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Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
19.12.2007 Dernière mise à jour :
05.07.2008
Philip Wermeer a été accusé du meurtre du "Patriarche". Wermeer s'échappe, mais les Saxons, les trois fils du Patriarche, ont mis sa tête à pris. Clayton, un ex-shérif retiré de ses fonctions, après avoir refusé de reconnaître la culpabilité de Wermeer. Après de nombreux coups de feux, il sauve Wermeer d'une bande de chasseurs de prime. Ils se dirigent tout les deux à Jefferson, pour faire face aux puissants frères Saxon et réveler la véritable identité de l'assassin du Patriarche.
AVIS
La porte ouverte par Sergio Leone et son Pour une poignée de dollars a engendré de nombreux westerns spaghettis et permis un second souffle à la carrière de Lee Van Cleef. Après Le bon, la brute et le truand, l'acteur enchaîne quatre films en trois ans (dont La chevauchée des sept mercenaires) avant de tourner en 1972 dans Le grand duel. Le film, réalisé par un inconnu, Giancarlo Santi, est un honnête western. En effet, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça reste tout de même très bon pour les fans du genre. Le film se regarde bien, on ne s'ennuie pas. Le réalisateur s'éloigne de Leone en donnant un rythme plus rapide à son film, avec pas mal de cascades et un ton plus léger. Le film se transforme même un peu en polar - un étonnant mélange de genres. Dommage que le réalisateur n'arrive pas à nous passionner et à nous faire rentrer complètement dans le film. Peut-être à cause d'une mise en scène pas assez affirmée par moment, en plus d'un peu trop de répetitions.
Mais Giancarlo Santi parvient tout de même à donner une vraie "classe" à certaines scènes. La première apparition de Lee Van Cleef est excellente et très amusante. On a le droit aux petites phrases et aux réponses dignes de la trilogie du Dollar (Van Cleef reprend d'ailleurs son costume sombre de Pour quelques dollars de plus) ; le duel final est également très bon, avec une 'danse' des personnages assez belles, le tout sur la superbe musique de Luis Bacalov (reprise par Tarantino dans Kill Bill) - même si elle ne colle pas toujours parfaitement aux actions ou au déroulement de quelques scènes. La mise en scène du flash-back est également extraordinaire, avec une image de toute beauté, en noire et blanc, de silhouettes dans la brume.
On pourra également regretter que les personnages et le scénario manquent de profondeur, de finesse. L'histoire n'est pas très fouillée et la conclusion n'est pas parfaitement amenée. Pourquoi Clayton risque-t-il sa peau pour défendre un parfait inconnu tout au long de l'histoire ?? On reste donc sur sa faim. Heureusement, la présence du célèbre Lee Van Cleef porte le film. Son interprétation vaut à elle seule le détour, toujours aussi majestueuse et imposante ; son regard transperce toujours autant l'écran. Peter O'Brian, qui interpréte son compère (Wermeer) est beaucoup moins convaincant, mais ça reste correct. Du côté des personnages secondaires, c'est pas mal du tout, avec par exemple le conducteur de la charette joué par Jess Hahn (un américain naturalisé français). On a aussi un méchant assez excentrique, voir même homosexuel ? Son frère, le nouveau chef, est joué par Horst Frank, acteur allemand qu'on peut voir dans les Tontons Flingueurs.
EN BREF, pour les fans de western, mais se regarde très bien.
Avec : Clint Eastwood, Michael Moriarty, Carrie Snodgress
RESUME
Les derniers chercheurs d'or independants de LaHood, bourgade miniere de Californie, sont harceles par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment ou les mineurs pacifiques sont prets a abandonner la lutte, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vetu. Nul ne connait son nom, son passe, ses origines. Hull Barret, oppose depuis longtemps a Coy LaHood, l'accueille sous son toit. L'homme ne va pas tarder a prouver ses qualites de tireur.
AVIS
Pale Rider est réalisé par Clint Eastwood en 1985, donc 7 ans avant Impitoyable, film qui fera de lui un vrai réalisateur à part entière. Après L'homme des hautes plaines et Josey Whales Hors la loi, réalisés dans les années 70, Clint rend de nouveau hommage au genre qui l'a rendu célèbre dans ce film froid, sombre. Un film pas totalement parfait, mais qui contient les prémices des futurs chefs d'oeuvres de l'acteur-réalisateur. Le film est à la fois typique du genre (Clint y interprète de nouveau ce cow-boy solitaire au passé inconnu) et s'en éloigne pourtant, par son décor nordique, hivernal, et par les relations complexes entre les personnages.
