction (hypothèse de futur). Mais le film est d'autant plus difficile à classer qu'il donne part à une réflexion très intéressante, qui peut rendre paranoïaque, et à un côté dramatique, le tout accompagné de scènes de suspense ou d'action.
Sur le fond, ce film est donc très bon : action et suspense servent une intrigue bien ficelée qui mène à une réflexion intéressante. Au final, on resort du film bouche bée. Mais Dark City est également excellent sur la forme : réalisé en 1998, les effets spéciaux sont très bons, avec une ville rappelant, comme dit précedemment, Blade Runner ou encore Sin City, et tout ce qui est "pouvoirs", "télékinesie", passe très bien, contrairement à certains films. Mais comme rien n'est toujours parfait, on peut le trouver un peu inégal : le milieu du film est le plus prenant, alors que le début ou la fin (à partir du moment où tout s'éclaire) sont peut-être moins passionnants.
Enfin, côté casting, Rufus Sewell, acteur anglais pas très connu mais pourtant plutôt bon, la magnifique Jennifer Connely (Deborah jeune dans Il était une fois en Amérique), ou encore William Hurt (A history of violence). Des têtes pas forcément très connues, mais cela ne fait qu'améliorer le film.
EN BREF, un film assez récent où les effets spéciaux sont nombreux, les scènes d'action aussi, mais qui arrive quand même à nous passionner et nous émouvoir, grâce à des personnages très recherchés et une intrigue en béton. Certains réalisateurs qui pondent des suites de scènes bourrées d'images de synthèse sans queue ni tête devraient en prendre de la graine.
2020. La NASA envoie pour la première fois une équipe d'astronautes sur Mars. Mais peu de temps après leur arrivée, ils sont confrontés à un phénomène surnaturel d'une puissance terrifiante et toutes les communications sont coupées. Une deuxième mission est envoyée à leur recherche...
AVIS
A l'origine du film Mission To Mars, une réponse à l'actualité. En effet, à la veille de l'an 2000, cette planète intéresse de plus en plus les Terriens... Mission to Mars est la seule excursion de Brian De Palma dans le genre de la science-fiction (genre qu'il affectionnait adolescent). Mais le film reste mineur dans sa filmographie. Il pêche d'abord surtout par son scénario, en particulier les dialogues, sans aucune profondeur et bien trop hollywoodiens. Mais le film vaut le coup d'être vu pour les aficionados de De Palma, car il est doté d'une poésie assez rare dans le genre.
Doté d'un assez bon casting - Gary Sinise (Snake Eyes) et Tim Robbins (Mystic River), principalement - le film est également doté d'une très belle musique d'Ennio Morricone (qu'on ne présente plus). Mais la palme revient aux effets spéciaux. En effet, ils sont extrêmements réalistes. Malheureusement, le film ne va pas assez loin et est trop impersonnel, on reste sur sa faim. On se rappellera tout de même des superbes scènes d'apesanteur dans la navette.
EN BREF, une belle ambiance tout le long du film, mais Mission to Mars reste un film mineur et impersonnel.
Avec : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasence,
RESUME
En 1997, Manhattan est devenu une immense île-prison ou trois millions de détenus sont organisés en bandes rivales. A la suite d'un attentat, l'avion du Président des Etats-Unis se crashe dans le pénitencier. Le chargé de sécurité Bob Hauk décide d'envoyer un prisonnier pour le récupérer. Ce détenu s'appelle Snake Plissken. Lâché à l'intérieur, il doit se frayer un chemin en évitant les loubards et les cannibales qui peuplent Manhattan. Snake n'a que quelques heures pour récupérer le président, éviter un incident diplomatique catastrophique et surtout... désamorcer les mini-bombes qu'on lui a implantées dans le corps à son insu.
AVIS
Réalisé en 1981 par le grand John Carpenter, New York 1997 est un film futuriste, sensé se dérouler en... 1997. C'est bien le seul hic du film, quand on le voit aujourd'hui. Alors, oui, New York n'est jamais devenu tel qu'il est dépeint (quoique), mais il suffit de ce dire qu'on regarde "New York 2555" ! Une suite-remake a d'ailleurs été réalisée par Carpenter, Los Angeles 2013. Réalisateur de talent du célèbre Halloween et de Assaut, ce petit chef d'oeuvre est le troisième film de Carpenter. Suivront d'autres géniaux Prince des ténèbres, L'antre de la folie, The Thing...
La mise en scène de Big John démontre, comme d'habitude, un grand talent, de maîtrise et de génie. Le film baigne totalement dans une nuit noire, éclairé par les lumières de la ville. Le suspense est bien tenu tout le long du film, sans baisse de rythme. Le film, en plus d'être un excellent film d'action, délivre un bon nombre de messages et de critiques : il crée un régime carcéral, un monde divisé, où la Statue de la Liberté est la tour de garde d'une gigantesque prison. Une oeuvre, comme toujours avec Carpenter, mais plus ici encore, qui se fiche pas mal des convenues hollywoodiennes : le héros, Snake, est courageux, certes, mais uniquement pour sauver sa peau. De plus, tout ne se finit pas en idylle.
Le film est magnifiquement servit par de très bons acteurs, dont Kurt Russell, qui joue pour la première fois dans un film de Carpenter (excepté le biopic Le roman d'Elvis). On y retrouve également, avec surprise, Lee Van Cleef, célèbre méchant des Leone, en grand patron de la police (Carpenter semble rendre hommage aux duels de western dans une scène où l'acteur affronte un des kidnappeur dans la rue) ainsi qu'Ernest Borgnine, lui aussi fameux acteur de western. On retrouve également les habitués du metteur en scène : Donald Pleasence, parfait en président, Adrienne Barbeau (ex-femme de Carpenter) et dans d'autres petits rôles Harry Dean Stanton, Tom Atkins, Charles Cyphers, vus dans Christine, Fog ou encore Halloween. N'oublions pas au casting John Carpenter himself à la musique, qui nous encore une fois composé un thème génial, à l'image de son film.
EN BREF, encore un film culte de Carpenter. Mise en scène, musiques, acteurs... 'carpenterien' et parfait.