Clint s'offre le premier rôle, celui d'un pasteur à la fois tueur professionel, qui vient sans raison sauver un petit village et obtenir une vengeance personnelle auprès d'un impitoyable tueur (clin d'oeil à Frank, dans Il était une fois dans l'ouest et sa bande avec les caches-poussière ?). Ce "cavalier solitaire" et silencieux qui ne livrera jamais son passé. Le reste du casting n'est pas extrêmement connu, mais tous livrent de bonnes prestations.
EN BREF, le film n'a pas tous les ingrédients des chefs d'oeuvres, mais reste un bon film.
Titre original :Da uomo a uomo (Death rides a horse)
Année : 1967
Genre : Western spaghetti
Réalisation : Giulio Petroni
Avec : Lee Van Cleef, John Phillip Law
RESUME
Un petit enfant, Bill Meceita, voit sa famille se faire tuer par quatres bandits. Devenu adulte, il a soif de vengeance. Il croise sur sa route Ryan, un ancien bagnard, qui poursuit le même but.
AVIS
Après le succès de Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone, Lee Van Cleef (la "brute") sort de l'anonymat et est demandé par de nombreux réalisateurs. Il jouera dans une dizaine de westerns italiens dans les années 70. La mort était au rendez-vous, réalisé en 1967 (un an avant Le bon, la brute et le truand), est un très honnête métrage de Giulo Petroni. Dommage qu'il manque d'un peu d'originalité pour en faire un chef d'oeuvre. Il reste juste un film très sympa à regarder.
Le film se regarde bien, donc, d'abord pour sa mise en scène, pas mauvaise du tout, notamment pour la violence très réaliste ; et on ne s'ennuie pas. Le film semble même avoir grandement inspiré Quentin Tarantino pour ses Kill Bill, puisqu'il reprend le thème de la vengeance mais surtout les flash-back rouges avec gros plan sur les yeux.
Le film brille également par la présence de Lee Van Cleef, évidemment, et d'acteurs familiers du western (comme Mario Brega). Un gros point négatif tout de même pour le personnage principal joué par John Phillip Law, quasiment mono-expressif !
Côté musique, on a le droit aux belles partitions d'Ennio Morricone ! Malheureusement, il arrive qu'elles ne collent pas toujours aux scènes ou qu'il y en ait trop : au début du film, chaque scène est accompagné de musique...
EN BREF, même si le film manque d'originalité, il se laisse regarder avec plaisir. Le film n'est pas très facile à trouver, à part sur ebay peut-être ou chez un oncle collectionneur de westerns (comme moi).
Avec : Clint Eastwood, Morgan Freeman, Gene Hackman
RESUME
Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l'élevage va, à la demande d'un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.
AVIS
Réalisé des années après l'âge d'or du "western-spaghetti" et du western classique américain, Impitoyable est pourtant un chef d'oeuvre du genre du western. Sergio Leone, le premier "employeur" d'Eastwood, voulait créer dans ses westerns des personnages ni tout blanc ni tout noir. Clint Eastwood, devenu réalisateur, va plus loin dans cette idée en créant des personnages touchants et complexes. Le personnage principal est attachant, il a cessé de boire et de tuer, mais la vengeance peut le rendre 'impitoyable'. Le 'méchant', Little Bill joué par Gene Hackman, ne souhaite en réalité qu'empêcher les criminels d'entrer dans sa ville. La fin du film montre bien cette ambiguité. Ici, le bien ne triomphe pas du mal, les deux se cotoient en chacun des personnages. William Munny est-il impitoyable ? Est-il bon ? Eastwood nous dit par le biais de ce film qu'il est en réalité difficile de dire dans la vie qui est "le bon", "la brute" ou "le truand".
Pour Clint, Impitoyable est "un film qui résume au fond ce que le genre représente pour moi". Un bel hommage se cache donc dans ce film. On y retrouvera les décors familiers du western et les fameuses scènes de duels. Mais elles sont parfaitement justifiées entre les différents protagonistes, et bien moins baroques, grandiloquentes, que celles de Sergio Leone. Oui, Clint Eastwood a bien sa patte personnelle. Le film est noir, fort et émouvant, un vrai chef d'oeuvre.
En plus d'un excellent scénario, d'idées fortes et d'une magnifique mise en scène, le film est porté par un casting parfait. Bon, déjà, Clint lui-même... Génial, dans son rôle de tueur retraité, aujourd'hui père sage et veuf. Morgan Freeman est toujours aussi attachant et Gene Hackman est toujours un vrai pourri. Le reste du casting, pour les plus petits rôles, est tout autant excellent (notamment l'acteur brittanique Richard Harris en English Bob).
EN BREF, l'une des plus belles réussites de Clint Eastwood réalisateur.